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  2. // 24ème journée

Ce qu'il faut retenir

Le Royaume de France a joué son 24ème acte. Les forêts royales accueillaient de pieux chevaliers. La maison de Provence continue sa folle remontée, la famille Nicollin squatte toujours la tête, les Franciliens attendent un signe divin pendant que les Aquitains reprennent leur trône. Retour sur les dernières batailles du week-end avec les Rois de France.

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Charles VII, dit le Victorieux mais aussi le Bien-servi (Victor Montano)

Mine de rien, Victor Hugo Montano squatte l'Hérault depuis cinq ans. Cinq années de galère(s), de sueur, de désillusions et de sifflets. Pourtant, contre Grenoble, le Colombien a claqué son neuvième pion de la saison sur une galette de Camara. Suffisant pour engranger une cinquième victoire consécutive (record du club) et titiller le leader bordelais. Auteur de son 4ème but en six matches, Montano est en pleine bourre. Ou comment une équipe composée de vassaux tutoie les sommets du classement... Tout fout le camp.

Louis XI, surnommé le Prudent (Antoine Kombouaré)

« Ce point suffit amplement à mon bonheur, ça permet de casser la spirale négative et de bien préparer le match contre Toulouse. Le reste ne me concerne pas. Je m'occupe de grappiller des points, prendre des places au classement. Ce qui m'importe, c'est trouver des solutions pour repartir de l'avant. Ce soir c'est un bon début, il faut continuer dans ce sens, avec des joueurs super soudés » . L'entraîneur du Paris SG se contente de peu, trop même. Que retenir de ce premier point récolté en 2010 par les Franciliens ? Deux tirs cadrés, aucun hors-jeu. Une rencontre d'un ennui mortel. Finalement, l'entraîneur francilien est un homme pudique.

Louis X, a.k.a le Hutin (Alejandro Alonso)

L'Argentin est querelleur. Il aime truquer, tricher, râler, étaler tout son vice en somme. Mais par dessus tout, il aime se plaindre. A l'instar du capitaine monégasque, Alonso, expulsé en fin de rencontre contre l'OM : « Si les arbitres veulent que l'OM soit champion... L'an dernier, j'ai été arrêté trois mois pour un gros tacle comme celui de Taïwo et il n'est même pas averti... » . On le concède, Taïwo n'est pas le plus fin dans l'art du coupé - (pieds) décollés, mais le latéral marseillais a le mérite d'assumer ses actes. L'Argentin ne doit pas oublier que Louis X est mort après avoir bu un verre de vin glacé à l'issue d'une partie de jeu de paume...

Louis XIV, surnommé le Grand (Olympique de Marseille)

Le football hexagonal avait trop vite enterré l'OM. Cinquièmes à neuf points du leader (avec toujours un match en retard), les Olympiens sont toujours dans la course. Solide et déroutant à Monaco (2-1), Marseille doit surtout son succès aux jambes de feu de Mathieu Valbuena. Le demi-homme a brillé sur la pelouse de Louis-II : accélérations, crochets, passes millimétrées, occasions franches... L'ancien Libournais a fait kiffer son coach. Même sans son frigo brésilien Brandao, Marseille a montré de belles ressources. Qu'on se le dise, il faudra compter sur eux pour la joute finale.

Louis VIII, souvent appelé le Lion pacifique (Ludovic Obraniak)

C'est l'Histoire d'un mec à la patte gauche assez précise. Aidé par la manchette foirée du gardien boulonnais Bédénik, Ludovic Obraniak a scoré dès la cinquième minute de jeu samedi. Une semelle venue de la gauche et hop hop hop, le LOSC s'embrase. Le second but est ubuesque. Obraniak contre le dégagement du portier et récupère le ballon dans la continuité pour s'offrir un doublé. Sans crier gare, le Lion des Flandres a défloré par deux fois ce pauvre Bédénik. Le Polonais est un homme de doublé. Lors de sa première bataille avec sa sélection, il avait également fait mouche par deux fois. Une belle habitude pour un bouche-trou.

Louis XII, affublé le Père du Peuple (Bordeaux)

Il y a une semaine, les Girdondins de Bordeaux semblaient à un tournant. Laminés à Rennes (2-4), les hommes de Laurent Blanc voyaient leur avance fondre comme neige au soleil. Une semaine de lynchage médiatique plus tard, Bordeaux a retrouvé son rang. Le premier. Une victoire étriquée mais importante sur Saint-Etienne (3-1) et un Wendel de gala (2 buts) ont permis aux Girondins de calmer les prétendants. Pour arracher leur couronne, il faudra leur ouvrir le bide au Laguiole. Même en l'absence d'Alou Diarra - remplacé kilos pour kilos par Sané - les champions de France ont gagné. Dommage que Chamakh se soit mis au volley-ball.

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