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Ce n’est qu’un au revoir, Andrés

Éliminé de l’Euro par l’Italie ce lundi, Andrés Iniesta n’a pour autant pas oublié d’éclabousser la compétition de sa classe et de son talent. Et si on est tristes de déjà le voir partir, on est rassurés, car il l’a affirmé après la rencontre : « Nous reviendrons plus forts. » On a déjà hâte.

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Les mains sur les hanches, le regard frappé du sceau de la désillusion, tu restes là, immobile, comme figé par la tristesse. Derrière toi, les Italiens fêtent leur deuxième but, celui-là même qui vient de sceller votre sort. Le tien, mais également celui d’une nation toute entière. Il n’est pas encore 20h ce lundi 27 juin, et dans l’humidité de Saint-Denis, tu réalises que ton rêve de remporter trois Euros consécutifs vient de se fracasser sur l’abnégation et la hargne italiennes. Pendant 90 minutes, pourtant, tu as essayé de porter les tiens, comme toujours. Tu as dribblé, passé, frappé. Tu as tout tenté. En vain. Il y a des jours comme ça, où mêmes les plus valeureux guerriers ne peuvent venir à bout d’un coriace adversaire. Quelques secondes plus tard, le coup de sifflet final retentit. La défaite et l’élimination sont actées. Pour de bon. Mais comme à ton habitude, tu restes droit, digne. Humble, dans la défaite comme dans la victoire que tu as tant connue. L’attitude des grands, en quelque sorte. D’ailleurs, alors que ses coéquipiers sont encore en train de se prendre dans les bras, une autre légende s’approche de toi, Gianluigi Buffon. Qu’est-ce qu’il veut ? Ton maillot, évidemment.


Et lorsque la presse lui demandera pourquoi il y tenait tant, l’ange-gardien de la Squadra se fendra d’un subtil : « Parce que c’est la première fois que j’arrive à le battre. » Un bel hommage. Une main de géant posée sur l’épaule de l’un de ses semblables. Dans la vie comme sur les pelouses, les génies se reconnaissent. Se respectent et s’admirent. Car oui, tu es bien un génie, Andrés. Un génie salué de tous, mais trop souvent oublié lors des récompenses individuelles. Peu importe, tu n’en as que faire. Toi tu pratiques un sport collectif. Tu te fonds dans le groupe. Tu brilles dans l’ombre. Ton job ? Rendre les autres meilleurs. Et ils le savent bien, tous ceux qui t’ont côtoyé en club comme en sélection, que, sans toi, ils n’auraient pas été aussi bons. Que sans toi, les trophées n’auraient pas été aussi nombreux. Que sans toi, le football aurait été moins beau. Et ils ne sont pas les seuls à vouloir te remercier. N’importe quel être humain sensible à la beauté du football aura remarqué en toi la poésie et l’élégance de tes gestes. Toujours justes, toujours précis, toujours efficaces. Toujours remarquables.


Pour preuve, nombreux sont ceux à haïr le Barça et la Roja, mais on est en droit de douter de l’existence même d’un seul être humain qui ne soit pas tombé sous ton charme. Ton humilité et ton talent. Alors voilà, Andrés, une page se tourne pour l'Espagne. Pour toi. Il faudra sans doute quelques changements que vous retrouviez votre force d’antan, celle qui vous a fait régner sur le monde du foot pendant près de six années. Mais la page qui suit aura encore besoin de toi pour y écrire quelques lignes, car à 32 ans, tu n’as rien perdu de ta superbe. Tes prestations à l’Euro l’ont confirmé, tu es celui qui peut, qui doit, encore porter cette sélection espagnole. Le Mondial 2018 en ligne de mire. Ne le perds pas de vue. Bientôt viendra le temps de ranger le maillot de la sélection. De profiter allègrement d’un repos plus que mérité. De souffler en légende. Mais pour l’heure, la Roja a encore besoin de toi. De son roi.

Par Gaspard Manet
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