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CAN : La fiche de l'Égypte

De retour après sept ans d'absence, les Pharaons voudront faire bonne figure dans une compétition qui leur a souri à maintes reprises. Car avec sept trophées soulevés, l'Égypte est toujours la reine de l'Afrique.

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La piste en terre battue


Absents depuis 2010 (soit trois éditions), les septuples champions d’Afrique avaient à cœur de renouer avec la CAN. Tombés dans le groupe G en compagnie du Nigeria, les Pharaons pensaient qu’ils auraient à donner le meilleur d’eux-mêmes pour sortir de cette poule. Sauf qu’il n’y a pas eu de suspense. Minés par de nombreux problèmes de staff et d’administration (six entraîneurs différents en deux ans, une Fédération plusieurs fois suspendue...), les Super Eagles n’étaient que l’ombre d’eux-mêmes. Grâce notamment à Mohamed Salah et Ramadan Sobhi, l’Égypte a pris quatre points sur six possibles lors de la double confrontation au sommet, a fait le plein de points face à la Tanzanie, et... c’est tout. Le Tchad s’étant retiré de la compétition en raison de problèmes financiers, ses résultats ont été annulés. Conséquences : l’Égypte a fini largement en tête de son groupe (10 points) et le Nigeria, ne pouvant plus prétendre à une place de meilleur deuxième, a été éliminé (5 points). Le reste de l’Afrique souffle, car depuis peu, les Super Eagles ont repris du poil de la bête.


Le joueur qui leur manque : Bassem Morsi


Le choix d’Héctor Cúper de ne pas prendre Bassem Morsi fait débat en Égypte. Le goleador du Zamalek, titulaire lors des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2018, semblait tenir la corde pour le poste d’attaquant de pointe. Une sorte de point de fixation dans l’axe autour duquel Salah tournerait à toute vitesse. Mais à la surprise générale, le nom de Morsi ne figurait même pas dans la pré-liste de vingt-sept joueurs publiée par le sélectionneur des Pharaons. L’adjoint de Cúper évoque des raisons techniques : « L’absence de Morsi n’est pas une punition, nous avons pris les joueurs qui correspondent le mieux à notre tactique » , a-t-il déclaré. Mais la réaction sanguine que la presse prête au joueur lors de son remplacement contre le Ghana en novembre (il aurait quitté le stade à la mi-temps et bousculé violemment un coéquipier) pourrait être la véritable explication. Une aubaine pour l’attaquant de Braga Ahmed Hassan « Koka » , appelé à prendre le relais.


Onze types


Issam El Hadary - Ahmed Fathy, Ahmed Hegazy, Ali Gabr, Mohamed Abdelshafy - Tarek Hamed, Mohamed El Nenny - Abdallah Saïd, Mohamed Salah, Mahmoud Hassan « Trezeguet » - Ahmed Hassan « Koka »


L’inexpertise de Christine Gallois, directrice de l’Institut Khéops d’égyptologie


« Je ne sais pas si l’Égypte a ses chances, mais l’effervescence qu’il y a là-bas quand la sélection joue est tout à fait extraordinaire. J’y étais en 2006 au moment où le pays accueillait la Coupe d'Afrique des nations. Nous avions rendez-vous avec un directeur d’agence de tourisme, habillé en tenue de travail, costume-cravate impeccable. On le voit s’impatienter au cours du rendez-vous, puis soudain il demande à écourter l’entretien et fonce dans une autre pièce. On le voit revenir en short, maillot de l’équipe d’Égypte sur le dos, et s’excuse parce qu’il doit partir et vite se rendre au stade pour ne pas rater le début du match. C’est vous dire à quel point cette Coupe obnubilait tout le monde ! Et les transports... Le Caire n’est pas vraiment réputé pour la fluidité de son trafic routier, mais au moment de la compétition, chaque déplacement prenait plusieurs heures. Je souhaite qu’ils gagnent, parce que ça redonnera du baume au cœur à la population. »


Le bestiaire


Le symbole de l’Égypte, c’est l’aigle de Saladin. Mais les joueurs égyptiens sont surnommés les Pharaons. Voici donc l’histoire d’un mec qui s’appelle « on » et qui a un phare...

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Le dribble que l'équipe va inventer


Les Pharaons se pointent au Gabon avec un effectif où la majorité des joueurs n’ont jamais connu les joies de la CAN. Du coup, ce ne serait pas étonnant si les hommes d'Héctor Cúper venaient à garer le bus, histoire de conserver un maximum de chances durant le tournoi. Sauf que les Égyptiens vont littéralement ramener un bus sur le terrain, et après avoir défendu comme des bêtes et récupéré le ballon, ils mettront Mohamed Salah dedans, qui filera tout droit vers les cages adverses. Un peu comme cet Égyptien pressé qui interrompt son interview pour choper son bus.

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Le Bongoefficient


1%. Un. Comme le nombre de jours durant lesquels l’ancien sélectionneur Hassan Shehata a résisté à un interventionnisme d’État pour le moins musclé. Le triple vainqueur de la CAN a récemment révélé qu’en 2011, des consignes gouvernementales l’incitant fortement à quitter son poste l’ont contraint à renoncer. L’Égypte venait d’échouer à se qualifier pour la CAN 2012. « J’ai reçu un appel de la Fédération m’expliquant qu’un officiel du gouvernement avait donné l’ordre de me faire partir. » Le lendemain, Shehata, qui vraisemblablement savait qui avait fait passer la consigne, se rend au siège de la Fédération et rend le tablier : « J’avais trop peur de cet officiel. J’étais dégoûté de quitter mon poste de cette manière, mais je devais le faire. J’ai signé la rupture de contrat par consentement mutuel, et je suis parti avec des indemnités. » La preuve que trois CAN remportées ne pèsent pas lourd face à un ordre qui vient d’en haut.


Pourquoi ils vont sortir l’Algérie en demies


La rivalité entre l’Égypte et l’Algérie s’est fondée sur deux rencontres : la première en 1989, lors du dernier tour des éliminatoires pour le Mundiale italien. Après un match nul à Alger, les Égyptiens s’imposent au Caire 1-0 dans des conditions assez rocambolesques, au terme d’un match haché et des embrouilles à tous les niveaux. Les Égyptiens porteront plainte par exemple contre Lakhdar Belloumi, accusé d’avoir balancé un verre sur le médecin de l’équipe et de l’avoir aveuglé. La star algérienne fera l’objet d’un mandat d’arrêt de la part d’Interpol et ne participera pas à la CAN à domicile, que l’Algérie finira par remporter (en battant au passage l’Égypte en poules 2-0). La seconde rencontre aura lieu vingt ans plus tard. Les deux nations se retrouvent en qualifs pour le Mondial sud-africain. Vainqueurs en Algérie 3-1, les Verts se rendent en Égypte dans un contexte tendu, et verront leur bus caillassé. À la suite de la victoire 2-0 des Pharaons, les deux équipes se retrouvent à égalité parfaite. Un match d’appui est alors programmé au Soudan en novembre 2009, rencontre que l’Algérie remportera 1-0. Deux mois plus tard, les deux pays se retrouvent en demi-finales de la CAN. Irrésistibles, les Égyptiens s’imposent 4-0, avant d’aller battre le Ghana 1-0 en finale et s’adjuger leur troisième trophée continental de suite. Cette année, l’Algérie va finir deuxième du groupe B et éliminer le Gabon (premier du groupe A) en quarts. De son côté, l’Égypte va sortir leader de la poule D et éliminer la République démocratique du Congo. Les deux équipes se retrouveront ainsi le 1er février à Libreville au Stade de l’Amitié pour une rencontre qui sera loin d’être amicale. Héctor Cúper, le boss des Pharaons, va mettre en place un système pyramidal, avec Mohamed Salah en pointe. L’Algérie aura beau attaquer, elle ne parviendra pas à faire tomber les fortifications égyptiennes. La lumière viendra finalement de Mahmoud Abdel Moneim, qui inscrira le but de la victoire égyptienne à la 89e minute. Quoi de plus normal pour un joueur dont le surnom est « Kahraba » , ce qui signifie « électricité » .


L’hymne du tournoi


Des normcore (assumés ou non) qui jouent au ping-pong et qui chantent les noms des principaux joueurs égyptiens sur l’air de Old Mac Donald had a farm. La boisson gazeuse la plus populaire du monde a tout tué avec ce spot spécial pour la CAN.

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Par Umut Bulut
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