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Ce club qui a donné du fil à retordre à Quevilly...

La Tour d'Auvergne de Rennes, qui évolue en Division d'Honneur, est passée à un tir au but d'éliminer l'US Quevilly en 32èmes de finale de la Coupe de France. Jacques Le Normand, le coach du club breton, nous livre son sentiment sur ces amateurs qui font trembler les pros.

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En janvier dernier, vous avez failli sortir Quevilly de la Coupe de France en 32èmes de finale, ne vous inclinant qu’aux tirs au but (0-0 après prolongations). A l’époque, vous imaginiez Quevilly aller loin dans la compétition ?

Oui, j’en étais convaincu parce qu’avant le tirage je redoutais de tomber contre Quevilly, du fait que c’est une équipe qui fait de très bons parcours en Coupe de France depuis des années, comme en 2010 où ils avaient éliminé Rennes avant de s’incliner en demi-finale face au Paris Saint-Germain. Je savais que c’était une véritable équipe de coupe qui fait régulièrement des quarts, des 1/8èmes ou des 1/16èmes de finale. On est fiers de les avoir poussés en prolongation parce que c’est une équipe de National, donc pour une DH comme nous c’est très bien. Surtout qu’on a joué toute la prolongation à dix, du fait de l’expulsion de notre gardien qui avait fait faute sur Laup qui avait pris la profondeur. C’était un bel exploit, même si on a perdu 5-4 aux tirs au but, j’en garde un très bon souvenir, on avait fait un très bon match. Quevilly est une équipe très difficile à manier, avec des vraies valeurs de coupe même quand ça ne marche pas, parce qu’on les avait inquiétés.

Comment évaluiez-vous leur niveau à l’époque ?

Ils n’étaient pas au mieux, ils sortaient d’un match contre Feignies (CFA2) qu’ils avaient éliminé aux tirs au but également, et en championnat ils n’étaient pas extraordinaires non-plus. Les conditions de jeu étaient difficiles, avec un terrain pas terrible, aucune des deux équipes n’avait une véritable emprise sur la rencontre, c’était assez fermé. Durant la séance de tirs au but, tous les penaltys sont bien tirés, tous cadrés, celui qu’on rate frappe la barre et rebondit sur la ligne sans la franchir.

Vous avez forcément des regrets en pensant à ce match…

Sur le moment on en a eu, ouais. Mais en même temps, on n’avait jamais fait de 32èmes... Notre gros moment, c’est quand on bat Nantes au tour précédent. Notre frustration s’est vite dissipée parce qu’on a fait un super parcours, même si on a l’impression d’être passé à côté de quelque chose de bien. Depuis, on suit leur parcours et on a cette fierté de pouvoir se dire qu’on a été sortis par le finaliste sans encaisser de but.

Quels joueurs de Quevilly vous ont impressionné ?

Ils ont deux bons gardiens, parce que depuis notre match ce n’est plus le même qui joue. Pierrick Capelle avait été très bon contre nous, ainsi qu’Anthony Laup qui est très véloce, très rapide, qui demande beaucoup dans la profondeur. C’est une belle équipe, sur un match de coupe ils sont très difficiles à prendre.

Vous avez un favori pour la finale ?

Je suis forcément pour Quevilly, parce que s’ils gagnent on pourra dire qu’on s’est fait sortir par le vainqueur de la Coupe de France ! Mais bon, je pense que Lyon l’emportera tout de même. Ils ont l’habitude de ce genre de rencontres au Stade de France, ils ont raté la Coupe de la ligue… En championnat ce n’est pas ça, je pense qu’il leur faut quelque chose pour leur palmarès. Et puis maintenant, Lyon est prévenu, ils savent qu’il faut jouer Quevilly comme si c’était une équipe de Ligue 1. Ceci dit, ce serait magnifique que Quevilly l’emporte.

Vous serez présent au Stade de France ?

J’ai été invité, malheureusement j’ai dû décliner pour des raisons familiales.


Propos recueillis par Mathias Edwards
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