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Carteron : « On est arrivés la veille du match, il y avait des bulldozers sur le terrain »

Depuis plus de deux ans maintenant, Patrice Carteron a posé ses valises en Afrique. Après une expérience mitigée à la tête du Mali, l'ancien coach de Dijon dirige avec bonheur le TP Mazembe, l'un des clubs les plus prestigieux du continent. Entretien fleuve avec un expatrié heureux, où l'on parle d'organisation à l'africaine, de milliardaires congolais, de guerre au Kivu et de Trésor Mputu.

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Bonjour Patrice. En championnat, le TP Mazembe reste sur quatre titres d'affilée, dont deux acquis sous vos ordres. Que vous inspire cette situation de suprématie nationale?
Très honnêtement, c'est un exploit permanent. Pour la simple et bonne raison qu'en dehors de Kinshasa et Lubumbashi, la qualité des terrains est telle qu'arriver à garder ce titre en déjouant tous les pièges qui sont sur notre route, je trouve que c'est admirable. Quand on voyage dans le Congo, on voit les disparités : tu as deux villes qui sont développées, Kinshasa et Lubumbashi, et le reste du pays qui vit pratiquement comme il y a cinquante ans. Je pense que les gens n'imaginent pas les conditions dans lesquelles on joue parfois… C'est indescriptible (mimique désabusée)…

C'est-à-dire ?
J'ai une anecdote assez récente, avec l'Entente sportive de Matadi. Ils nous avait prévenus qu'on ne jouerait pas sur leur terrain habituel parce qu'ils font des travaux pour installer un synthétique. Finalement, on a joué sur un terrain militaire. En gros, on est arrivés la veille du match, pour s'entraîner, ils étaient carrément avec des bulldozers en train de construire le terrain. Quand je dis construire, c'est vraiment des mecs qui piochent dans la terre pour faire en sorte d'avoir une surface sur laquelle on peut tracer un terrain de foot… C'est inimaginable (rires). Finalement, pour s'entraîner, on a pris une petite partie du terrain et on a joué dessus le lendemain. Et après, les gens me demandent : « Mais pourquoi l'équipe fait des 0-0 à l'extérieur ? »

Certes, mais votre équipe semble quand même bien plus à l'aise à domicile.
Dans notre stade, on est vraiment dans le Colisée, c'est une enceinte de 20 000 places, mais l'ambiance est absolument incroyable. Devant leur public, les joueurs jouent leur tête, ils ne peuvent pas se permettre d'être moyens, cela les transcende. Alors que parfois à l'extérieur, dans des contextes beaucoup plus favorables, on n'a pas senti la même générosité et la même motivation. Il faut aussi voir que lorsqu'on joue à l'extérieur, on est l'équipe à abattre, c'est le match de l'année pour nos adversaires, ce qui nivelle les écarts.

Cela fait maintenant plus d'un an que vous entraînez en République démocratique du Congo. Comment s'est créée l'opportunité ?
J'ai été sollicité, on m'a demandé si c'était quelque chose qui pouvait m'intéresser et spontanément, j'ai répondu oui. J'avais un peu entendu parler du club. Je m'en rappelle, j'avais lu un article pendant leur épopée à la Coupe du monde des clubs (ndlr : finale perdue contre l'Inter de Milan). Comme tout le monde, forcément, je m'étais intéressé. Mais bon, c'est assez étonnant quand j'y pense : dans tous les choix que j'ai eu à faire pendant ma carrière, ça a été à chaque fois un ressenti spontané qui m'a guidé. Comme lorsque j'ai pris les rênes de la sélection du Mali par exemple.

Vous avez d'ailleurs dû abandonner la sélection, ce qui a créé un petit imbroglio avec la Fédération malienne…
C'est vrai, il s'est posé la question de comment gérer la fin avec le Mali. En même temps, la proposition du TP Mazembe est arrivée à une période où je ne voyais pas comment, en continuant de manière aussi peu professionnelle, on pouvait espérer amener la sélection vers le plus haut niveau. Je laissais une énergie folle, avec des histoires pas possibles… Je pourrais t'en raconter pendant des heures.

Bah, racontez-moi.
C'était sur la durée un potentiel de joueurs fantastiques, mais après, en termes d'organisation, il y avait beaucoup de choses à améliorer. Je me suis retrouvé une fois à Paris à l'aéroport à six heures du matin, on partait pour le Rwanda et on découvre à ce moment qu'on n'avait pas de visas… Puis le lendemain, Seydou Keita qui m'appelle pendant la nuit, son billet d'avion n'avait pas été envoyé… Le potentiel est immense, mais tu laisses trop d'énergie dans l'extra-sportif. J'ai quand même profité. J'avais décidé de venir habiter et vivre au Mali. Ce n'était pas facile, car le pays était en guerre à ce moment-là, mais c'était malgré tout un choix fort, car s'imprégner de la culture et de la mentalité du pays, cela me semble fondamental, du moins c'est ma façon de faire. Toutes ces expériences, c'est d'une richesse personnelle formidable. Surtout, j'ai participé à la CAN. Vivre cette compétition, ça a été pour moi une expérience exceptionnelle. On est allés jusqu'en demi-finale, on a décroché la troisième place contre le Ghana.

Niveau instabilité, vous êtes aussi servi en RDC. Depuis des années, le Nord-Est du pays est secoué par un terrible conflit dans la région du Kivu. Quel regard portez-vous sur cette guerre ? Impacte-t-elle votre travail de manière plus ou moins directe ?
Non. (Il réfléchit) Ici, on sait que les équilibres restent fragiles, mais très sincèrement, à Lubumbashi, même si de temps en temps il y a des alertes, pour rester poli, avec le gouverneur je me sens plutôt en sécurité. C'est plus mes amis et ma famille qui voient les nouvelles qui sont inquiets, mais nous ici, cette notion de danger, on ne la vit pas au quotidien.

Qu'est-ce qui vous plaît dans le continent ?
Au fond de moi, je pense que c'est quelque chose qui est personnel. Déjà depuis tout petit, je n'étais attiré que par des femmes de couleur (rires). C'est bête ce que je te dis… Mon père m'a toujours dit à l'époque que je marierais avec une femme de couleur. J'ai eu des enfants avec une femme de couleur et, par contre, je pense que j'ai hérité de la Bretagne pour ce côté aventurier. J'ai toujours voulu voyager, ça fait partie de mon caractère et de ma personnalité. J'aime beaucoup l'Afrique, car je trouve que l'aspect humain est accentué. Tout ce qu'on vit est beaucoup plus fort. Dans le relationnel, dans les joies et les peines, tout est intensifié. Il y a beaucoup plus de lâcher prise que ce qu'on peut vivre en Europe où on est parfois dans le non-dit. Surtout, les joueurs africains ont un côté vraiment très attachant. Le coach en Afrique est souvent le deuxième père. J'ai rencontré des parents de joueurs, tu sens vraiment dans la façon dont ils approchent que c'est comme s'ils te donnaient leur enfant. Ils t'offrent une confiance totale, c'est un rapport vraiment très fort. L'année dernière, j'ai eu la chance de faire un séminaire de sélectionneurs en Égypte. J'étais dans l'avion avec Claude Leroy et on a passé plusieurs jours à parler ensemble. C'est assez marrant parce qu'on est originaires en Bretagne de deux villages à 10 ou 15 kilomètres d'écart. Enfin bref, il me disait qu'on a du mal à exprimer quelque part le côté attachant qui se dégage du continent africain une fois qu'on y a posé les pieds.

Quelles sont au contraire les difficultés qui vous font regretter l'Europe ?
En Afrique, le principal problème, comme je l'ai expliqué, c'est l'organisation. Mais à côté de ça, ce qui fait le charme, c'est une faculté absolument hallucinante de retomber sur ses pattes à la dernière minute. Je n'ai jamais vécu ça. Dans certaines circonstances, tu sais que ça ne sert à rien de t'énerver. Tu as une approche qui est totalement différente. Sans tomber dans les généralités, les Africains ont tendance à gérer les choses à la dernière minute, mais bon, on s'en sort toujours. Quand je bossais pour le Mali, j'étais à Orly, à l'hôtel en train d'attendre, je recevais les billets d'avion sur ma boîte mail les uns après les autres, les joueurs m'appelaient, ils n'avaient rien reçu... Alors que tu sais deux ou trois mois à l'avance que tu vas avoir ton déplacement (soupir).

Sur un terrain plus sportif, où se situe le niveau du championnat congolais ?
C'est trop difficile pour moi de faire un comparatif avec la France. Parce que le niveau footballistique est parfois atténué par l'état des terrains. Néanmoins, le fait de jouer dans des conditions précaires, c'est vraiment un bon moyen de préparer mentalement et physiquement les joueurs à des compétitions plus élevées par la suite. Sinon, niveau football pur, les mêmes équipes qui nous posent des problèmes chez elles, très souvent on les bat assez facilement chez nous. L'écart entre une équipe à l'extérieur et à domicile est déjà tellement énorme que ce n'est pas possible de donner un niveau moyen.

Pourquoi ce club du TP Mazembe est-il si particulier ? C'est presque une anomalie en soi sur le continent africain...
C'est dû à deux choses. D'abord, à la passion et l'engagement du président, Moïse Katumbi Chapwe (ndlr : aussi gouverneur de la province du Katanga), qui a permis à ce club de prendre une dimension internationale. Il n'y a qu'à voir les infrastructures du club. La salle de sport qui est là, par exemple (il se retourne, ndlr), c'est la salle de gym du TP Mazembe, juste derrière il y a une clinique, près du stade. On a des masseurs, des hamams, une piscine... Si tu n'as pas quelqu'un qui aime autant le foot et qui a autant les moyens que le gouverneur, ça me paraît mission impossible d'avoir nos résultats. En second lieu, son investissement est renforcé et motivé par l'engouement qu'il y a autour de l'équipe. C'est quelque chose d'incomparable. Il y en a tellement que parfois, même, tu as un sentiment d'insécurité. C'est sans commune mesure avec ce que l'on peut vivre en France, y compris en Corse. Il y a quelques semaines, malheureusement, il y a eu des morts à Kinshasa, mais l'ambiance d'un match entre le TP Mazembe et l'AS Vita club, c'est une rivalité qui est incomparable. Quand tu vas te promener partout en ville, le jour du match, tous les gens sont en noir et blanc. Mais quand je dis tout le monde, c'est tout le monde, et partout dans le Congo. Le TP Mazembe, ça représente une image de réussite, dans un pays où tout n'est pas toujours facile. Nos succès ont permis de décomplexer la population quelque part, pas seulement les Congolais, mais l'Afrique noire dans son ensemble.

Un autre facteur de réussite, c'est que vous avez aussi les moyens de retenir vos meilleurs joueurs en leur offrant de bons salaires.
L'argent, c'est le nerf de la guerre. Je peux t'assurer que le président reçoit beaucoup de propositions, mais c'est comme quand, à l'époque, les gens contactaient Aulas à Lyon. Ils savaient que s'ils voulaient le joueur, il fallait qu'ils mettent beaucoup, beaucoup d'argent, car lui n'avait pas besoin d'argent. C'est pareil pour Moïse qui est milliardaire. Une fois, on a eu une proposition de plusieurs millions d'euros en provenance du Dynamo Kiev pour un joueur, je ne peux pas te dire son nom. Le président a juste dit : « Bof, ça ne m'intéresse pas, le joueur ne va pas aller là-bas. » Où peut-on imaginer ça dans un autre contexte en Afrique ? Quand tu vois les équipes encore en lice en Ligue des champions cette année, tu as six clubs du Maghreb et deux du Congo. C'est un exploit d'avoir deux clubs du même pays à ce stade de la compétition, mais pour le reste, c'est logique. En Égypte, beaucoup de joueurs vont rester faire carrière dans leur pays, car ils auront des conditions financières intéressantes. Si on prend le Ghana par exemple, ils ont développé les centres de formation et leurs meilleurs joueurs s'exilent rapidement. Difficile dans ces conditions pour les clubs du pays de briller sur la scène continentale.

Quels sont vos objectifs pour le futur ?
Il me reste une année de contrat. Pour l'instant, la qualité relationnelle que j'ai avec le président me satisfait pleinement. C'est quelqu'un qui a une intelligence au-dessus de la moyenne, qui aime comprendre les choses et qui est capable d'échanger avec toi. Il est à l'écoute et me met dans de bonnes conditions. Après, mes ambitions... Quand tu arrives au TP Mazembe, c'est toujours la même chose. Quelles que soient les conditions, tu dois gagner. Cette année, on est dans un contexte difficile de transition, avec les départs de joueurs majeurs comme Nathan Sinkala, Sunzu Stopil ou Trésor Mputu, mais notre ambition reste intacte, on veut le championnat et la Ligue des champions. Tu sais, il y a des clubs où soit tu acceptes cette pression-là, soit tu commences à parler et à trouver des excuses et tu n'avances jamais. Le côté frileux, très peu pour moi.

Vous venez de parler de Trésor Mputu, le joueur le plus excitant que le Congo ait jamais connu. Pouvez-vous nous le présenter plus en détail ?
On est restés six mois ensemble. Sur ce que j'ai vu, Trésor, au niveau talent pur, c'est quelqu'un qui aurait dû avoir une grande carrière européenne. Cela serait sans doute arrivé s'il n'avait pas été dans le contexte du TP Mazembe, où il était capitaine et où on va dire qu'il était souvent protégé par le président. C'est son chouchou. Il n'a jamais eu le déclic d'aller jouer en Europe. Il est allé faire des essais à Arsenal et à Lille, à chaque fois ça s'est bien passé, mais il n'a jamais réussi à avoir le petit truc supplémentaire pour se détacher de ses racines. C'est dommage, car c'est quelqu'un qui, pour moi, avait vraiment le talent pour jouer dans un des plus grands clubs européens. Le fait qu'il ne soit jamais parti en Europe a d'un autre côté permis au TP Mazembe d'avoir un joueur hors norme pendant des années. Maintenant qu'il a signé en Angola, les supporters ont du mal à comprendre, ils me demandent : « Mais pourquoi on ne remplace pas Trésor Mputu ? » J'ai envie de leur dire : « Mais pourquoi on ne remplace pas Zidane ? » , c'est pareil. Des joueurs avec ce talent-là, il y en a un tous les dix ans.

Malgré tout, la sélection de RDC obtient des résultats très mitigés depuis des années. Selon vous, quel est le problème ?
Aujourd'hui, au niveau du Congo, il y a un énorme problème de formation. À l'heure où je parle, le pays est seulement en train de commencer à se doter d'infrastructures, car ils ont l'ambition d'organiser une CAN dans les prochaines années. Hors TP Mazembe, il n'y a pas de véritable centre de formation. Les gens se plaignent du manque de relève, mais dans le championnat et les équipes qu'on rencontre, je ne vois pas assez de bons joueurs dignes d'être recrutés. Il y a un gros déficit. Même des nations de petit niveau comme la Mauritanie, le Rwanda, l'Éthiopie ou la Libye, cela fait une vingtaine d'années qu'ils travaillent sur la formation. À un moment donné, ces équipes-là sont forcément récompensées. Longtemps, la RDC a réussi à se maintenir à un niveau acceptable grâce à l'éclosion de joueurs talentueux, mais le travail de fond n'est pas là. Il y a quelques semaines, les U20 se sont fait éliminer en tour préliminaire de la CAN contre le Malawi. Contre le Malawi! À Kinshasa ! 2-0 ! (indigné) Et après les gens se demandent pourquoi on ne prend pas les jeunes congolais ? Ces jeunes-là, ils n'ont pas perdu contre la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou le Ghana, ils ont perdu contre le Malawi 2-0 à domicile. On va prendre qui de cette équipe au TP Mazembe pour rester au niveau ? C'est impossible... Il va falloir des années pour rattraper ce déficit.

En France, on vous a quitté sur la relégation de Dijon en Ligue 2. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?
Je reçois encore beaucoup de messages de fans sur Facebook. Ce que j'en garde ? Eh bien la fierté, pendant deux ans, d'avoir réussi l'exploit de monter en Ligue 1 et de s'y battre pendant 37 journées avec un si petit budget. Jusqu'à la fin, on aurait pu se sauver, mais il aurait fallu garder en interne une plus grande solidarité pour préserver les joueurs et c'est ce qu'on n'a pas réussi à faire. Dans l'euphorie de la montée, on n'a pas réussi à se maintenir, mais bon c'est le foot, ça fait quand même partie de mes bons souvenirs.

Vous suivez toujours les résultats du club ?
J'ai tendance à regarder les résultats de tous mes anciens clubs. L'année dernière, j'étais très content que Sunderland réussisse à se sauver dans les dernières journées. C'était génial. J'ai vécu six mois là-bas, mais c'était formidable, quel souvenir ! Le foot anglais, c'est quand même sympa. Et puis Rennes, où j'ai eu la chance d'être capitaine en étant breton, un rêve de gosse. Laval aussi. À Lyon, j'ai joué des matchs de très haut niveau avec des grands joueurs comme Sonny Anderson, et j'ai connu un président, Jean-Michel Aulas, vraiment au-dessus des autres. C'est le plus intelligent. Comme le gouverneur Katumbi, ce sont des gens qui sont au-dessus de la mêlée. Saint-Étienne, enfin, l'aspect émotif, mes adieux à Geoffroy-Guichard avec mes fils qui sont arrivés sur le terrain pour me faire la surprise, et l'ovation de 45 000 personnes. De mémoire de Stéphanois, ça a été assez inédit et ça a récompensé mes cinq années dans ce club. Et une pensée enfin pour Cannes. À l'époque, j'étais resté sur une quatrième place en National, et malheureusement le club a chuté.

Pour finir, vous voyez-vous revenir en France à plus ou moins long terme ? Quels défis pourraient vous attirer à l'avenir ?
Déjà, pour être tout à fait honnête et parler de tous les aspects, d'un point de vue financier, il y a trop peu de clubs qui pourraient me payer aujourd'hui en France. C'est le premier point. Et le deuxième, c'est que je m'épanouis vraiment dans ce que je vis. Une fois que tu baignes dans l'Afrique, tu ne peux plus repartir. Regarde Hervé Renard, il a passé six mois en France et à l'arrivée il revient encore à ses amours africaines (même s'il a déclaré regretter ne pas être retenu par Aulas à l'OL, ndlr). C'est quelque chose de très très fort. Donc pour tout ça, aujourd'hui, très sincèrement, je ne suis pas dans l'optique de revenir. Surtout, pour faire quoi ? Avec le plus petit budget de Ligue 2, j'ai réussi à faire monter Dijon en Ligue 1, donc qu'est-ce qui m'intéresserait maintenant ? Si c'est pour me battre pour le maintien dans un petit club, je sais à quel point c'est difficile, et je l'ai déjà fait.


Propos recueillis par Christophe Gleizes, à Lubumbashi
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