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  2. // Real/OL (1-1)

Candeur et "lol"

Épluché dans tous les sens, ce match n'accouche que d'une seule et double vérité : Lyon a chopé son billet pour les quarts de finale de la Ligue des Champions le week-end dernier, à Boulogne-sur-Mer ; quant au Real, il a beau pleurer, la Liga, c'est pour lui, et le Ballon d'Or 2010 est aussi dans ses rangs. Quelqu'un est vraiment surpris?

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Depuis l'arrivée du prototype CR9 en Espagne, le FC Barcelone est devenu un jouet bon marché. Un joujou capable de confirmer sa suprématie en Liga et en Ligue des Champions, certes, mais un joujou quand même. Depuis juin 2009, les vrais yeux se sont ainsi naturellement tournés vers le Real Madrid. Ce Real qu'on a évoqué et synthétisé à coups d'épais millions d'euros et avec l'accent portugais, à tel point qu'on a sciemment snobé le reste de son histoire. Le pitch de l'avant-match face à Lyon, au fait, c'était ça : « Lyon n'a jamais tapé un gros. Le Real a craché des centaines de millions cet été et n'a pas le droit à l'erreur » .

Okay, les Galactiques se sont fait plaisir au mercato estival, attirant la crème de la crème (C. Ronaldo, Kaka, Xabi Alonso, etc.), amochant du même coup les saloperies d'âmes prudes et bien-pensantes qui grouillent aux quatre coins du globe. Le pognon est là, oui, et alors ? Et d'façon, les Galactiques continueront de vendre plus de maillots que l'OL (lots of laughs, ndlr), que la France le veuille ou non, élimination ou pas, car c'est aux “autres” qu'appartient le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles et des siècles. Amen. Une somme d'individus friqués a perdu contre un authentique collectif de puritains ? Mouais, à d'autres.

Madrid avait passé un bon été, un bon automne, un bon début d'hiver. Quelques mois et vannes sur la bourgeoisie plus tard, les soldats de Florentino Perez ont donc déboulé, hier à Bernabeu, avec le torse légitimement bombé du fait de leur statut de leader du meilleur championnat du monde (c'est c'qui s'dit...) et suffisamment bien gaulés pour prétendre nettoyer, balayer et astiquer les filets d'un Hugo Lloris dont la titularisation au prochain Mondial n'est surtout pas garantie. Et puis en face, il y avait Lyon, la France, le désavantage fiscal, blablabla... Fin de l'argumentation altermondialiste. Heureusement que ce Real Madrid existe, à une époque où nos propres rêves sont de plus en plus ombragés !



Hara-kiri, barbe et Pas-de-Calais



Qu'on se le dise, Cristiano Ronaldo a prouvé hier qu'on pouvait se réapproprier un Ballon d'Or tout en quittant la Ligue des Champions en 8e de finale. Une mi-temps a suffi à convaincre une partie des observateurs ; l'autre est non-voyante ou victime d'un violent strabisme. Il n'y aura guère que Rooney pour contester le génie lusitanien, et encore. Car franchement, un type qui s'appelle Lionel peut-il raisonnablement envisager de préserver sa couronne de King du foot mondial ? En juin, ce sera bien...


Bon, pour ainsi dire, le match disputé hier entre le Real Madrid et Lyon n'est pas le plus compliqué du monde à vulgariser : le Real a flambé en première période, manquant de creuser l'écart en première période mais n'oubliant pas de creuser sa tombe dans le second acte. Suicide, hara-kiri, auto-mort, on appellera ça comme on voudra. Les victoires avec un Benzema inutile ont été chiffrées depuis le début de la saison. L'énorme désillusion sans la Benz se doit aussi d'être surlignée avec un Stabilo Boss bleu-blanc-rouge fluo, par exemple. Car si Pellegrini n'aura sûrement pas le temps de s'amuser à en déduire quoi que ce soit, Raymond Domenech a plus de deux mois pour résoudre l'équation.

L'autre vérité de ce match, c'est que Lyon a -pour un fois- su mépriser son puant déplacement à Boulogne-sur-Mer du week-end dernier (0-0). Aly Cissokho, pimpant à Santiago-Bernabeu hier, n'avait pas dissimulé son ambition de relayer au second plan ce voyage au Pas-de-Calais en y galopant avec le frein à main : « Le Real ou Boulogne, ce n'est pas la même motivation, on ne va pas le cacher, mais je suis professionnel et j'aime le foot » . Moyen dans le 6-2 il y a quelques jours, le latéral gauche tricolore a prouvé que la Ligue 1 Orange, ce n'était pas vraiment du foot, et tenu sa promesse, donnant l'impression d'être un autre homme quatre jours plus tard sur le gazon madrilène.

Merde, il fallait que Lyon vivote loin de sa suprématie hexagonale pour ouvrir sur les yeux sur cette vérité : il faut savoir faire l'impasse sur des matches de championnat pour mieux préparer les soirées continentales. L'idée n'est donc pas de résumer la posture rhodanienne en disant que Boulogne à la Libération, c'est aussi costaud que le Real à Bernabeu. Simplement de féliciter Puel d'avoir compris que la Ligue 1 était faite pour les enfants. Et qu'à Lyon, Miralem Pjanic, 19 ans, a déjà une belle barbe.

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