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Carlo Tavecchio, le président pyromane

Taper le nom du président de la Fédération italienne sur un moteur de recherche, c'est tomber sur des dizaines de pages parlant de ses dérapages et de ses condamnations. Sauf qu'entre deux phrases débiles sur les noirs ou les homos, Carlo Tavecchio a réussi quelques belles réformes, et a été réélu à son poste au début du mois.

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Pour se faire élire, on est parfois prêt à dire n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. En juillet 2014, parti tête baissée en campagne pour être élu président de la Fédération italienne de football, Carlo Tavecchio était de ceux qui ne pèsent pas leurs mots. Après la Coupe du monde honteuse de la Squadra Azzurra, le précédent président Giancarlo Abete avait rendu son tablier en même temps que le sélectionneur Cesare Prandelli, et laissé son trône vacant. Qui pour s'asseoir dessus ? À 71 ans et après quelques années comme vice-président, Carlo Tavecchio pensait son heure enfin arrivée. Face à lui, l'ancien milieu de terrain de l'AC Milan, Demetrio Albertini. Et au détour d'un de ses discours de campagne, le 25 juillet, Tavecchio s'était plu à comparer la façon dont fonctionnaient les Anglais et les Italiens par rapport aux jeunes joueurs.


Le candidat avait lancé sa plaidoirie par une première phrase plutôt soft : « En Angleterre, ils identifient des jeunes joueurs qui grimpent, et si ces derniers se montrent assez professionnels, alors on les autorise à jouer » , avant de balancer la sauce : « Et nous, on a des Opti Poba qui, avant, mangeaient des bananes, puis qui deviennent tout d'un coup titulaires à la Lazio. » Opti Poba n'existe pas, et est un joueur inventé par le cerveau de Tavecchio pour servir son propos. Mais un nom qui ressemble étrangement à celui de Paul Pogba associé à la banane, forcément, ça coince. Voilà à quoi Carlo Tavecchio a longtemps été réduit, sauf qu'il a été réélu à la tête de la Fédé début mars. Une réélection qui récompense la réussite de plusieurs de ses réformes.

Le récidiviste


La saillie de Tavecchio sur Opti Poba n'était évidemment pas passée inaperçue, et tout ce que l'Italie comporte d'indignés lui était tombé dessus dans la seconde. Côté football, Tavecchio s'était par exemple fait taper sur les doigts par Chiellini en personne, qui s'était insurgé : « J'ai lu ce qui avait été dit. J'ai été décontenancé. Je me suis demandé comment le football italien pouvait se diriger vers cette élection. Je n'ai rien de personnel contre Tavecchio, mais pour le moment, la seule personne adéquate pour le poste, c'est Demetrio Albertini. Nous ne devons pas laisser le football italien être de nouveau embarrassé. » Quelques responsables politiques lui avaient emboîté le pas, demandant le retrait de sa candidature, tandis que d'autres affaires remontaient à la surface. Comme cette décision qu'il avait prise en 2008, quand il présidait la Ligue amateur, et qu'il avait forcé les clubs à acheter des ballons Molten alors qu'on le soupçonnait fortement de s'être mis d'accord avec la marque pour récupérer une partie de la cagnotte.


Mais les 274 qui composaient le corps électoral avaient passé outre, et le 11 août 2014, Tavecchio était élu avec presque 64% des voix. En octobre, il était suspendu six mois par l'UEFA pour ses propos sur Opti Poba. Un an plus tard, en novembre 2015, il se faisait gauler par des journalistes italiens en parlant de celui qui rachetait la ligue amateur comme d'un « petit juif » , avant d'enchaîner : « Je n'ai rien contre les Juifs. Il vaut mieux les tenir en respect. C'est vrai qu'il est homosexuel ? Je n'ai rien contre eux, mais qu'on les laisse loin de moi. Je suis tout à fait normal. »

Réélu car réformateur


Des déclarations à l'emporte-pièce, un goût pour la provocation, sauf que Tavecchio n'est pas du genre à faire pénitence. Sa défense est toujours la même : l'attaque. Après le banane gate, il avait balancé, en vrac, dans des médias ou des communiqués : « Je ne me souviens pas d'avoir utilisé le mot banane » , « J'accepte toutes les critiques, mais pas l'accusation de raciste parce que toute ma vie témoigne du contraire » , ou encore « J'ai adopté trois enfants en Afrique, j'y possède également une coopérative de culture de tomates et j'ai fait construire deux hôpitaux là-bas. » Pour ses paroles sur les Juifs et les homosexuels, il avait hurlé au chantage et à la manipulation. Et s'il a été réélu le 6 mars pour un nouveau mandat de quatre ans, c'est que Tavecchio a des résultats. Il y a ces réformes sur la transparence des budgets, ou encore la nomination d'une femme à la tête des U16 italiens.


Mais surtout, il y a cette réforme du « 4+4 » initiée en 2014, qui imposait aux clubs italiens d'inscrire au maximum vingt-cinq joueurs de plus de vingt et un ans, et qui les forçait à avoir au moins quatre Italiens et quatre joueurs formés en Italie – donc souvent des Italiens – dans leur effectif. Terminé les clubs qui débarquaient avec des onze de départ sans un seul Italien, les pépites allaient enfin pouvoir jouer et progresser. Aujourd'hui, on juge que la plupart des jeunes prodiges de la Botte ont pu sortir du lot grâce à cette mesure. Une réforme qui permet aussi à la sélection d'être plus compétitive, après tant de débats sur ces binationaux dont beaucoup de monde ne voulait pas. Un président grande gueule, mais qui sait mettre en avant les talents de l'Italie, voilà pour qui la Fédé a à nouveau voté. Le candidat du Make Italia great again, en somme.

Par Alexandre Doskov
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