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Candreva, Turin est si loin

Longtemps considéré comme un milieu axial, Antonio Candreva a pointé en 2010 son museau du côté de Turin, où personne n'imaginait qu'il cachait un potentiel d'ailier droit énervé. Un talent caché, que le joueur ne révélera que bien plus tard, sous les couleurs de la Lazio, puis de l'Inter. Sans doute parce que Candreva lui-même a longtemps ignoré quel type de joueur il était vraiment.

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Au mauvais endroit, au mauvais moment. Voilà comment synthétiser le passage d'Antonio Candreva à la Juventus. À 23 ans, étiqueté grand espoir du football italien, le natif de Rome débarquait dans le Piémont au sein d'une Vieille Dame qui luttait encore pour se relever du désastre du Calciopoli. La Juve se cherche et Candreva aussi. Alors, le club piémontais va faire comme tout le monde, en alignant le joueur plein axe. Loin de la ligne de touche et de l'aile droite, où il apprendra à foncer comme personne en Serie A, lors de sa renaissance laziale puis interista.

Mauvaise donne


Candreva à Turin, ce sont six petits mois, où il aligne vingt apparitions pour huit titularisations, sans vraiment se distinguer, ni en bien ni en mal. Après ses débuts en Nazionale en 2009 face aux Pays-Bas, Antonio quitte Livourne en janvier 2010 pour le Piémont, via un prêt avec option d'achat de 7,5 millions d'euros. Un cadeau empoisonné pour le jeune loup, qui pose ses valises à Turin alors que la Juve vient de dire ciao à son Mister, Ciro Ferrara, viré pour avoir cumulé cinq défaites sur les six derniers matchs, et remplacé par Alberto Zaccheronni. L'échec de Candreva à la Juventus est ainsi d'abord lié à un contexte instable, peu propice à l'épanouissement du nouveau venu.


Sous Zaccheronni, la Juve expérimente, alternant les schémas tactiques en 3-4-1-2 puis 4-3-1-2, et Candreva évolue un peu partout sur le pré, en fonction des inspirations de son coach, qui finit par vouloir faire de lui le remplaçant attitré de son décevant meneur de jeu brésilien, Diego : « Dans le futur, Candreva pourra évoluer plus bas pour dicter le tempo du jeu. Mais aujourd'hui, il donne le meilleur de lui-même au poste de trequartista. C'est un joueur technique, mais qui est aussi capable de mettre beaucoup d'intensité. » Le principal intéressé acquiesce dans la foulée : « J'ai presque toujours joué trequartista, même si j'ai quelquefois été aligné plus bas au centre du terrain. »

« Candreva qui ? »


De belles paroles, qui tardent à se traduire en actes. Car Antonio ne pourra faire guère mieux que de surnager, pour éviter au rafiot Juventus de couler définitivement. Deux buts, deux passes décisives et une influence sur le jeu limitée au sein d'une équipe malade, plombée par un mercato raté et des cadres vieillissants. Dans le Piémont, le ragazzo n'a pas convaincu. Sur comme en dehors du terrain, la marque qu'il laisse est mince. À Turin, il est même surnommé « timido  » et la joue profil bas, sans doute trop pour son propre bien. « Je suis un garçon introverti, je ne communique pas beaucoup de confiance » , concédait Antonio dans une interview en 2016. « C'est un petit défaut que j'ai, je suis quelqu'un de sensible. » Le 15 mars 2010, la Repubblica s'amusera même de sa discrétion en titrant « Candreva chi ? » (Candreva qui ?, ndlr) alors qu'il vient de marquer un but sensationnel face à Sienne en championnat un jour plus tôt. Si bien qu’à la fin de la saison, la direction turinoise n'hésite pas : hors de question de dépenser presque huit millions d'euros pour acquérir définitivement un joueur qui ne sort encore que trop peu du lot.

La ligne blanche


Game over pour Candreva, qui doit tout reprendre de zéro. Son échec bianconero n'est d'ailleurs pas loin d'éteindre la flamme d'un talent qui ne demandait qu'à être allumée. Prêté à Parme puis Cesena, il est définitivement transféré à la Lazio en 2012, dans les dernières heures du mercato d'hiver. C'est seulement là qu'Antonio va prendre de la distance avec sa réputation de joueur axial, qui n'a fait que retarder son éclosion. Le coach laziale Edy Reja est le premier à repérer qu'Antonio a les moyens techniques et physiques pour dégommer la concurrence en évoluant sur l'aile droite : « C'est une chose que j'avais déjà observée avec Maxi Moralez à l'Atalanta, je l'ai fait jouer à droite plutôt que derrière les attaquants, et il était tout de suite plus décisif... Au début, Candreva voulait jouer à gauche, pour prendre l'axe et tirer au but... Mais je lui ai fait comprendre qu'il serait meilleur à droite, pour mordre la ligne, centrer et servir Klose... Il a fini par être conquis par ce nouveau poste et est devenu le joueur qu'on connaît. »


La métamorphose est parfaite. Sur son côté droit, Candreva distribue 7, 9 et 13 passes décisives lors de trois de ses quatre saisons dans le Latium. Et impose son style dans la Botte. À l'heure des ailiers inversés, habités par l'idée de repiquer dans l'axe, Antonio est un cas à part. Son obsession ? «  Sniffer » sa ligne blanche à droite, où il s'offre des déboulés de fou furieux pour centrer pour son attaquant. La patte Candreva s'illustre à travers les statistiques du néo-ailier : personne n'a plus centré que lui lors des trois dernières éditions de la Serie A. L'ancien Laziale avait alors envoyé 264, 185 et 212 galettes à destination de ses partenaires. Cette saison, avec l'Inter, il pourrait exploser son record dans l'exercice, avec déjà plus de 160 centres tentés. Pour déjà sept services décisifs, ce qui fait de lui le meilleur passeur du championnat. « J'étais trop jeune et inexpérimenté quand je suis arrivé à la Juve » , confiait récemment Antonio. Sans trace de rancune dans la voix. La marque d'un type qui a su bifurquer, pour tracer sa propre route. Celle de Turin n'est déjà plus qu'un lointain souvenir.

Par Adrien Candau
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