Carrasso : « L'OM ? Trois points, pas plus »

Cédric Carrasso en veut, encore et toujours. Motivé comme jamais cette saison, et prêt à se « régaler » jusqu'au bout, le portier bordelais attend de gant ferme l'OM dimanche, à Chaban-Delmas. L'occasion de retrouver une nouvelle fois son ancien club, et de remporter le « duel » des ténors. Enfin, presque...

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La compétition a repris depuis plus de huit jours, et pourtant vous n'avez pas encore joué. Cela n'est-il pas trop difficile ?


Non, pas spécialement. Il y a eu une trêve, et c'est un peu comme quand on a une petite blessure et que l'on manque trois semaines... Ce n'est pas là que l'on perd les repères. En été, oui, mais pas là.

Ce match face à l'OM est-il déjà un tournant dans la saison ?


C'est surtout le premier d'une série de dix-neuf matches à jouer en championnat. On sait que janvier et février sont importants pour nous, mais Marseille ou un autre, ça vaut trois points, pas plus. Après, il y a l'aspect psychologique, mais nous, ce qui nous intéresse, c'est l'aspect comptable. Comme on est encore très loin de la fin, je pense que l'on fera les calculs un peu plus tard.

Ce match n'est-il finalement pas plus important pour Marseille que pour Bordeaux ?


Si, c'est sûr ! Nous nous devons de nous appliquer pour gagner, afin de repartir comme nous avions terminé 2009. Quoi qu'il arrive, on est là. D'autres équipes ont des pressions différentes, mais nous, on veut gagner, comme à chaque fois. C'est un grand match, face à une belle équipe, chez nous, donc c'est toujours plaisant.

A quel style d'opposition vous attendez-vous ?


On sait très bien comment ça se passe dans ce style de rencontre... Il va y avoir dix minutes intenses au départ, avec le facteur psychologique qui va entrer en jeu, et qui va déterminer le match. Je pense que leurs qualités du moment, c'est d'avoir cet impact physique qu'ils vont essayer de nous imposer. Mais la différence entre le match aller (0-0) et celui-là, c'est qu'il y a eu une Ligue des Champions au milieu... Et les équipes physiques, on a vu ce que c'était. Je pense que l'on a encore appris dans ce domaine-là. A nous de nous servir de ça.

Certains joueurs reviennent au premier plan chez l'adversaire, dont Mamadou Niang notamment, avec lequel vous avez joué...


Pour moi, « Mamad » reste un super joueur, un grand attaquant. On le sait. On parlait de repères ; regardez, il n'avait pas joué depuis un moment, et face à Saint-Étienne (en Coupe de la Ligue, ndlr), il rentre et il marque ! Les grands joueurs sont toujours là... Et il sera là dimanche. On sait qu'il fera son match, qu'il va se battre. Pour moi, sur le plan offensif, c'est leur arme. Il peut faire la différence tout seul. On ne sera pas surpris, et le fait de le connaitre ne veut rien dire, au contraire.

Il ya aura aussi une opposition à distance entre Steve Mandanda et vous. Comment voyez-vous cela ?


C'est loin d'être un duel... C'est fini tout ça ! Je n'arrive pas à comprendre comment on peut parler de duel sur un match. Je ne le vois pas comme ça. On évoque souvent cela, mais nous aurons un bon match à faire tous les deux, tous simplement, avec un rôle à jouer chacun. Pour moi, le duel, il est face aux attaquants.

A mi-saison, quels sont vous objectifs personnels ?


Aujourd'hui, j'ai des nouvelles couleurs à défendre, avec une saison excitante et de super trucs à jouer et à faire en 2010. Je n'aime pas me projeter. J'ai appris lorsque j'étais blessé, à ne plus regarder trop loin devant. Je profite au match, le match. Mais je veux les gagner, tous ! On a envie d'aller le plus loin possible dans chaque compétition. Et pour moi, il est difficile de ne pas me régaler dans cette équipe.

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