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  1. // CAN 2010 / Demi-finales

Ce qu'il faut retenir

Arbitre outragé ! Arbitre brisé ! Arbitre martyrisé ! Mais Koffi Codjia enfin libéré du poids de l'infamie grâce à cet article. Sans oublier d'évoquer la jeunesse ghanéenne et la finale lourde en breloques que vont disputer ces deux grandes nations de l'Histoire du foot africain que sont l'Égypte et le Ghana. Et si vous avez cru que les jeux de mots dans les intertitres ne pouvaient pas se rabaisser au niveau du jeu pratiqué pendant ce tournoi, voilà la preuve du contraire.

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Arbitre, angolais !

Et la presse algérienne de se déchainer : « Koffi Kodjia propulse l'Égypte en finale de la CAN 2010 » , titre le site Algérie360 immédiatement après la demi-finale perdue par les Fennecs, suivi le lendemain par toute la presse quotidienne du pays (El Watan, El Khabar, etc) et par les médias français, soucieux de ne pas se couper d'une partie de leur potentiel lectorat. Pas de doute : l'arbitre béninois est responsable de tous les maux de l'Algérie. Pourtant, si nous y regardons de plus près, de quoi est donc coupable l'homme en noir (pas de jeu de mots) ? Lorsque Meteeb prend de vitesse la défense fennec et va se retrouver en face à face avec Chaouchi, il faut vraiment s'appeler Claude Le Roy pour voir une injustice là où Codjia signale l'évidence : Halliche ne touche pas le ballon, en revanche, il touche bien la cuisse de Meteeb, qui s'écroule. La faute n'est pas énorme mais elle est bien là. Alors, bien sûr, on peut disserter sur le premier carton jaune d'Halliche, pour une petite charge sur le gardien adverse, mais sa position de dernier défenseur sur l'action qui a mené au penalty aurait pu valoir un rouge immédiat sans que cela ne soit choquant pour autant. Expulsion logique, penalty logique (transformé de manière un peu douteuse, mais depuis quelque temps, on semble autoriser les courses d'élan fractionnées) : le pétage de câble algérien est compréhensible, mais il serait bien injuste de parler ici de scandale et de jeter l'opprobre sur un arbitre qui, il est vrai, n'a pas fini premier de sa promo en gestion des foules. Note au passage : si quelqu'un a entendu parler d'un journal algérien ayant titré « Eddy Maillet propulse l'Algérie en demi-finales de la CAN » lorsque l'arbitre seychellois a refusé l'égalisation ivoirienne pour un hors-jeu imaginaire, au tour précédent, qu'il nous fasse signe, car cela nous aurait totalement échappé.

Après cet événement, les joueurs de Rabah Saadane ont fait preuve d'un manque flagrant de sang froid. Difficile de reprocher à Codjia d'avoir viré Belhadj pour son attentat à l'horizontale sur El Mohamady, ou d'avoir sorti un deuxième jaune à l'encontre de Chaouchi, dont les intentions n'étaient manifestement plus amicales depuis un bon moment. Que les Fennecs ne se transforment pas en autruches et qu'ils regardent la vérité en face : ils ne méritaient pas de se qualifier sur ce match, et il leur reste six mois pour méditer et débarquer en Afrique du Sud avec les nerfs un peu moins à vif.




Ghana a être connu



Et si on parlait un peu de football, maintenant ? Le Ghana s'est qualifié grâce à un but du troisième meilleur buteur africain de Ligue 1, le Rennais Asamoah Gyan. Et puis les Black Stars ont géré. Sans leurs tauliers, avec un effectif de juniors, ils ont laissé ce Nigeria (arrivé là par l'opération du sans esprit) se briser sur leur défense durant toute la deuxième mi-temps. Une fois de plus, le niveau du match était loin d'être exceptionnel, mais on se dit quand même qu'avec Essien, Appiah, Muntari et compagnie, si Shaibu Amodu arrive à créer une osmose entre les stars et la jeune garde, le Ghana pourrait se pointer à la coupe du monde avec une bonne tête.




Final fort




En attendant, la finale qui va se jouer dimanche regroupera tout de même dix trophées de champion d'Afrique (six pour l'Égypte, quatre pour le Ghana) sur les vingt-six distribués jusqu'à aujourd'hui. Malgré cela, on peut presque parler de surprise : le Ghana, très diminué, et l'Égypte, pas qualifiée pour le Mondial, n'étaient pas forcément les plus petites cotes et on aurait plutôt parié sur un Cameroun-Côte d'Ivoire. N'empêche que les Pharaons vont poser leurs bagages à Luanda (ils ont joué tous leurs matchs à Benguela), un gros autocollant “favoris” collé dessus. Avec 100% de victoires, acquises de façon plutôt coolos (si l'on excepte la prolongation face au Cameroun), les Égyptiens améliorent encore et toujours leur record d'invincibilité en CAN, le portant maintenant à dix-huit matchs. Le dix-neuvième serait synonyme d'un autre record : personne n'a encore gagné trois CAN d'affilée. Le Ghana, de son côté, jouera la carte de la fraîcheur, avec ses jeunes qui n'ont joué que deux matchs de poule (forfait du Togo oblige) et qui n'ont jamais eu besoin de plus de 90 minutes pour se qualifier au tour suivant. Ramener la coupe pour la cinquième fois serait un exploit pour une nation qui ne l'a plus conquise depuis 28 ans.




Raoul Leduc

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