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Catane, un rêve au pied du volcan

En toute discrétion, Catane réalise une énorme saison. À tel point que les Siciliens, habitué aux maintiens à l’arrache en Serie A, ont déjà atteint leur objectif et rêvent désormais d’Europe. Surprenant ? Un peu, pour un club dénué de stars et de pognon. Mais pas vraiment, pour une équipe arrivée à maturité.

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Dimanche dernier, dans un match comptant pour la 26e journée de Serie A, Catane est allé chercher un succès sur la pelouse de Parme. Une courte victoire 2-1, à la saveur particulière : les trois points obtenus ont permis aux Etnei de passer la barre symbolique des 40 points. Autrement dit, de valider leur maintien dans l’élite italienne. Un petit évènement du côté de la ville la plus chaude de la Botte – au sens premier du terme – qui n’a jamais atteint son éternel objectif aussi tôt dans une saison. De quoi changer son fusil d’épaule : désormais, c’est un autre rêve qui anime les Siciliens, l’Europe. Parce que Catane est aussi 7e au classement, à seulement deux longueurs de la 5e place et de l’Inter, qu’il affrontera justement ce dimanche dans son antre du Massimino. Duel capital, sans l’être. « Sans l’obligation d’obtenir les trois points à tout prix, nous sommes libérés mentalement et le football redevient un simple jeu » , synthétise Rolando Maran, le coach débarqué incognito l’été dernier. Meilleure équipe italienne en 2013, Catane est d’ores et déjà la belle surprise de la saison. Du moins, une demi-surprise.

Un succès pas si surprenant

Ce même Maran aura beau dire que « personne, du président aux joueurs en passant par le secrétaire, ne se serait imaginé un pareil parcours » , un coup d’œil sur l’historique du club suffit pour constater une évolution logique, plus qu’une totale surprise. Pour ce faire, il faut remonter jusqu’au 26 mai 2004, date de la prise de fonction du président Antonio Pulvirenti. Depuis sa nomination, en effet, le club sicilien n’a cessé de progresser. Après deux saisons en seconde division, déjà, il remonte en Serie A, 22 ans après l’avoir quittée. S’ensuivent deux premières années pénibles, durant lesquelles les Rossoazzurri se maintiennent in extremis à la dernière journée du championnat. Puis, ladite progression : en 2008/2009, le club rafle 43 points et bat son record d’unités dans l’élite. La campagne suivante, Catane termine avec 45 points. Puis 46, et enfin 48. À douze journées du terme de cet exercice, il en est à 42. Nul doute que le record sera une nouvelle fois battu. Mais cette progression continuelle, que l’on peut donc observer depuis plusieurs années, semble intriguer à chaque fois.

Plus encore cette saison, où les spécialistes étaient loin d’envisager pareille éruption aux pieds de l’Etna. Et ce, pour deux raisons : le départ du directeur sportif Pietro Lo Monaco, bâtisseur de l’équipe, et celui du technicien Vincenzo Montella, protagoniste d’un dernier exercice qu’on pourrait qualifier d’héroïque. Une troisième raison aurait même pu être évoquée, avec le nom de son remplaçant, un inconnu débarqué de Varese et des divisions inférieures, le dénommé Rolando Maran. En gros, en début de saison, le maintien était annoncé difficile. Mais non. Décidément, non. Ces mêmes spécialistes avaient peut-être oublié un détail : Pulvirenti ne fonde pas son projet sur la longévité de ses techniciens. Outre Pasquale Marino, l’homme qui aura fait monter le club et le maintiendra une première saison, personne n’a passé plus d’un an sur le banc sicilien. Baldini, Zenga, Atzori, Mihajlović, Giampaolo et Diego Simeone ont précédé Montella et Maran. Depuis 2004, pas moins de onze coachs se sont succédé. Une instabilité qui n’est pas rare, mais qui irait plus logiquement de pair avec des résultats en berne. Quel est le secret, alors ?

Catane, c’est Buenos Aires


C’est simple, Pulvirenti ne fonde pas ses succès sur un technicien ou une seule personnalité. Ce qu’il attend de ses coachs – ce que Maran réussit parfaitement donc – est qu’ils poursuivent l’œuvre de leurs prédécesseurs et se fondent dans le moule. Du reste, le président compte sur un recrutement intelligent. Dans ce cas, il a ses modèles. La Samp’, le Chievo, l’Udinese. Des clubs qui, comme Catane, n’ont pas un énorme budget, mais qui parviennent toujours à réaliser de jolis coups. En accordant leur confiance à des joueurs dits « perdus » , à des inconnus provenant des divisions inférieures ou à de jeunes pousses d’Amérique latine. En cela, Pulvirenti a poussé le bouchon encore plus loin, et créé son propre modèle. Son inspiration sur le marché tient du tango : pas moins de dix Argentins garnissent aujourd’hui les rangs du club, et ils étaient jusqu’à 14 il y a de ça deux saisons. On retrouve aujourd’hui parmi les cadres l’ancien Stéphanois Bergessio, actuel meilleur buteur avec 7 réalisations, le dribbleur Gómez, l’expérimenté Almirón, le roc défensif Spolli, le dernier rempart Andújar… Il arrive que coach Maran en aligne pas moins de huit dans son onze de départ. Et ces hommes ont tous un point commun, leur prix d’achat discount. Pas étonnant, c’est justement dans ce domaine – dans l’alimentaire et via une compagnie aérienne low-cost – que Pulvirenti a bâti sa fortune.

Cette base de joueurs argentins fait ainsi la particularité, et même l’identité de Catane. De la grinta, de la générosité, un 4-3-3 qui remonte à loin, avec des ailiers rapides et techniques. Le tout étant drivé par un joueur maison, quand même, Francesco Lodi. En vrai, ces Elefanti – l’Eléphant est le symbole de la ville et orne tous les blasons – n’ont encore qu’un seul défaut : le mal du voyage. Avec trois victoires, quatre nuls et six défaites, dont quelques raclées notables, ils galèrent autant à l’extérieur qu’ils réussissent dans leur Massimino, citadelle quasi-imprenable depuis le début de saison. Seuls la Juve – bien aidée par l’arbitrage – et le Milan sont jusqu’ici parvenus à s’y imposer. C’est donc l’enfer qui est promis à l’Inter ce dimanche, alors que les médias transalpins se rappellent d’un évènement historique, et d’une confrontation entre les deux clubs, le 4 juin 1961. Date où la puissante Inter d’Helenio Herrera était venue perdre chez le promu sicilien sur le score de 2-0, laissant ainsi échapper le titre au profit de la Juve. Sandro Ciotti, commentateur sur la mythique émission radio Tutto il calcio minuto per minuto, s’était alors écrié « Clamoroso al Cibali » (ancien nom du Stade, ndlr), phrase culte restée dans le vocabulaire footballistique italien pour désigner une victoire surprise. Un succès face à l’Inter, cette fois-ci, ne le serait pas le moins du monde.

Par Alexandre Pauwels
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