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Camacho : « Des débuts mitigés »

Ancien sélectionneur espagnol, José Antonio Camacho travaille aux côtés de Sara Carbonero pour Telecinco. Avachi devant Brésil-Portugal, l'actuel coach d'Osasuna a pris le temps de mouiller sa chemise.

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Qu'est-ce que vous pensez des deux premiers matchs de l'Espagne ?


Mitigé. On a perdu le premier match contre la Suisse et ça, personne ne l'attendait. Heureusement on a gagné facilement contre le Honduras... Tout le monde était convaincu que la qualification serait aisée, mais c'est un Mondial, et dans cette compétition, personne ne fait de cadeaux.

Est-ce que vous êtes convaincu par les changements tactiques de Del Bosque avec deux milieux défensifs et Navas sur le côté droit ?


Je m'en fous complètement de ces conneries ! Ce sont des trucs qui visent à déstabiliser le groupe. Si Del Bosque ne joue pas avec les tricoteurs de ballon c'est parce qu'Iniesta est blessé, c'est tout. Navas, pour moi, c'est un très grand joueur, tout le monde en Espagne voulait le voir titulaire et maintenant qu'il joue, on veut le mettre sur le banc... C'est n'importe quoi. Personnellement, la tactique adoptée par Del Bosque est quelque chose de secondaire. L'important c'est de gagner, par n'importe quelle manière. Dans le football, il n'y a que le résultat qui compte, le reste, ça n'a aucune importance.

Vous aimez le jeu développé par l'Espagne jusqu'à présent ?


Si tu regardes les statistiques, tu te rends compte que l'Espagne est l'équipe qui a fait le plus de passes, le plus de centres, le plus de tirs, mais aussi celle qui a la possession de balle la plus importante de la compétition. Elle détient tous les records du premier tour, donc ce n'est pas rien. L'Espagne n'est pas aussi mal qu'on le dit, au contraire, moi je trouve que ce qu'elle a montré pour l'instant est très encourageant pour la suite de la compétition.

Si toutefois il y a une suite après le match du Chili...


C'est sûr. C'est un match qu'on doit absolument gagner, il n'y a pas de droit à l'erreur. Je suis confiant : si l'Espagne joue à son niveau, elle va gagner, sûr.

Le groupe de l'Espagne est celui qui est le plus homogène. Est-ce que finalement ce n'était pas celui-là le groupe de la mort ?


Non, il ne l'était pas avant de venir ici, donc je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant. Le truc c'est que l'Espagne a mal entamé sa compétition. Nous n'avons pas eu de chance : si l'Espagne rejoue dix fois de suite contre la Suisse, on n'en perdrait pas un seul.

Qu'est-ce que vous pensez du niveau général du Mondial ? Est-ce qu'en tant qu'entraineur vous avez remarqué des nouveautés tactiques intéressantes ?


Le niveau général est assez faible, mais le gros point noir de cette compétition jusqu'à présent, c'est le ballon : personne n'est arrivé à s'adapter à lui. Personne ! C'est une balle difficile à contrôler pour les joueurs de champ et un calvaire pour les gardiens. Tout le monde ne peut pas être mauvais avec un ballon, donc pour moi l'explication c'est le Jabulani.

Qu'est-ce qui vous a le plus plu jusqu'à présent ?


Le Japon. Une équipe très dynamique, qui fait un bon pressing et qui a aussi un jeu collectif très intéressant. C'est l'équipe qui m'a le plus enthousiasmé jusqu'à présent.

Qu'est-ce que vous pensez du transfert d'Azpilicueta à l'Olympique de Marseille ?


Je n'en parle pas, car pour l'instant, il n'y a pas de transfert. Rien n'est fait entre Osasuna et Marseille.

Pourquoi vous ne voulez pas en parler alors ?


Parce que j'ai envie de garder mon joueur ! Je veux qu'il continue sous mes ordres la saison prochaine, je n'ai pas envie de le voir partir en France parce que c'est un excellent joueur.

Il a même failli être convoqué pour la coupe du monde...


Il a largement sa place dans les 23. Azpilicueta est très jeune, mais il est bourré de talent. Les Français sont loin d'imaginer toutes les qualités qu'il a. S'il quitte Osasuna, Marseille aura fait un gros coup, mais je vais tout faire pour que ce ne soit pas le cas. Azpilicueta, dans deux ans, il sera l'un des meilleurs latéraux du monde. Putain, mais pourquoi je vous dis ça ?

Parlons de votre collègue de Telecinco, Sara Carbonero, alors...


(Il coupe) Elle est très jolie et c'est une excellente professionnelle, mais je ne vais pas vous en dire plus sur elle.

Par Javier Prieto Santos, à Pretoria

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