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CAN : La fiche de l’Ouganda

Qualifiés en leur qualité de meilleur deuxième d’un groupe composé du Burkina Faso, des Comores et du Bostwana, les Cranes ont eu le mérite d’être sérieux à défaut d’être brillants. La phase finale de cette CAN sera une tout autre paire de manches dans le groupe D, aux côtés du Ghana, du Mali et des pharaons égyptiens. Mais cet édifice bâti sur la solidité aura son mot à dire au Gabon, car comme on dit près des monts Rwenzori : « Ce n’est pas parce qu’on est prudent qu’on a peur. »

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La piste en terre battue


Le 14 mars 1978, les Cranes s’inclinent 2-0 face au Ghana à Accra, en finale de la Coupe d’Afrique. Quelques mois plus tard Idi Amin Dada, dictateur sanguinaire à la tête de l’Ouganda depuis huit longues années, est poussé à l’exil. Une révolution footballistico-politique semble en marche, sauf que depuis, plus rien ou presque : Yoweri Museveni est président depuis trente ans. Et les Cranes, qui ont décroché une qualification surprise le 4 septembre dernier, n’ont plus goûté à la Coupe d'Afrique des nations depuis trente-neuf ans. Certes, dans le groupe le plus faible des qualifications face au Burkina Faso, au Bostwana et aux Comores. Mais les Ougandais y ont quasiment tout bien fait : quatre victoires, un nul, une défaite à Ouaga face au Burkina. Et lors de la dernière journée de qualifs, les Ougandais ont même cru s’emparer de la première place du groupe au grand dam des Étalons, dont le but inscrit à la 99e minute face au Bostwana a finalement scellé leur sort de meilleurs deuxièmes. L’Ouganda arrive au Gabon sûr de sa force collective. Museveni a peut-être du souci à se faire.


Le joueur qui va leur manquer : Frank Mugisha


Petit, vif, insaisissable, il collectionne les récompenses individuelles en se battant pour la communauté. Non, il ne s’agit pas du numéro 10 du Barça. Frank Mugisha est un militant ouvertement gay en Ouganda. Ce pays qui punit l’homosexualité par la prison à vie, et dont la dernière élection présidentielle a contribué à stigmatiser cette communauté. C’est sur un autre terrain que Mugisha mène le jeu avec le SMUG (Sexual Minorities Uganda), l’ONG avec laquelle il défend les droits des minorités sexuelles, cela même face à l’État. En 2014, aux côtés d’autres militants, il parvient à faire annuler une loi anti-gay par la Cour constitutionnelle, qui obligeait la dénonciation du « crime » d’homosexualité. Et comme tout créateur, Mugisha n’échappe pas aux coups : « J’ai été frappé dans la rue, au supermarché, harcelé par la police. J’ai aussi reçu des menaces de mort écrites, glissées sous ma porte  » , se souvient-il. Dans une équipe qui n’a marqué qu’un but à Aly Ahamada (Comores), la présence du numéro 10 du SMUG n’aurait pas fait de mal.



Le onze type


Dennis Onyango – Isaac Isinde, Joseph Ochaya, Nicholas Wadada, Khalid Aucho – Tony Mawejje, Murshid Jjuko, Hassan Wasswa, Farouk Miya – Geoffrey Massa, Luwagga Kizito.


L’inexpertise de... Francis, du parc ornithologique des Oiseaux du Marais poitevin


« Des couronnées, j’en ai des grises, mais j’ai pas de noires, mais comme toutes les grues elle a une attitude assez royale, elle fait des pas de militaire, des grands pas, après c’est surtout au niveau de la parade nuptiale, une grue généralement bat des ailes et tourne autour de l’autre, ça dure tout un moment, elle prend des petits bouts de bois dans le bec qu’elle lance en l’air, c’est toujours assez joli. Une grue ça mange de tout, c’est omnivore, ça va de la sauterelle au poussin, ou encore des grains de maïs, ou un grain de blé, ou une petite souris, elle bouffe n’importe quoi. Je ne sais pas si ça va leur porter chance. » Pas sûr que son estomac soit assez coriace pour digérer un aigle malien.



Pourquoi l’Ouganda sera la surprise du tournoi ?


Depuis deux ans et le début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2017, l’Ouganda connaît une progression fulgurante qui n’a pas l’air d’avoir envie de s’arrêter. Les Cranes ont démarré les qualifs de la Coupe du monde 2018 sur la même lancée, d’abord en tenant en échec le Ghana, puis en écrasant le Congo 1-0. Deuxième meilleure défense des qualifs de la CAN, l’Ouganda est le genre d’équipe contre lesquelles les solistes se casseront les dents. Un collectif solide qui s’appuie sur un diamant brut devant : Farouk Miya (dix-neuf ans), qui a commencé sa phase de polissage en Belgique, au Standard, et pourrait être l’une des révélations du tournoi.



Le bestiaire : The Cranes


Le port altier, ses ailes sont grisonnantes, la tête est noire surmontée de plumes dorées. La grue royale est choisie par Frederick Jackson gouverneur d’Ouganda au début du XXe siècle, pour habiller le drapeau, et devenir le symbole du pays. Précisons que Sir Jackson était également ornithologue à ses heures perdues, et que, dès son arrivée dans le pays, il est fasciné par la beauté de cette grue particulière, qu’on ne trouve que dans la région des Grands Lacs. Mais aujourd’hui, cet oiseau symbolique est menacé d’extinction, lors des quatre dernières décennies, le nombre de grues royales en Ouganda a baissé de 80%. Et le phénomène tend à s’amplifier du fait de la réduction des terres humides et de la chasse.



La danse des Cranes


Andrea Belotti met la main devant sa tête lorsqu'il plante, histoire de mimer « Il Gallo » (le coq) et faire honneur à son surnom. Dans la même veine, les joueurs ougandais, eux, mimeront la grue royale lorsqu'ils marqueront. Très simple à réaliser, depuis que l’attaquant du Toro propose ses tutos sur YouTube, les Ougandais n’auront qu’à mettre le plat de leur main sur l’arrière de leurs crânes.

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Le Bongoefficient


98%. Fin novembre dernier, une centaine de personnes ont trouvé la mort lors des violents affrontements qui opposaient les forces de l’ordre à la garde royale du souverain de Rwenzururu. Cette violence est la réponse donnée par le président Yoweri Museveni aux velléités de sécession affichées par le roi Charles Wesley Mumbere, dont il avait reconnu la légitimité en 2009, à Kasese dans le sud-ouest de l’Ouganda. Une réponse cinglante qui vise le démantèlement de la garde royale du souverain qui ferait partie d’un mouvement qui prône la « République de Yiira » , une unification du sud-ouest ougandais avec une partie du Nord Kivu en RD Congo. « Nous avons pris le temps de parler au roi pour qu’il fasse sortir ces gens, mais le roi a refusé d’obéir. La seule solution était de prendre d’assaut le palais et de le faire sortir pour sa propre sécurité » , expliquait-on du côté de la présidence. Et Museveni est tellement soucieux du sort du souverain de Rwenzururu, que ce dernier pourrit depuis dans l’une des geôles du régime. Lorsque Museveni est arrivé au pouvoir par les armes en 1986, il disait : « Le problème de l’Afrique en général et de l’Ouganda en particulier, ce ne sont pas les peuples, mais les dirigeants qui veulent rester trop longtemps au pouvoir. » Mais l’appétit vient en mangeant : trente ans de bonne bouffe plus tard, lors de l’élection présidentielle de 2016 son slogan de campagne indiquait plus simplement : « Mon pays, mon président. »

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L’hymne du tournoi


Daniel Sebunjo est l’exemple à suivre pour les Cranes. Ce musicien ougandais de trente-trois ans passé maître dans l’art de manier la Kora, instrument à cordes ouest-africain pratiqué surtout au Sénégal, en Gambie, au Mali, en Sierra Leone ou encore en Guinée. Comme lui, l’Ouganda devra passer outre les conventions pour s’approcher d’un trophée qui réussit peu aux pays d’Afrique de l’Est.

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Par Romuald Gadegbeku
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