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Capoue pas cap ?

Après une période difficile à Tottenham où il a très peu joué, Étienne Capoue brille à Watford. Pas si étonnant, vu l’aspect cyclique de sa carrière et sa personnalité.

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Question : quel est le seul Français à faire partie du top 10 des buteurs de Premier League ? Indices : il est milieu de terrain, mesure 1,89 m pour 80 kg et n'a pas attendu Pascal Dupraz pour rendre Toulouse cool. Réponse : Étienne Capoue. Revenu de nulle part, le milieu de terrain cartonne actuellement avec Watford, comme en témoignent ses quatre buts inscrits en cinq journées. Pas mal pour un box-to-box. Élément indispensable des Hornets depuis la saison dernière – 38 titularisations en championnat entre août 2015 et aujourd’hui –, le beau bébé de vingt-huit ans s’était pourtant perdu après son départ du TFC, ne voyant la couleur des terrains de PL que 1586 minutes en deux saisons avec Tottenham. Au vrai, ce passage à vide n’était pas le premier. Et pour tenter d’éloigner les points d’interrogation qui entourent le joueur, il faut se retourner. Loin, très loin de l'Angleterre.

Bercé par le cuir


Niort. C’est là que le petit Étienne est né. Là qu’il fait la connaissance du ballon aussi, bien aidé par une famille qui vit du football. Son oncle, Jean-Michel, évolue en première division avec Cannes. Jacques, son père, joue à un niveau régional et entraîne aux Chamois niortais. Aurélien, son frère aîné, fera carrière avec Nantes. «  Les Capoue, sur Niort, c’est une famille de footeux, confirme Jean-Luc Poirault, également éducateur aux Chamois. Quand j’avais les deux grands frères à l’école de foot, Étienne les accompagnait. Il ne savait pas encore marcher qu’il avait déjà le ballon dans les mains. Il se baladait à quatre pattes sur le bord du terrain et il se débrouillait pour le traîner entre les bras et les jambes. »

Étienne, qui commence donc lui aussi le foot dans le club de sa ville, se fait remarquer très tôt. Au sein d’une belle génération, où l’on trouve notamment Johan Gastien (aujourd’hui à Dijon), celui qui est le plus souvent utilisé en tant qu’attaquant de pointe enchaîne les buts et s’impose comme une vraie promesse. « Il était au-dessus du lot techniquement et athlétiquement, c’est clair, assure Jean-Luc, l'un de ses premiers coachs. À treize ans, il avait déjà un gabarit plus que conséquent, à l’image de son père, et un maniement du ballon exceptionnel pour son âge. Nul doute que c’était le meilleur du groupe. Ce n’est franchement pas une surprise de voir que c’est lui qui s’en sort le mieux parmi les gars de sa génération ou ses frères. »

Du basket aux Spurs


N’empêche qu’il ne deviendra jamais professionnel dans son équipe d’origine. Alors que son père doit quitter le club pour des problèmes internes, Capoue commence à mettre des distances entre la balle et lui. À tel point qu’il envisage de lâcher le foot pour se mettre à un autre sport. Est-ce parce que Papa ne veut plus le voir aux Chamois, lui qui n’en fait plus partie ? Toujours est-il que le fiston stoppe précipitamment son aventure avec Niort. «  Il a prétexté qu’il était overdosé du foot, ce qui était peut-être vrai au demeurant, et qu’il préférait s’orienter vers le basket, rembobine Jean-Luc. Chose qu’il a faite d’ailleurs, parce que c’était un très bon basketteur. C’est à ce moment-là qu’il nous a filé entre les doigts.  »

En 2002, Capoue se concentre donc sur le dunk, mais prend tout de même une licence de football à Chauray. Deux ans plus tard, il retient l’attention du SCO d’Angers, où il passe un an, puis intègre le centre de formation de Toulouse. Le basket n’est alors plus qu’un hobbie. Sa trajectoire au TFC est assez linéaire pendant huit ans, avant un plantage en règle à Tottenham. Un nouveau blanc dans une carrière étrange, donc. « C’est vrai que c’est un peu une carrière en dents de scie, acquiesce Jean-Luc Poirault. Est-ce que c’est dû à son hygiène de vie, à des maux psychologiques, à une éventuelle nonchalance ? Aucune idée. »

Talent, flemme et timidité


Reste que l’entraîneur apporte quand même des éléments de réponse en soulignant certains traits de personnalité de l’international français (sept sélections en 2012 et 2013) : « Quand il était môme, on pensait que son mental constituerait un frein à un moment donné. Il était un peu frileux, introverti. La vie avec le groupe n’était pas simple, on n’entendait pas souvent le son de sa voix. Le travail physique n’était pas sa tasse de thé non plus. Ce n’était pas le plus courageux. Pour preuve, après une année de sport-études, il en avait déjà ras le bol et a préféré arrêter.  »


Le numéro 29 de Watford serait-il un de ces gars talentueux qui n’ont pas besoin de forcer pour être au–dessus ? Ou est-il tout simplement un mec qui ne considère pas le ballon rond comme le critère numéro un du bonheur ? Un peu des deux, selon l’éducateur : « Il a toujours donné l’impression d’être assez fort pour ne pas avoir trop d’efforts à fournir. Puis, ce n’était pas un véritable compétiteur dans l’âme. Si ça n’allait pas trop sur le terrain pendant une certaine période, il ne trouvait pas ça grave. » Du coup, une nouvelle question se pose, au vu des pralines envoyées chaque week-end cette saison : un nouveau Capoue serait-il né ?



Par Florian Cadu
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