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  2. // 30e journée

Ce qu'il faut retenir

Revanchard : sur le plan strictement individuel, il décrit le ressentiment des perdants, des blessés, qui sont agités par une volonté de revanche, de reconquête. La 30e journée de L1, ainsi que la finale de la Coupe de la Ligue, a mis en exergue les parias du football français. Les exclus, les traîtres, les perdants, les anciens blessés... Au final, ils ont su se relever et ne pas tendre l'autre joue. Les Valbuena, Diawara, Kezman ont eu leur mot à dire dans la France du ballon rond.

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Valbuena - Diawara

Mathieu Valbuena est né à Bordeaux, il y a commencé sa formation avant de se faire recaler pour sa taille. Moins d'1m70 sous la brosse, c'est rédhibitoire. Pourtant il y a forgé son caractère. Il se souvient des boums des années 90, les premières bières, la première clope... Samedi soir, il s'est surtout souvenu des vannes, de la déception de quitter son pote Rio Mavuba et de son parcours atypique. Lorsqu'il hérite de la gonfle dans la surface de réparation, il ne pense à rien. Il envoie sa mine du gauche se loger sous la barre. Le but du 2-0, celui du K-O. Quelques minutes plus tard, son coup-franc amène le troisième but. Une entrée fracassante pour "P'tit Vélo". Lui qui en janvier voulait absolument se tirer ailleurs, tiraillé par son faible temps de jeu. Depuis, il est revenu par la grande porte pour faire partie de l'Histoire de l'OM.

Un peu comme Souleymane Diawara, qui conserve son trophée remporté l'an dernier avec... Bordeaux. En ouvrant la marque sur une tête rageuse, l'armoire sénégalaise a fait fi des insultes. Le traître, le mercenaire à qui l'on reprochait d'avoir quitté la Gironde pour les deniers marseillais. Énorme encore face à Chamakh, le numéro 21 olympien est sorti vainqueur de son duel. Finalement les sentiments dans le football...

Kezman

« Je vais continuer à travailler dur et j'aimerais que les choses changent. J'espérais vraiment être titulaire à Nice et j'ai été très déçu. Après, ce sont les choix du coach, mais ça m'a fait mal » déclarait le Serbe dans les colonnes du Parisien. Revenu en janvier d'un prêt de trois mois en Russie, le numéro 14 francilien n'entrait plus dans les plans d'Antoine Kombouaré. Pas une titularisation, quelques minutes à gauche, quelques secondes à droite. Batman déprime. Pour la réception de Boulogne, AK décide de laisser souffler Erding. Avec l'absence de Luyindula, Mateja revient dans le onze parisien. Une première cette saison. A court de forme, suant comme un goret, l'ancien joueur de Chelsea donne tout. Il est comme ça, il court, tacle, tente des crochets peu orthodoxes... Sur une offrande de Chantôme, Kezman plante le troisième but parisien. Un signe. Auparavant, il avait obtenu le penalty du 2-0. Le plus dur est fait, Kezman est revenu à la vie. Cette semaine, il pourra de nouveau aller chercher son pain dans le Vesinet, libre et tranquille.

Mounier

Il était venu à Nice pour s'éclater. Retrouver la complicité avec son pote Loïc Rémy, histoire de se rappeler la formation lyonnaise. Et force est de constater que le début de saison d'Anthony Mounier ne plaidait pas en sa faveur. Dans un club torturé par un bordel interne, le gaucher s'ennuyait. A tel point qu'un départ au mercato d'hiver était envisagé. Un changement d'entraîneur plus tard, la Moune retrouve son allant. Il enchaine les bonnes prestations. Contre Paris, il revoit le jour en offrant une régalade à son pote Rémy sur le seul but du match. A Toulouse, l'ancien Lyonnais a défloré sa case "buts". En ouvrant le score, Mounier met le Gym sur les rails d'un troisième succès en trois matches. Mieux, il délivre une nouvelle "assist" sur le second but de Mouloungui. La Ligue 2 s'éloigne et le frère putatif de Rémy retrouve le sourire.

Briand

Les statistiques parlent pour lui. 15 matches, 4 buts et 7 passes décisives. Dire qu'il y a un an, il se pétait le genou en marge d'un match en Equipe de France. L'attaquant international est passé par tous les sentiments : la déprime, la résignation, la rééducation difficile, l'espoir et la résurrection. Pour son premier match, il délivre une passe décisive contre Nancy. Un signe. Au mans, Jimmy enquille un doublé. En forme de retour. Après tout, dans trois mois se tient une Coupe du Monde et Briand se verrait bien prendre l'avion des 23. A ce rythme-là...

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