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Cavani, le trésor de Naples

Dimanche dernier, Edinson Cavani a inscrit son 100e but en 197 matchs de Serie A. Agile devant le but, bon de la tête, hargneux, technique, l’attaquant uruguayen est un véritable tueur, comme on n’en avait pas vu depuis longtemps à ce poste en Italie.

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Des buteurs, le championnat d’Italie en a connus. Pas la peine de dresser l’inventaire, tant ces derniers ont marqué les époques. Marquer son époque : c’est exactement ce qu’est en train de faire Edinson Cavani. Le buteur uruguayen affole les statistiques, dans un championnat où marquer avec continuité n’est pas aussi aisé que dans certains championnats voisins. Dimanche, il a inscrit son 100e but en Serie A, mais surtout son 66e en 88 rencontres avec Naples. Toutes compétitions confondues, ce total avec le maillot partenopeo grimpe même à 92 pions en 120 matchs. Et si l’on veut pousser encore plus loin les statistiques, on peut constater que Cavani a inscrit 19 pions lors de ses 15 dernières apparitions avec la tunique bleue du Napoli. Une moyenne messiesque ou cristianoronaldesque.

Sauf que Cavani, à l’inverse des deux monstres de la Liga, est un vrai avant-centre. Son alter ego, actuellement, c’est clairement Falcao qui, en plus d’avoir des caractéristiques similaires, lui ressemble physiquement. Cheveux longs, explosion de joie lorsqu’il marque un but, bref, tout le morphotype du buteur sud-américain typique. Or, si Falcao évolue encore dans l’ombre de Messi et Cristiano Ronaldo, Cavani, lui, semble bien seul en son royaume. À tel point qu’une question se pose : est-il le meilleur avant-centre que l’Italie ait connu lors de ces dix dernières années ? Ou bien apparaît-il comme un extraterrestre parce que la concurrence n’est plus ce qu’elle était dans les années 90 ?

Maladroit devant le but

Ce qui est cocasse, avec Cavani, c’est sa progression. Lorsque l’Uruguayen débarque en Italie, en janvier 2007, il ne porte pas sur lui la réputation de tueur des surfaces. Les stats de ce gamin d’à peine 20 ans sont même plutôt modestes : 9 petits pions inscrits dans le championnat d’Uruguay. Ses premiers mois en Sicile sont d’ailleurs compliqués. Cavani joue peu, et marque peu de buts. Lors de sa première saison complète (2007-08), il n’inscrit que 5 pions en 33 rencontres de championnat. Les supporters de Palerme commencent même à le critiquer pour sa maladresse devant le but. Un comble, lorsque l’on sait ce qu’il est devenu aujourd’hui. Mais Maurizio Zamparini, le président de Palerme, croit en lui. Il décide de le conserver, et insiste pour que l’on mise sur lui. Cavani s’améliore petit à petit, et claque une moyenne de 15 buts sur les deux exercices suivants. Suffisant pour convaincre le président de Naples, Aurelio De Laurentiis, de casser sa tirelire pour lui. 5 millions pour un prêt d’un an, plus 12 millions d’option d’achat obligatoire : voilà comment El Botija arrive à Naples, le 22 juillet 2010. Décollage imminent.

C’est véritablement avec le maillot napolitain que Cavani va tirer toute la quintessence de ses aptitudes. Walter Mazzarri, le nouveau coach de Naples, décide de l’aligner comme terminal d’attaque de son 3-4-2-1, alors qu’à Palerme, il avait toujours été utilisé comme deuxième pointe. Le changement est radical. Avec Lavezzi et Hamšík comme rampes de lancement, Edinson devient tout simplement inarrêtable. 26 buts la première saison (deuxième meilleur buteur du Calcio derrière Di Natale), 23 la saison suivante (troisième derrière Zlatan et Milito), et déjà 17 cette année, ce qui le positionne en tête du classement des buteurs, avec trois longueurs d’avance sur Di Natale et El Shaarawy. El Botija est devenu El Matador, un nom plus viril, à l’image des caractéristiques propres au joueur. Désormais, toutes les défenses d’Italie le craignent. Et plus personne ne lui reproche d’être maladroit devant le but.

Gabriel Omar Cavanistuta


Alors, ce Cavani est-il vraiment aussi fort que les Batistuta, Schevchenko et autres Trezeguet, qui ont enchanté la Serie A lors des dernières décennies ? Difficile à dire, car difficile de comparer les époques. Dans sa manière de jouer et de transcender son équipe, Cavani ressemble évidemment à Batigol. Batistuta était le leader de la Fiorentina, le joueur-clef de l’équipe, qui illuminait l’équipe en plus de marquer un paquet de buts chaque saison. Alors, oui, le Naples actuel a d’autres joueurs talentueux, à commencer par Hamšík, mais c’est au même titre que la Fiorentina de Batigol, qui avait Rui Costa. Ceux qui nient encore le fait que le Napoli est dépendant de Cavani se mettent des œillères : depuis son arrivée à Naples, il y a deux ans et demi, il est impliqué directement (buts + passes décisives) dans 48,8% des buts de son équipe en championnat. Colossal. Sa situation est plus difficilement comparable à celles de Schevchenko ou de Trezeguet, des buteurs hors du commun, certes, mais qui étaient les « finalisateurs » d’équipes dans lesquelles évoluaient les meilleurs joueurs du monde, de Kaká à Pirlo, de Nedvěd à Buffon, de Nesta à Del Piero.

S’il est donc compliqué d’assurer avec certitude que Cavani est l’attaquant le plus fort que la Serie A ait vu passer lors des dix dernières années, une chose est en revanche certaine : il n’a actuellement pas d’égal en Italie. « Cavani est absolument le joueur le plus fort en Italie » assure Giovanni Cobolli Gilli, ancien président de la Juventus. « Cavani est fort parce qu’il est très complet, et il est moderne. Sa progression est incroyable » confirme Hernan Crespo, un type qui, en matière d’avant-centre prolifique, en connaît un rayon. Même son de cloche chez Delio Rossi, coach de la Sampdoria, qui a entraîné Cavani du temps de Palerme. « C’est un joueur très très fort, sans nul doute le meilleur avant-centre d’Italie. Il incarne le parfait attaquant contemporain, qui vient chercher le ballon, et qui joue sans se soucier de savoir si ses coéquipiers vont centrer sur lui ou non  » développe-t-il. Le président de Naples, De Laurentiis, qui ne lâchera pas sa pépite pour moins de 62 millions d’euros (prix de la clause libératoire), juge quant à lui que Cavani est tout simplement « le meilleur au monde » . Un trésor qu’il va être compliqué de conserver encore longtemps.

Eric Maggiori
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