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Calme plat à Cabinda

Sommet du groupe B ce soir. La Côte d'Ivoire de Didier Drogba rencontre le Ghana de Michael Essien. Les Elephants n'ont pu faire mieux qu'un nul vierge en début de semaine, tandis que les Black Stars feront leur entrée dans la compétition. Prise de température dans les rues de Cabinda.

La Cote d'Ivoire affronte le Ghana ce soir a Cabinda. Hier soir, les joueurs des deux selections se sont tombés dans les bras a l'heure de se croiser sur le terrain d'entrainement qui jouxte l'Estadio Internationale Chiazi de Cabinda. L'un des seuls moments où ils ont pu gouter a la vraie vie du dehors. En marge des sorties pour l'entrainement, les joueurs restent cloitrés derrière les murs du village olympique, un complexe résidentiel mis à disposition par le gouvernement, depuis l'attaque dont a été victime la délégation Togo la semaine dernière. Les trois sélections y vivent en vase clos, protégées par de hautes grilles et quelques dizaines de policiers aux allures de commando marines. Habituellement, les joueurs tuent le temps “off” des compétitions en tirant des bords en claquettes dans le hall des hôtels quatre étoiles. Faute de cirage de lobbys, Droga, Essien et compagnie experimentent « le bonheur pavillonnaire en Seine et Marne » . Comme le dit un dirigeant de la fédération ivoirienne: « On ne fait rien, on ne sort pas » . Les journalistes ne sont pas autorisés à rentrer. Sortir une caméra ou prendre une photo de l'entrée du village olympique est devenu un exercice risqué.

C'est le prix à payer pour l'Angola, le comité local d'organisation et la CAF pour éviter un nouvel incident à Cabinda qui sonnerait sûrement la fin de la première Coupe d‘Afrique organisée dans un pays lusophone. Malgré les pressions et une bonne dose de désinformation alimentée par les instances, le Togo est rentré à la maison. Le lendemain de la fusillade, les Ivoiriens ont aussi été à deux doigts de plier bagages. « Certains étaient perturbés, voire très perturbés » a raconté hier coach Vahid qui en a vu d'autres en Bosnie. « Et puis les joueurs ont discuté et ils ont pris la decision collective de rester » a précisé Eric Kacou, l'attaché de presse de la fédération ivoirienne. Certains clubs, notamment anglais, ont pourtant demandé à leurs salariés de quitter expressément cette enclave ou des rebelles en tongs se permettent de dézinguer des investissement de 20 millions d'euros. « J'y vois une inquiétude légitime de nos employeurs » a estimé hier en conférence de presse l'attaquant de Portsmouth Aruna Dindane.

Comme souvent dans ce genre de situations, la perception du “in” diffère de celle du “out”. En dehors des escortes policières et des ambulances qui accompagnent les bus des sélections, rien n'évoque la possibilité d'une quelconque attaque rebelle. Des barrages ont été mis en place aux entrées de la ville, les ponts ont été sécurisés mais Cabinda traverse sa CAN comme si de rien n'etait. Seul fait notable, les chaines françaises Orange TV et Canal Horizon ont préféré rapatrier leur staff après avoir consulté le ministère des Affaires Etrangères. « Déjà qu'on a plus que trois matchs, soupire le “venue manager” du stade de Cabinda. On se sent un peu délaissés » .

Ce soir, il reste un match à jouer. Sur le papier, l'un des plus excitants de ce premier tour entre les deux voisins de l'Afrique de l'Ouest. Entre une Côte d'Ivoire au statut d'éternelle favorite et des Black Stars qui vont puiser, en raison de nombreuses indisponibilites, dans l'effectif de leurs champions du monde des moins de 20 ans. Le pire scénario: un résultat qui offrirait la possibilité au Ghana et au Burkina de se qualifier avec un match nul. Dans son pavillon mis à disposition par le gouvernement angolais, Didier Drogba regarderait alors un remake tropical d'Allemagne-Autriche 82. Ca non plus, la CAF n'en veut pas.


Joachim Barbier, sur place

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