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CAN : la fiche de la Guinée-Équatoriale

Le Maroc ayant finalement refusé d'organiser cette CAN 2015, sa sélection en a été exclue, et c'est la Guinée-Équatoriale qui récupère la compétition et le droit d'y jouer. Pas un cadeau pour son équipe nationale, obligée de se préparer à l'arrache en bricolant à la va-comme-je-te-pousse. Pas grave, elle est habituée…

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  • L'indice Ebola : 90 % de chances de foutre le bordel avant, 10 % pendant

    La compétition n'a pas commencé, mais la sélection du pays hôte fait déjà parler d'elle. Pas en bien, tant elle ne semble pas prête du tout à disputer des matchs si vite, dès le 17 janvier en ouverture face au Congo. Elle n'a plus disputé une seule rencontre officielle depuis juin dernier ! À l'époque, il s'agissait d'une double confrontation contre la Mauritanie, et la Guinée-Équatoriale s'était fait lourder sur tapis vert pour des irrégularités graves concernant les membres de l'équipe : problèmes de passeport, faux noms… Toutes les accusations n'ont pas été retenues, mais l'affaire a suffi à disqualifier l'équipe. Depuis, aucun rassemblement n'avait été organisé ni prévu jusqu'à ce rebondissement retentissant : le Maroc, pays organisateur de cette CAN 2015, décidait d'abandonner pour ne pas risquer d'exposer sa population au virus Ebola, qui fait flipper tout le continent. La Guinée-Équatoriale du très influent président dictateur Teodoro Obiang a obtenu de la Confédération africaine que son pays récupère la compétition, qualifiant donc automatiquement une sélection à la dérive. Bref, du grand n'importe quoi dont le football ne sort une nouvelle fois pas franchement vainqueur. Un nouveau sélectionneur a été nommé en catastrophe (voir ci-dessous), 23 joueurs ont été trouvés tant bien que mal, et les matchs de préparation sont évidemment catastrophiques, avec notamment une défaite 0-2 contre une D4 portugaise…

  • Portrait robot

    - 33 % naturalisation, la spécialité locale pour former une équipe
    - 33 % pétrole et gaz, l'essentiel des richesses de ce petit pays, sorte de Qatar sauce africaine
    - 33 % autocratie, avec un président au pouvoir depuis plus de 35 ans et qui continue de se faire réélire à coups de pseudo-élections
    - 1 % de chance de briller dans cette CAN à domicile préparée complètement à l'arrache

  • Le gardien

    Une grande majorité des nations présentes à cette CAN ont de sacrés loustics au poste de gardien de but, mais pas la Guinée-Équatoriale. Ou plutôt : peut-être y a-t-il des choses à dire sur le portier de la Nzalang Nacional, sauf qu'on ne le sait pas, car personne ne le connaît. Tout juste sait-on que le titulaire dans les bois devrait logiquement être un certain Felipe Ovono (comme l'ancien du Mans), qu'il a 21 ans et qu'il évolue dans le championnat local. Ce sera lui ou un gamin de 18 ans nommé Aitor Embela qui appartient au club de Málaga en Espagne, où il joue chez les jeunes.

  • L'équipe type

    Il y aura 11 joueurs sur la pelouse au coup d'envoi avec le maillot de la Guinée-Équatoriale sur le dos, ça c'est une certitude. Pour le reste… Impossible de savoir à quoi va ressembler cette équipe qui tarde d'ailleurs à délivrer sa liste des 23. Dans la première liste élargie qui est diffusée sur le Net, on trouve une dizaine de représentants du championnat local, des « Espagnols » (la Guinée-Équatoriale est un pays hispanophone), un gars vaguement connu (Emilio Nsue, ancien international espoir espagnol aujourd'hui à Middlesbrough), mais aussi une palanquée d'expatriés qui évoluent dans des championnats bien exotiques : Malte, Gibraltar, Chypre, l'Inde et même Hong-Kong. Rendez-vous le 17 janvier pour le match inaugural face au Congo pour voir à quoi ça va ressembler. En attendant, on ne va pas vous raconter d'histoires : impossible de prédire quoi que ce soit.

  • Le symbole

    Pas d'animal pour symbole de la Guinée-Équatoriale, mais un arbre. Plus exactement un bombax, arbre tropical à fleurs rouges, avec un tronc muni d'épines. Une sorte de version africaine de l'Écosse et son fameux chardon…

  • La petite histoire de 2014-2015

    À 11 jours du début de la compétition, de SA compétition, la sélection de Guinée–Equatoriale s'est enfin trouvé un sélectionneur ! Elle n'en avait plus depuis que le précédent, l'Espagnol Andoni Goikoetxea, s'était fait virer en toute fin d'année dernière. Remarquez, elle en a l'habitude, c'était déjà le même boxon en 2012 pour la première des CAN à laquelle elle participait et qui avait aussi été organisée à domicile (conjointement avec le Gabon ce coup-là). À l'époque, c'est le Français Henri Michel qui avait jeté l'éponge. Il avait été remplacé à la va-vite par le Brésilien Gilson Paulo. Cette fois, la fédé locale a voulu voir les choses en grand en décidant carrément de contacter Stephen Keshi pour le poste, l'ancien sélectionneur du Nigeria ces dernières années, dégagé lui aussi pour avoir failli à sa mission de qualifier les Super Eagles pour cette CAN. Il a poliment – et sagement – refusé l'offre, estimant le délai trop court pour composer une équipe. Du coup, il a fallu bricoler – une fois de plus – en nommant l'Argentin Esteban Becker, un inconnu qui a réussi la promesse d'amener la sélection féminine de Guinée-Équatoriale jusqu'au titre de championne d'Afrique en 2012. « Ben » Becker, un sacré patronyme bien connu des fans d'Olive et Tom

  • Pourquoi... la Guinée-Équatoriale va gagner son premier match (et seulement celui-là)

    Parce que c'est écrit. En 2012 déjà, pour sa première et unique participation, elle avait fait le coup lors du match d'ouverture, en surprenant la Lybie 1-0 et en allant même jusqu'à remporter le deuxième, 2-1 face au Sénégal. Son secret ? Ben justement, c'est une sélection tellement secrète que personne ne la connaît, et donc aucun adversaire n'a vraiment pu la superviser. Elle peut donc miser sur l'effet de surprise pour taper d'entrer le Congo. Pour les matchs suivants en revanche, Burkinabés et Gabonais n'auront plus d'excuses, ils auront 90 minutes à décortiquer pour prendre la mesure de cette équipe, la plus grosse cote des pronostiqueurs. Une victoire de la Guinée-Équatoriale dans cette CAN est estimée entre 40 et 50 contre 1.


    Par Régis Delanoë
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    Sinon les mecs vous pensez pas faire quelques articles sur la Coupe d'Asie qui a debutee aujourd'hui ?
    Certes c'est loin, ca se passe en Australie, le niveau n'est pas ouf (quoique similaire a la CAN), ya pas de pays francophone y participant, etc etc. mais je pense que ca aurait ete bien sympa d'avoir quelque chose la-dessus egalement.
    Desole je n'avais pas vu ! Merci
    mixmaster Niveau : DHR
    Comme gars vaguement connu, y a aussi Javier Balboa, l'ancien du Real et qui joue en Liga portugaise
    Docteur Brain Niveau : District
    vous êtes fort les français, être aussi catégorique "du très influent président dictateur"
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