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Carragher, du mythe à la réalité

Idole éternelle du peuple d’Anfield, Jamie Carragher (34 ans) n’est désormais plus que l’ombre de celui qu’il a été : un des meilleurs défenseurs anglais des vingt dernières années. Cantonné au banc de touche en Premier League, le numéro 23 des Reds n’est plus titulaire qu’en Ligue Europa. L’occasion pour lui de lâcher encore quelques tacles, avant, peut-être, d’endosser un jour le costume d’entraîneur du LFC.

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Les longues jambes sèches, à défaut d’avoir déjà été souples, semblent avoir un mal de chien à se plier. Les tempes, elles, sont de plus en plus grises. Quant au temps passé sur le terrain, il devient presque famélique. Voilà, en gros, pour le Jamie Carragher saison 2012-2013. À bientôt 35 ans, le défenseur des Reds glisse lentement mais sûrement vers une fin de carrière dans la peau d’un vétéran à qui l’on ne fait confiance qu’en de rares occasions. Sauf que « Carra » n’est pas, à Liverpool, un ancien de plus que l’on observe disputer les derniers matchs de sa carrière avec une certaine sympathie. Non, Carragher est une légende. Une vraie. « Le meilleur défenseur à avoir joué à Liverpool » , selon Steven Gerrard, l’autre idole d’Anfield.

Avec plus de 700 matchs disputés sous le maillot rouge et une Ligue des champions (2005), une Coupe de l’UEFA (2001), deux FA Cup (2001, 2006) et trois Coupes de la Ligue au palmarès (2001, 2003, 2012), entre autres, le natif de Bootle a en effet grandement contribué à la deuxième jeunesse du plus grand club de la Merseyside, au début des années 2000. Et comme un symbole, c’est en même temps que les courbes de performance de Carragher et du LFC se sont mises à chuter. Grand d’Europe il n’y a encore pas si longtemps, Liverpool n’est désormais plus qu’une équipe moyenne. Référence dans la caste des défenseurs centraux, malgré un style « so british » , Carragher est devenu un joueur moyen.

Au marquage de Samuel Eto'o

Un joueur qui n’a disputé que 55 minutes en Premier League cette saison, barré par le duo de tatoués Agger-Škrtel et même par le jeune Uruguayen Coates. Un cadre du vestiaire cantonné à disputer les rencontres d’Europa League au beau milieu d’un squad de jeunes Reds à peine sortis de la puberté et dont il pourrait être le père. « Il n’a plus le niveau physiquement, lâche Ant’, un habitué des travées d’Anfield. Quand Benítez est arrivé, Carragher était fort, mais à la fin il commençait à baisser physiquement. Pour Dalglish, qui connaît Carragher depuis son plus jeune âge, c’était aussi très difficile de l’écarter. Rodgers n’a pas toutes ces histoires et il peut mettre Carragher sur le banc. » Et si, il y a quelques années, « Carra » avait annoncé préférer partir que voir son temps de jeu diminuer dans son club de toujours, c’est bien lui qui sera au marquage de Samuel Eto’o ce jeudi soir, avec sans doute le brassard de capitaine autour du bras.

S’il ne l’aligne jamais dans son onze de départ en championnat, ce n’est pourtant pas que Brendan Rodgers ne puisse pas encadrer Carragher. Au contraire. À chaque sortie, l’ancien entraîneur de Swansea loue les qualités et l’état d’esprit de son numéro 23. « Son rôle est capital, souligne Rodgers. Parfois, vous pouvez entraîner de jeunes joueurs, parler avec eux, les éduquer, mais lorsqu’ils vont sur le terrain, s’ils ont de grands joueurs à côté d’eux, ça aide à diriger le match. » Le nouvel boss des Reds aimerait d’ailleurs qu’une fois sa carrière terminée, Carragher reste au club et endosse, pourquoi pas à l’avenir, le costume d’entraîneur.

« Même dans le stade, on l’entend hurler »


« Qu’il entraîne ou qu’il s’occupe du recrutement, il y aura un rôle pour lui parce qu’il est une figure emblématique de Liverpool » , lance Rodgers. Manière de protéger le mythe ou vraie prédisposition de l’ami Jamie pour devenir un grand entraîneur ? Camélia, membre de la French Branch de Liverpool, penche pour la deuxième option : « Il a une âme d’entraîneur. Sur le terrain, c’est lui qui gueule le plus fort. Même dans le stade, on l’entend hurler. C’est un obsédé du foot, il aime tout ce qui touche à la tactique. » Si jamais James Lee Duncan Carragher, de son nom complet, dirige un jour les Reds, il n’aura en tout cas pas à se forcer pour transmettre son amour du maillot et de la ville.

À la tête de la « 23 Foundation » , son association, il vient en aide aux enfants défavorisés de la Merseyside. Une façon normale, selon lui, de se rendre utile ailleurs que sur le rectangle vert. « C’est quelqu’un d’adorable, il cherche à redonner tout ce qu’il a pu avoir, déclare Camélia, qui a rencontré l’homme aux 38 sélections sous le maillot anglais dans le cadre d’un don à la 23 Foundation. C’est quelqu’un de super agréable, pas le footeux de base. Il a les pieds sur terre. » Toute une série de qualités qui font régulièrement entonner au public d’Anfield le refrain We all dream of a team of Carraghers, se remémorant sans doute l’incroyable courage du joueur (et ses chaussettes en bas des mollets) lors de la finale de la Ligue des champions 2005 face au Milan. « Quand Dudek a arrêté le penalty de Shevchenko à Istanbul, le premier joueur à arriver vers lui, c’était Jamie Carragher, pourtant pas le plus rapide. Il a couru comme un malade » , se rappelle Ant’, sans doute conscient que lorsque « Carra » s’en ira, c’est une certaine idée du football qui partira avec lui.

Par Alexandre Alain
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