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Casoni, le Mentalist

Après quinze mois de silence à la suite d'une aventure tuée dans l’œuf en Hongrie, Bernard Casoni s’est de nouveau installé sur un banc début novembre pour prendre la barre de Lorient, en perdition. Résultat ? Les Merlus n’ont plus perdu depuis trois matchs. La raison ? Un retour aux fondamentaux et un point d’honneur mis sur l’aspect défensif par un entraîneur qui souhaite autant prouver aux autres qu’à lui-même qu’il peut réussir avec ses idées.

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Dans la voix, l’assurance d’un homme qui a des choses à prouver. Bernard Casoni est, lui aussi, entré en campagne depuis maintenant quelques semaines. D’entrée, il affirme « revenir de loin » , soit d’un silence d’une quinzaine de mois. La dernière fois qu’on l’avait vu sur un banc, l’histoire avait duré moins d’une dizaine de semaines. C’était en Hongrie, à Székesfehérvár, où Casoni avait débarqué en juin 2015 pour reprendre le Videoton FC après avoir rencontré le directeur sportif du club en France. Un proche de Viktor Orbán, Premier ministre hongrois et ancien tripoteur de ballon au pays. L’ancien international français parle d’une « super rencontre avec un vrai fan de foot et une personne très agréable, passionnée » . Problème : l’affaire vrille rapidement lorsque le président du club décide de se payer la tête du directeur sportif. Casoni est renversé avec et rentre en France avec un bilan de deux victoires en dix matchs officiels. Dur à avaler, d’autant que les mois qui suivent ne sont qu’une longue plongée dans le doute indissociable du boulot de coach : « Je n’ai pas eu peur, mais j’étais inquiet, oui, forcément. Tu es là, tu attends des propositions, tu te poses des questions. » Casoni est donc rentré en Corse, s’est posé plusieurs fois en tribunes à Furiani et a avalé quelques matchs de Ligue 2 aussi, « pour continuer à voir les joueurs, entretenir les relations » . Et le champion d’Europe 93 est revenu au moment où on ne s’y attendait pas et à l’endroit où on s’y attendait le moins. Dans l’entourage du FC Lorient, certains évoquent une solution pour « casser les codes, bousculer le confort qui s’était installé depuis plusieurs saisons » , dont un dernier exercice qui aurait dû bousculer les consciences ou prévenir le bordel dans lequel le club s’est foutu depuis août. Voir les Merlus plantés sur la bascule vers la Ligue 2 n’est pas normal, mais il suffit de faire un 360 au Moustoir pour voir les doutes sur les visages.

« Ce n’est pas de l’autorité, c’est de la franchise. »


Les doutes, justement. Le boss du club, Loïc Féry, en a eu pas mal. C’est aussi pour ça que Bernard Casoni, nommé au début du mois de novembre, dit « revenir de loin » . En l’espace de quelques semaines, les noms ont défilé, et le profil de l’ancien coach de l’ETG ne semblait pas être favorisé au départ, si ce n’est même pas évoqué. Au bâtisseur de projet a donc été préféré le profil pompier de service qui ne veut finalement pas dire grand-chose, si ce n’est que le nommé doit relever une situation. Casoni : « On peut appeler ça comme on veut, mais finalement, je suis là. J’ai passé un oral, je suis passé devant les autres candidats. C’est un challenge intéressant. » A-t-il eu peur ? « Peur de quoi ?, coupe-t-il. Je suis là pour faire mon job, ce que je sais faire. J’ai analysé la situation en arrivant dans un club qui a déjà des bases très solides et je ne vais pas tout bousculer. Mon boulot, c’est surtout de travailler dans les têtes, redonner de la confiance en utilisant plusieurs outils. Je ne suis pas un magicien et j’ai été direct tout de suite avec mes joueurs. Je préfère qu’ils sachent ce que je pense, je ne vais pas prendre dix mille chemins pour dire les choses. Ce n’est pas de l’autorité, simplement de la franchise. » Ça, c’est pour l’aspect psychologique d’un groupe miné par les mauvais résultats et où certains éléments pensaient déjà à quitter le fouillis dès l’hiver. « Si certains veulent partir, ils peuvent partir. » Façon de préciser que pour se sauver, Casoni aura besoin d’hommes concernés et rien d’autre. Résultat : Lorient n’a plus perdu depuis trois matchs et n’a perdu qu’une rencontre avec l’ancien protégé de Courbis contre l’AS Monaco (0-3) après une première mi-temps convaincante.

Les fondamentaux et Lucien Favre


Dès le premier jour, Bernard Casoni avait annoncé qu’il ferait du Casoni. Explications : « C’est une certaine idée de l’équilibre avec des idées défensives, mais je ne fais rien d’exceptionnel si ce n’est appliquer certains principes de base. Savoir défendre et le faire bien est la priorité. J’utilise des schémas logiques, très simples. Pour relancer la machine, je n’avais pas le choix. Après, il y a déjà des habitudes qui me plaisaient beaucoup, comme ce jeu tourné vers l’avant, le fait que l’on arrive à se créer beaucoup d’occasions à l’extérieur, mais je voulais remettre de l’équilibre. » Soit autour d’un 4-3-3 où Majeed Waris a déjà enfilé trois buts et semble avoir digéré son transfert raté à Crystal Palace cet été. Casoni affirme n’avoir jamais douté de ses méthodes, de son approche et dit se retrouver dans le discours de Lucien Favre. « Je lis aussi beaucoup et regarde pas mal ce qui se fait dans le hand, le volley, le basket... Favre a raison quand il fait référence à la Dream Team américaine des JO de 1992. La récupération doit être centrale, sinon on ne peut pas réussir » , précise-t-il. Le chantier n’est qu’à ses débuts, l’homme commence aussi à s’adapter à une région « moins excessive » que le Sud et entend se prouver à lui-même et à tous les sceptiques qu’il mérite ce poste. Il a six mois pour le faire. Si Lorient se maintient, il aura un an de plus pour s’installer.




Par Maxime Brigand Propos de Bernard Casoni recueillis par MB.
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