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Capitaine de route : le nouveau rôle d'Iker Casillas

Pour la première fois depuis l'Euro 2000, Iker Casillas est dans la peau d'un remplaçant. Icône du football espagnol, le gardien de Porto joue le capitaine de route avec application. Un rôle qu'il remplit consciencieusement.

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Jusqu'au premier match de l'Euro contre la Tchéquie, Vicente del Bosque a ménagé le suspense médiatique. Malgré les forts soupçons de participation active dans un scandale sexuel impliquant des mineures, David de Gea a été intronisé gardien titulaire de la Roja. Une petite surprise. À l'image de Guti, nombreux étaient ceux qui voyaient le temps comme un allié d'Iker Casillas. Finalement, le gardien de Porto fait banquette, et ce troisième match contre la Croatie pourrait bien être son dernier avec la Selección. C'est en tout cas ce que demande la rue dans les sondages. Mais afin d'éviter l'Italie en huitièmes de finale, pas sûr que Del Bosque accède à la requête populaire.

De cancer...


La mission n'était pas évidente d'emblée. Vu le bordel que Casillas avait mis dans le vestiaire du Real Madrid quand José Mourinho lui préférait Diego López, son attitude est saisissante. Álvaro Arbeloa avait même repris un tweet qualifiant le gardien de « cancer » . De plus, qualifier sa relation avec David de Gea d'assez fraîche est un doux euphémisme. En juin 2015, les caméras espagnoles avaient capté la frilosité des rapports entre de De Gea et Casillas à Las Rozas, le Clairefontaine espagnol. À l'époque, l'un devait quitter le Real Madrid et l'autre était programmé pour prendre sa place. Arrivés en même temps au rassemblement de la Roja, les deux porteros s'étaient royalement ignorés alors qu'ils signaient des autographes aux supporters. Pas une poignée de main, pas un regard, nada. L'idée de savonner la planche au taulier de Manchester United a certainement dû effleurer l'esprit de Casillas. Mais il a toujours su transmettre une bonne image de lui malgré un ego développé, à l'instar de Raúl. Médiatiquement, il n'a jamais été pris en défaut par le grand public.

… à gentleman


Ce n'était pas gagné d'avance, mais une nouvelle fois, Del Bosque a su trouver les mots. Un sacré tour de force quand on se remémore l'ambiance délétère qui a régné dans le vestiaire espagnol pendant la dernière Coupe du monde. Mais les deux hommes se connaissent depuis suffisamment longtemps pour jouer franc jeu. « Je lui ai parlé trois minutes après avoir défini mon XI de départ, a affirmé le sélectionneur dans l'émission radio El Larguero. Je me suis justifié auprès de lui et je lui ai dit ce que je pensais. Je ne donne quasiment jamais d'explications, mais là, c'était différent. » En l'occurrence, Del Bosque doute du niveau de Casillas, et De Gea est le numéro 1 espagnol. Impossible de lui donner tort. Mais de là à introniser San Iker capitaine de route avec son passif, il fallait vraiment poser ses huevos sur la table. Résultat : Casillas gesticule, bondit, encourage, rameute et fait l'unanimité. Il a même adressé un abrazo remarqué à De Gea après le match contre la Tchéquie. Surtout, ses coéquipiers valorisent son implication.


Contre la Turquie, Nolito s'est précipité dans les bras de l'éternel Madridiste pour lui dédier son but. Quant à Cesc Fàbregas, il s'est fait dithyrambique en conférence de presse : « C’est une personne très aimée par tout le monde. Pas seulement pour son palmarès, mais pour sa manière d’être. C’est quelqu’un de très noble, un gentleman. Cela fait deux matchs qu’il ne joue pas, mais il se comporte comme un vrai capitaine. C’est très important de voir que ton capitaine, la légende du football espagnol, accepte ce rôle. » Pour le joker Lucas Vázquez qui le côtoie sur le banc, le comportement de Casillas est exemplaire : « Il a toujours supporté ses coéquipiers et a joué le rôle de capitaine hors du terrain. » Des propos qui font écho à ceux de Del Bosque qui ferait presque de Casillas un adjoint. Car entre faire partie d'un groupe à la conquête d'un troisième Euro consécutif ou rester à la maison pouponner (son deuxième enfant est né juste avant le début de la compétition, ndlr), Casillas a suffisamment la notion de l'histoire pour comprendre qu'il doit en être. À 35 ans, et même s'il reste compétitif, le gardien découvre un nouveau rôle dont il semble s'accommoder. La première pierre d'un futur en costume de Mister ?

Par François-Miguel Boudet
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Dans cet article

Zimedine Zimdane Niveau : Loisir
Casillas a plus le choix

De Gea est meilleur, il aurait déjà dû se retirer avec Alonso en 2014 mais il s'accroche et c'est triste


Son expérience ferra du bien à De Gea s'il pourrit pas l'ambiance du groupe comme à Madrid en faisant la gueule et en manquant de respect à un Diogo Lopez bien meilleur que lui

Il vieillit mal Iker et c'est bien dommage pour une légende comme lui
Álvaro Arbeloa a vraiment repris un tweet qualifiant le gardien de « cancer » ? Ca devait être sympa l'ambiance !
Note : -2
Iker est une des causes de la déroute du mondial brésilien. Quand t'as un gardien qui ramasse pour ainsi dire un goal à chaque tir adverse, toute l'équipe en prend un coup au moral. Il fut l'un des meilleurs du monde mais actuellement il ne mérite même pas d'être titulaire à Porto.
The Admiral Niveau : DHR
Putain, c'est triste. Il ne devrait plus jamais venir en selection. Qu'il aille jouer dans un club où il pourra s'éclater sans trop de pression, et qu'il s'éteigne tranquillement. Là, vraiment, c'est la cata.
Je fais partie des fidèles indéboulonnables d'Iker Casillas, des inconsolables qui ne pardonneront jamais à ce sac à merde de Mourinho ses coups tordus de hyène.

Iker a de l'ego : sans blague. Pour arriver à ce niveau, c'est quasiment obligatoire (bon, on a l'exception d'Iniesta certes...)

Quoi qu'il en soit les supporters de l'équipe d'Espagne lui doivent une fière chandelle. Pas seulement pour avoir été l'un des meilleurs gardiens du monde, mais aussi pour avoir refusé de croire en la fatalité d'une équipe d'Espagne condamnée à ne pas gagner autre chose que des matches amicaux. C'est lui le moteur mental de cette sélection depuis qu'elle gagne, c'est à dire 2008. Les barcelonais ont pour eux la technique, mais la foi vient de ce sacré Iker Casillas, que les médias comme le public traitent aujourd'hui comme un chien crevé.

Et pourtant il est toujours là. Quelle classe...
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