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  2. // 22ème journée

Ce qu'il faut retenir

La 22e journée de L1 a confirmé une tendance : l'OM ne sera pas champion de France. Invisibles à Montpellier, les Olympiens ont subi la foudre de la hype du moment : le MHSC de Loulou Nicollin. A côté de ça, Bordeaux a raté sa cible, Marveaux est un magicien, Paris est unique et Lille se reprend en scalpant son voisin lensois. Retour sur une journée de championnat de France tout en citations historiques.

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Puisque les dauphins sont des rois...

« Je n'ai rien à offrir que du sang et de l'effort, des larmes et de la sueur » (Winston Churchill inspiré d'Henry James). Montpellier.


Les Héraultais sont les dauphins de Bordeaux. Cet été la galéjade faisait sourire, cet hiver, ça fait moins marrer. Mine de rien, l'équipe de René Girard tient la route. Solide, rude (433 fautes commises depuis l'ouverture du championnat, excusez du peu) et parfois talentueuse (Aït-Fana, Yanga-Mbiwa, Jourdren entre autres), la bande à Spahic s'est amusée de pâles Marseillais. Didier Deschamps se posait beaucoup de questions avant la rencontre. Pas certain que le match d'hier soir l'ait complètement rassuré. A l'image d'Hilton, à côté de la plaque, et d'un Mbia transparent, les Olympiens se sont fait bouffer par l'envie des Montpelliérains. Avec 12 points de retard sur Bordeaux, l'OM semble embourbé. Montpellier est quasiment assuré de jouer en Ligue 1 l'an prochain. Alors pourquoi pas un petit tour de coupe d'Europe ? Histoire de se rappeler la belle époque des Barrabé, Xuereb, Valderrama et Ziober.


« Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste » (attribué à Sigmund Freud). Boulogne-sur-Mer.


Boulogne, c'est comme Grenoble, ça prend des valises à tire larigot et personne ne s'en plaint. En rendant visite aux champions de France, on se disait que les promus nordistes allaient prendre de sacrées baffes dans la gueule. Un coup à repartir avec quatre buts dans la musette. D'autant que le Président avait sorti ses hommes : Gourcuff, Chamakh, Cavenaghi... Malgré une possession de 70%, le fusil bordelais s'est enrayé. Pas une balle dans la cible sur 23 tentatives. Putain de défense de fer. Derrière un Lachor millésime 1998, les Boulonnais ont tenu bon. Mieux, Boulogne aurait pu s'imposer sans un Ramé au taquet. Comme quoi...

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » (attribué à Arnaud Amalric). Gilbert Stellardo.


Que l'OGC Nice ait perdu son premier derby depuis 13 ans ne surprend pas grand monde. Que les supporters niçois, agacés par la descente aux enfers de leur club depuis un an, aient préféré batifoler sur le pré à la fin du match, n'a rien d'étonnant non plus. A défaut d'étonner, Gilbert Stellardo, le président niçois détonne. Sur les événements, il utilise une certaine sémantique appropriée et en fait des tonnes. « Je rêve d'un public à l'anglaise, c'est à dire des supporters qui ont d'autres qualités que les nôtres. S'entendre dire la marche à suivre par quelques rigolos, c'est terrible. Ils se prennent pour des entraîneurs, mais ils n'y connaissent rien. Ils cherchent seulement la bagarre. On a à faire à des sauvages qui ne se maîtrisent pas » . Sans oublier un très joli : « J'espère qu'ils ont pris des coups » . Ben voyons. Après on s'étonne qu'aucun dirigeant azuréen ne siège à la Ligue...



« L'État, c'est moi » (Apocryphe attribué à Louis XIV). Sylvain Marveaux.


En 1655, l'État à proprement parler, c'est Mazarin. Lorsqu'il casse sa pipe en 1661, le jeune Louis prend le pouvoir, comme un grand. Sylvain Marveaux l'a bien compris. Au Stade Rennais, le patron technique, c'est lui. Les soucis physiques oubliés, le petit frère de Joris s'éclate en Bretagne. Contre Grenoble (4-0), il a régalé son monde. Impliqué sur le premier, double buteur par la suite, le milieu gauche a définitivement fait taire les sceptiques. La bonne passe rennaise coïncide avec son explosion. On le savait doué, on l'a découvert constant. Celui que Jean-Michel Aulas avait prénommé "Julien" en 2006 s'est fait un prénom en plus de son nom. La classe tout simplement.

« Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! » (malheureusement attribué à Marie-Antoinette). Le Mans.

Le Mans pourra bientôt fanfaronner. Un joli stade ultramoderne de 25 000 places commence doucement à sortir sa bouille du sol. Le hic, le MUC72 dépucèlera son enceinte vraisemblablement en Ligue 2. Glauque. Encore défaits à la maison hier soir (Toulouse, 1-3), les jeunes loups d'Arnaud Cormier prennent le chemin de la relégation. Forcément, quand on perd chaque année des titulaires (Pelé, Gervinho et Coutadeur cet été), l'équipe tire un peu la tronche. Avec 4 points de retard sur le premier relégable (avec un match en plus), la fin de saison s'annonce hardcore dans la Sarthe. Après tout, les supporters doivent s'habituer à la misère...



« Paris vaut bien une messe » (supercherie rhétorique attribuée à Henri IV). Paris SG.


Le Paris SG version 09/10 aura joué deux matches de haut niveau en Ligue 1. Deux fois contre Lyon. Pour un total d'un tout petit point récolté. Une misère. Encore convaincant pendant une heure sur la pelouse de Gerland, les Franciliens pourront lyncher Sahko, coupable d'un tacle en bois en position de dernier défenseur. A ce moment, Paris mène 1-0. La suite ? Deux buts en trois minutes, une défaite de plus et une 14ème place qui fait mal. Kombouaré balancera encore des phrases toutes faites "On méritait mieux, on a bien joué, on a manqué de chance etc...". On leur dira.

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