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  2. // 28e journée

Ce qu'il faut retenir

Les élections régionales n'ont pas passionné le pays. Logique, la France ne s'intéressait qu'à son championnat local. Une Ligue 1 qui prend de plus en plus de poids. Une compétition où les chics types se sont taillé la part du lion ce week-end. Beaux, efficaces, costauds, une brochette de gagnants en somme.

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Mevlüt Erding


Le numéro 11 francilien a dignement fêté la visite "à la capitale" de son club formateur. Auteur de son premier triplé en Ligue 1, l'avant-centre du PSG est a créditer d'une performance XXL. Remuant, musclé, travailleur, l'international turc a sorti le grand jeu. Mieux, son entente avec Guillaume Hoarau commence à voir le jour. Il était temps. Dans un Parc des Princes en configuration années 80, les Parisiens n'ont fait qu'une bouchée de pâles Sochaliens. Comme à l'aller dans le Doubs, les hommes de Kombouaré se sont imposés 4 buts à 1. Le Kanak n'a d'ailleurs pas manqué de relever la faiblesse de l'opposition du soir : « Faut faire attention quand même : on est tombés sur une faible équipe. Je suis déçu par la prestation de Sochaux. On a vu un petit Sochaux et il ne faut pas s'enflammer » . En attendant, Erding affiche 12 buts, son record en championnat.

Loïc Rémy


Nice traîne son spleen depuis le mois de novembre. Une dix-septième place immonde et un entraineur sur le bûcher. Au milieu de ce bordel, Loïc Rémy, international français, se demande chaque matin ce qu'il est venu foutre dans ce merdier. Cette saison, il a tout connu : des buts, des victoires, des branlées, des relents de glaire sur la face, des faux départs, une nouvelle coupe de cheveux... Samedi soir, Nice et ses trois entraineurs sans diplôme se déplaçaient au Mans. Un match entre prétendants à la relégation. Dans une rencontre d'un ennui mortel, Rémy a tout raté. Tout sauf une action. Celle du but. Celle de la victoire. Celle du probable maintien en Ligue 1. Le devoir accompli, Loïc pourra aller monnayer son talent ailleurs, loin de l'auberge espagnole azuréenne. A l'abri des mollards.

Benoît Pedretti


Il avait coché la date sur son agenda. A l'aller, Loulou Nicollin lui avait promis l'enfer pour sa venue à la Mosson. Pedretti, la "tarlouze". Autant dire que les poètes n'ont pas attendu le printemps pour sortir leur prose. Le capitaine auxerrois est resté digne, sobre sans pour autant perdre son jeu long si léché. Pourtant il avait de quoi trébucher. 90 minutes de sifflets, d'insultes et de railleries. Peu importe, l'homme à la coupe d'adolescent s'y attendait : « Ça m'aide à rester concentré. C'est ce que j'avais dit aux joueurs : être forts mentalement et ne pas répondre aux provocations, car ils ne font que des échauffourées à tous les matches, que ce soit contre Rennes, Marseille ou Valenciennes » . Le buste haut, le brassard voyant, Benoît a rendu une belle copie. A l'image d'un troisième de Ligue 1.

Matt Moussilou


Et si c'était le retour du grand Matt ? On l'annonçait mort, agonisant dans le caniveau du football professionnel. Depuis son époque lilloise, l'avant-centre accumulait les échecs. On le surprenait même à trainer les pieds au Qatar. Seul, loin des sirènes médiatiques hexagonales. Il est revenu sur la pointe des pieds. En catimini. Boulogne-sur-Mer, le promu assuré de redescendre, lui a tendu la main. Matt s'en tamponne, il veut jouer. Retrouver le sourire. Contre Nancy, Moussilou était au-dessus des querelles partisanes. Sa signature ? Une reprise de volée façon Van Basten, toutes proportions gardées, pour le second but boulonnais. Son premier pion de la saison. Une merveille. Ce matin, il peut signer des autographes.

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