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Ce Betis en veut plus

Maintenu sans trop de stress pour son retour en Liga, le Real Betis Balompié a deux nouveaux objectifs cette saison : se rapprocher de la première partie de tableau et offrir du beau jeu à ses supporters, nombreux mais empêtrés dans la crise.

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Sa pré-saison

Plutôt convaincante. Une série de raclées contre des équipes de seconde zone (6-0, 4-0, 5-1, 4-0, 6-0, jeu, set et match), histoire de se dégourdir les jambes, d’intégrer les recrues et de prendre confiance, puis une bonne préparation en terres allemandes, avec une victoire contre Nuremberg, un nul contre Stuttgart et quand même deux défaites, face à Hoffenheim et Fribourg. Le Betis a beaucoup joué et Ruben Castro, beaucoup marqué.

Ses nouvelles armes

L’Andalousie fait partie des régions espagnoles les plus durement touchées par la crise. Une réalité économique qui a semble-t-il incité le cheikh Al-Thani à transformer le grand projet Malaga en doux mirage. Plus à l’ouest, du côté du Betis Séville, pas de problème, l’austérité est la règle de la maison depuis des années déjà. Le changement se mesure donc plutôt du côté des fans, dont une partie n’a pas pu renouveler son abonnement cette saison. « Je suis conscient qu’actuellement, se payer un abonnement dans n’importe quel club de foot est un luxe » , compatit le président Guillén. « Il faudra tout faire pour les divertir. Le Betis récompensera leurs efforts par du beau jeu et des moments de joie » , promet le coach.

Il faut reconnaitre que le Real Betis Balompié est une équipe joueuse. L’année dernière, ce club populaire n’était qu’un simple promu mais affrontait les plus gros les yeux dans les yeux. C’est-à-dire avec l’ambition de développer son propre jeu : offensif, posé, construit, avec un gros travail de récupération de la paire Iriney-Beñat et beaucoup de mouvements au sein du quatuor offensif. Problème, cette base a été durement touchée, avec les départs d’Iriney pour Grenade et de Jefferson Montero pour le Mexique, en plus du retour de prêt de Santa Cruz à Manchester City. Bloqué dans ses dépenses, le Betis n’a pas d’autre choix que de remplacer ces éléments par des joueurs prêtés, Campbell par Arsenal et Rubén Pérez par l’Atlético, et des jeunes espoirs pas encore confirmés, Agra (20 ans) et Juan Carlos (22 ans). Voilà les quatre lascars qui devraient accompagner les excellents Ruben Castro et Beñat cette saison. Si ce dernier devait rejoindre l’Athletic Bilbao pour suppléer Javi Martinez, le Betis aurait enfin quelques liquidités pour le remplacer, et renforcer la défense.

Son talon d’Achille

La défense, donc. La star, c’est Paulao, aperçu dans le Forez l’an dernier. C'est dire. A ses côtés en défense centrale, Dorado semble un peu juste pour la première division. Il serait remplaçant si Mario n’était pas emmerdé par les blessures depuis trois ans. La priorité des dirigeants béticos est donc de renforcer cette charnière en dégotant un défenseur bon marché, ou un prêt de la part d’un club déjà bien garni. Il a quoi de prévu, cette année, Zoumana Camara ?

Le joueur à suivre

Ruben Castro. Le mec a déjà la trentaine, a galéré toute sa carrière, passant d’un club à l’autre, sans jamais convaincre. Et puis il a découvert Séville. En deuxième division, il plante 27 pions et forme un trio ultra-performant avec Achille Emana et Jorge Molina. Le Betis remonte, et Ruben Castro continue le spectacle à l’échelon supérieur. 16 buts (dont 3 contre le Barca), soit un beau Top 8 au classement des buteurs. Cette saison, la plus belle coupe à brosse de Las Palmas, où il est né et a commencé sa carrière, tentera de garder le rythme, en visant toujours un peu plus haut, sans complexe. Une sorte de Steve Savidan espagnol, en fait.

Par Léo Ruiz
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