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Casillas a 30 ans

Le 20 mai dernier, Iker Casillas a du faire le point. A 30 ans, il est le capitaine du plus grand club du monde et de la meilleure sélection de la planète. En Espagne, il n'y en a qu'un pour douter de son statut. Un indice : il est portugais mais ne porte pas de moustache.

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« J'ai reçu plus de balles qu'une façade de Sarajevo. J'ai tellement d'années de foot et de matchs derrière moi que plus rien ne me surprend vraiment dans ce monde » . San Iker Casillas parle comme un vieux. Normal, le gamin vient de fêter ses 30 ans et a déjà tout vu, tout lu, tout vécu : 122 sélections en équipe d'Espagne, 1 Coupe du monde, 1 Euro, 572 matchs officiels avec le Real, 2 Ligue des Champions, 4 Ligas, 1 Coupe Intercontinentale. Recordman de presque tout, Iker Casillas s'est bâtie une légende d'un autre siècle et a déjà dépassé Raul dans les mémoires ibériques. C'est cruel mais c'est ainsi : Raul c'est le Real et l'Espagne de la lose. Iker, c'est le héros qui élimine l'Italie en ¼ de l'Euro 2008. Ce soir-là il arrête deux pénos et se débarrasse de deux malédictions en même temps : l'Italie et les quarts de finales. L'Espagne met ses vieux démons au placard et devient maître d'Europe et du Monde. Merci qui ?

Luis Aragonés sait bien, en 2006, pourquoi il se débarrasse d'un Raul qui vieillit mal. L'Espagne touche le fond en 2006 en s'inclinant en Irlande du Nord en phase de qualification pour l'Euro Austro-Suisse. Il décide donc de tirer dans le tas et de se débarrasser d'un Raul trop intrigant. Sommé de s'expliquer en direct à la télévision sur la non-sélection du héros national, le vieux sage ne se cache pas : « j'ai du respect pour peut-être le meilleur joueur espagnol de tous les temps, mais le temps passe. Les joueurs se sélectionnent seuls et s'éliminent aussi seuls » . Raul ne réapparaîtra plus sur la photo et Aragonés confie les clés du vestiaire à Casillas. L'ambiance change car Iker ne gouverne pas seul. Les décisions sont prises collégialement avec Xavi et Puyol, ses vieux camarades des sélections de jeunes. L'Espagne se qualifie pour l'Euro 2008, Casillas élimine l'Italie en quart et Aragonés triomphe au soir du match. «  Iker a prouvé à tout le monde qu'il est parfait en tout, dans les buts, en tant que capitaine, en attitude » . La légende peut commencer.

La méthode Casillas

Alors quand Mourinho filtre dans les médias sa nouvelle idée géniale, personne ne rit. Après Valdano, l'organisation du club, le 9 et les arbitres, le Special One s'en prend à une autre légende merengue. D'après Marca, le Mou étudie la possibilité de confier le brassard à un joueur de champ. A l'Inter c'était Zanetti, à Chelsea c'était Terry. Au Real ce sera donc Ramos ou Alonso. Sauf qu'ici c'est Madrid et on ne rigole pas avec la tradition. Au Real, le brassard est une affaire d'anciens. Seules les années au club déterminent qui aura l'honneur de porter le brassard de la formation centenaire. Le coach n'y sera jamais pour rien. Entré au club à 11 ans, Casillas est un morceau de Real Madrid coulé dans un corps humain. Vouloir retirer l'élastique du bras du monument pour pouvoir mieux contester les décisions arbitrales est au mieux une faute de goût. Au pire, un blasphème.


En sélection, les 30 ans d'Iker Casillas et ses 122 sélections suffisent à Vicente Del Bosque et au vestiaire champion du monde: «  Iker Casillas est sans doute le meilleur gardien du monde. Un joueur qui a gagné autant de choses ne le doit qu'à lui-même et mérite largement ce titre » . Quand la Moustache reprend l'équipe Championne d'Europe, il ne fait aucun doute que San Iker continuera à en diriger le vestiaire. «  Iker est quelqu'un qui parle beaucoup et pose beaucoup de questions. (...) Raul intériorisait plus la pression. Casillas est plus relax » assure le moustachu. Xavi, Puyol et Casillas comptent maintenant à eux seuls plus de trois cents matchs internationaux (122 pour Casillas, 101 pour Xavi, 94 pour Puyol). Pas mal pour une vieille façade.

Thibaud Leplat, à Madrid

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