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Cavani terrasse la Lazio

Comme il y a deux ans, Cavani abat la Lazio avec un triplé. Le Napoli rejoint ainsi la Juventus en tête du classement. Derrière, les deux équipes milanaises se relèvent, avec deux victoires salutaires en vue de la suite.

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À Naples, il y a un dicton qui dit : « Ieri, oggi e domani, segna sempre, Matador Cavani » . La traduction est simple : « Hier, aujourd'hui et demain, c'est toujours le Matador Cavani qui marque » . Ce dicton ne pouvait pas mieux se vérifier que ce soir. Le buteur uruguayen a presque gagné à lui seul le match au sommet contre la Lazio. Un triplé pour démolir un rival direct, et voilà le Napoli qui rejoint la Juventus en tête du classement. Et ce triplé aurait même pu se transformer en quadruplé, si le buteur n'avait pas manqué un pénalty en fin de rencontre. Anecdotique. Walter Mazzarri se contentera largement de ce 3-0. Un score amplement mérité face à une équipe romaine totalement apathique, qui n'aura véritablement joué que pendant un quart d'heure. Après quoi, Naples a posé son empreinte sur le match, a pris l'avantage, et n'a laissé aucune chance à son adversaire de revenir dans le match. Pourtant, le duel aurait pu prendre une direction totalement différente, car ce sont deux faits de jeu qui ont déterminé la suite des évènements. En tout début de rencontre, sur un corner, Klose ouvre la marque pour la Lazio. Les arbitres valident le but mais les joueurs du Napoli gueulent, affirmant que l'Allemand a marqué de la main. Fair-play jusqu'au bout des doigts, l'ancien du Bayern va, de lui-même, avouer à l'arbitre qu'il a marqué de la main. Le but est donc annulé. Classe.

Quelques minutes plus tard, Cavani, laissé seul aux 20 mètres, tente sa chance. Son tir n'a pas l'air très inquiétant, mais est dévié de manière décisive par Michael Ciani. Commence ainsi le récital de l'ancien Bordelais, qui, à la demi-heure de jeu, fait n'importe quoi sur son alignement, et laisse filer Cavani seul au but. L'Uruguayen ne se fait pas prier et score d'une frappe que Marchetti ne réussit pas à repousser. 2-0. Le match se termine là. En seconde période, Naples va dominer, en long en large et en travers, la Lazio étant incapable de réagir, hormis sur une belle tête de Klose sortie par De Sanctis. Quelques instants plus tard, la défense laziale s'endort encore, et laisse 30 mètres à Cavani pour aller inscrire son troisième pion, peinard. En fin de match, le malheureux Ciani ponctue son œuvre avec une intervention très maladroite sur Insigne dans la surface. Pénalty, que Cavani, généreux, envoie dans les gradins du San Paolo. La note pourrait être beaucoup plus salée pour la Lazio, mais ni Insigne, ni Zúñiga, ni Vargas, n'avaient envie d'enfoncer les Biancocelesti. 3-0. Naples est ce soir en tête de la Serie A, à égalité avec son rival turinois. Qu'on se le dise : les Partenopei seront là jusqu'au bout.

Un Pharaon au secours du Milan AC

Ce soir, les yeux étaient également rivés sur les deux équipes de Milan. Dimanche, Milan et l'Inter avaient tous deux été battus, plongeant les deux clubs dans une mini-crise. Il fallait donc donner une réponse forte, ce soir. Pour ce, Milan doit rompre la malédiction de San Siro, stade où ni le Milan AC ni l'Inter ne sont encore parvenus à s'imposer. Zlatan n'est plus là, Inzaghi non plus, Cassano idem. Mais heureusement pour Allegri, en ce moment, il y a El Shaarawy. L'ancien joueur de Padova claque un doublé, deux véritables buts d'avant-centre (Pippo apprécie), en début et en fin de rencontre, pour permettre au champion d'Italie 2010-11 de rompre enfin le signe indien. Si ce score a de quoi donner une bouffée d'oxygène au classement, la prestation n'a pas encore été totalement rassurante. De fait, en première période, Cagliari a été tout proche d'égaliser à deux reprises, par Ribeiro et Ibarbo. Cela aurait, forcément, changé le cours de la rencontre. Même si derrière, El Shaarawy, déchaîné, aurait également pu ajouter un pion à sa collection, le « Faraone » trouvant la barre d'Agazzi. Avec ses six points au compteur, Milan remonte à la 10e place du classement.

L'Inter, pour sa part, est ce soir quatrième. Une crise ? Quelle crise ? Les Nerazzurri sont allés s'imposer sur le même score de 2-0 sur la pelouse d'un Chievo qui en est à sa quatrième défaite consécutive. La rencontre n'a pas franchement été spectaculaire, mais Andrea Stramaccioni s'en tape. Ce soir, il voulait trois points, pas des feux d'artifice. L'Inter a quasiment scoré sur sa première occasion, par Álvaro Pereira. Les divers ralentis laissent tout de même quelques doutes quant à la position de l'ancien de Porto (une épaule hors-jeu). En seconde période, le Chievo tente de réagir, mais hormis Marco Rigoni, personne n'y met du sien. L'Italien est le seul à tenter quelque chose, mais ses tirs sont tous neutralisés par Handanović. L'ancien portier de l'Udinese est d'ailleurs décisif en fin de rencontre sur un magnifique coup franc du même Rigoni. D'autant plus décisif que quelques minutes plus tard, Cassano tue le match en inscrivant le deuxième but interista. Victoire 2-0, de quoi préparer presque sereinement le choc de dimanche contre la Fiorentina. Car l'Inter doit désormais, à son tour, rompre le tabou San Siro.

La Roma cale, Palerme coule

Un autre match concernait ce soir le haut du classement. Il s'agit du déplacement de la Sampdoria sur la pelouse de l'AS Roma. De drôles de souvenirs pour les Giallorossi qui, en 2010, s'étaient vus ôter un Scudetto quasiment déjà gagné par la Sampdoria de Pazzini. Les acteurs ne sont plus tout à fait les mêmes, mais l'idée globale ne change pas. La Roma domine outrageusement la première période, ouvre le score par Totti (comme en 2010) et bute ensuite sur le gardien de la Samp (aujourd'hui Romero, à l'époque Storari). En deuxième mi-temps, la Roma se relâche et l'équipe génoise, pourtant réduite à dix, en profite. Stekelenburg fait n'importe quoi sur un centre raté et Munari, opportuniste, marque dans le but quasi-vide. Bon, contrairement à 2010, la Sampdoria n'ira pas chercher le deuxième but. 1-1, c'est déjà un score très flatteur compte tenu de la physionomie du match. La Roma confirme pour sa part son début de saison laborieux (une seule victoire sur le terrain, l'autre succès ayant été obtenu sur tapis vert) tandis que la Samp demeure invaincue dans cette Serie A. À noter tout de même que ce soir, Francesco Totti rejoint Giuseppe Meazza et Jose Altafini au classement des buteurs de l'histoire de la Serie A. Avec ses 216 unités, le capitaine de la Roma n'a désormais devant lui que Gunnar Nordhal (225) et l'irrattrapable Silvio Piola (274). Respect.

Quoi d'autre dans le reste de la journée ? La surprise du soir est arrivée de Pescara, où l'ancien club du trio Verratti-Insigne-Immobile a obtenu sa première victoire de la saison contre Palerme. C'est le Slovaque Weiss qui a permis à son équipe de s'imposer au buzzer, plongeant par la même occasion Palerme dans les abîmes de la Serie A. Le club sicilien est avant-dernier, et pourrait même se retrouver lanterne rouge, demain soir, si Sienne venait à s'imposer contre Bologne. Le Genoa, après son hold-up à Rome dimanche, a arraché le nul contre Parme (1-1). Borriello, encore lui, a transformé un péno à la dernière minute, répondant ainsi à Lucarelli, qui avait ouvert le score en première période. Le Genoa vante sept points, Parme suit avec cinq. Cinq, c'est justement le nombre de points du Torino et de l'Udinese, qui se sont neutralisés, ce soir, lors de l'unique 0-0 de la soirée. Le Torino aurait toutefois mérité de s'imposer, puisque les Granata ont touché trois fois les montants, par Basha, Sansone et Santana. De son côté, Di Natale est resté sur le banc pendant les 90 minutes. Forcément, quand Toto n'est pas là, c'est plus compliqué de marquer des buts. Enfin, dans le dernier match de la journée, Catane a battu l'Atalanta. Les Siciliens, après avoir tenu en échec Naples, ont renversé la situation face aux Bergamaschi. Menée 1-0 par un but de Moralez, la formation de Maran a fait appel à ses hommes forts de la saison dernière, Spolli et Barrientos, pour finalement s'imposer 2-1. Mine de rien, Catane compte déjà huit points, soit autant que la Fiorentina de son ancien coach, Vincenzo Montella. Deux jours de repos, et on retrouve déjà le Calcio avec un succulent Juventus-Roma. Vivement samedi.

Les résultats :

Fiorentina - Juventus 0-0
Pescara - Palermo 1-0
Weiss 86'
Catania - Atalanta 2-1
Spolli 52', Barrientos 64' / Moralez 50'

Chievo - Inter 0-2
Álvaro Pereira 43', Cassano 74'
Genoa - Parma 1-1
Borriello 88' / Lucarelli 27'
Milan - Cagliari 2-0
El Shaarawy 16' et 82'
Napoli - Lazio 2-0
Cavani 19', 31' et 64'
Roma - Sampdoria 1-1
Totti 33' / Munari 62'
Torino - Udinese 0-0

Eric Maggiori
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