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  2. // 32e journée

Ce qu'il faut retenir

La France vient d'envoyer une équipe dans le dernier carré européen. Après les réjouissances, il fallait se replonger dans le quotidien de la Ligue 1. Une 32ème journée placée sous le signe des retrouvailles. Paris retrouvait son public (sic), Cris son grade de policier, Niculae son instinct de buteur. Une journée très sentimentale, donc.

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Toifilou Maoulida - Jean-François Bédenik

L'homme aux bandelettes est tenace. Tancé, raillé par le commun des mortels, Maoulida n'a rien lâché. Peu utilisé par Jean-Guy Wallemme depuis le début de la saison (seulement sept titularisations), Toif' rongeait son frein. Sur le banc, dans les tribunes, en réserve, Maoulida était partout sauf là où il voulait être : sur le terrain avec ses potes du RC Lens. La réception de Boulogne-sur-Mer était trop belle. Un derby, un match important, la foule et les caméras. Une soirée comme Toifilou en raffole. Sans forcer, le natif de Mayotte s'est offert un triplé. « I'm Back » disait sa bandelette après son premier but. Sa tête de turc du soir ? Jeff Bédenik, le portier boulonnais. En 2004, Maoulida avait déjà envoyé trois biftecks au fond dans le même match. Son premier et unique triplé en Ligue 1. A L'époque, l'avant-centre évoluait à Metz et la défense mancelle avait servi de cible. Le gardien s'appelait Jeff Bédenik, déjà...

Grenoble - Ligue 2

Les Isérois avaient commencé la saison par 11 défaites. Le compteur points bloqué à zéro jusqu'au 7 novembre et le premier arraché contre Monaco (0-0). Une série qui fait terriblement mal. Pourtant Grenoble n'essuyait aucune critique, aucun grief. Chaque lundi, le Français regardait le classement de Ligue 1 et penchait la tête sur le côté avec compassion. Ce temps-là est révolu. Samedi soir, Grenoble prend l'eau à Toulouse. Un sévère 4-0 vient punir les hommes de Mécha Bazdarevic. Retour à la case départ, celle de la Ligue 2. Deux ans après l'exceptionnelle montée en première division, le GF38 retourne à l'échelon inférieur. Un constat sans appel. A l'image des déclarations du DG du club, Pierre Wantiez pour qui « Grenoble n'a pas sa place en L1 » . Triste retour aux sources. Trop malchanceux, trop timides, trop poisseux, trop maladroits... à l'image de la passe en retrait de Juan sur le troisième but toulousain. Un bijou de passe en profondeur... dans la mauvaise moitié de terrain.

Mathieu Dossevi - Cyril Jeunechamp

5 décembre 2009, Mathieu Dossevi envoie son coude tutoyer la boîte crânienne de Cyril Jeunechamp. Un rouge plus tard, le Montpelliérain a une revanche à prendre. Hors de question de se faire marcher dessus, qui plus est par un jeune irrespectueux des valeurs. Cyril est un homme d'expérience, à qui on doit le respect. On lui donne du "vous" et du "merci Monsieur". Contre Le Mans, le numéro 27 héraultais n'a pas oublié le match aller. Peu avant la mi-temps, le défenseur, capitaine d'un soir, confond le dos de Mathieu Dossevi avec son matelas de plage. Une bonne charge de troisième ligne gallois en somme. L'ancien Nîmois ne s'arrête pas là. Il insulte la moitié du banc du Mans. Comme ça, pour le plaisir des mots. Grégory Cerdan sort du banc manceau pour tenter de donner quelques bourre-pifs à Jeunechamp. Une histoire d'hommes. Pour l'ensemble de son œuvre, Jeunechamp prendra sa douche une mi-temps avant tout le monde.

Eric Roy - Olympique de Marseille

Sur le CV d'Eric Roy, quelques bricoles. Des piges à Sunderland et à Lyon ainsi qu'un CDD de trois ans à Marseille. Au pôle emploi, on le range dans la catégorie "actif". Le stade Vélodrome c'est son domaine. Pour son retour dans la cité phocéenne, l'entraîneur de Nice est confiant. Invaincu, vierge, serein. Tout semble lui réussir. C'était sans compter sur la volonté marseillaise de tout rafler cette saison. Déjà tout émoustillés d'avoir dépoussiéré l'armoire à trophées via la Coupe de la Ligue, les Olympiens n'ont jamais été aussi convaincants dans la peau d'un futur champion. Le coach du Gym ne connaissait pas encore la sensation de regarder David Ospina se faire déflorer. C'est fait. Roy n'avait pas encore connu la défaite. C'est chose faite également. Dures retrouvailles. Dans le jargon, on appelle ça une fessée (4-1). En attendant, l'OM file vers le titre.

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