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Callejón, exilé, mais comblé

Pur produit de la Castilla, José Maria Callejón retrouve le Real Madrid ce mercredi soir. Un retour aux sources pour un joueur façonné par le club madrilène, mais dont le profil d'ailier atypique et travailleur fait finalement le bonheur de Naples, son club d'adoption.

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« C'est comme un chatouillement dans l'estomac. Ça me tue. D'un côté, je reviens chez moi, à la maison. De l'autre, ce match est la plus grande rencontre européenne de Naples depuis vingt-cinq ans. Les sentiments sont contrastés... » José Maria Callejón ne se voile pas la face : à l'heure d'affronter le Real Madrid en huitièmes de finale aller de Ligue des champions, le voilà confronté au club qui l'a modelé comme homme et comme joueur. Car avant de côtoyer les sommets du football italien avec Naples puis d'intégrer la Roja, l'ailier a d'abord fait ses classes pendant de longues années, derrière les murs de la Maison-Blanche.

Au Real à quinze ans avec son frère jumeau


Un club qui l'a repéré alors que le tout jeune Callejón n'est qu'un joueur de futsal anonyme de sa ville natale, Motril, à l’extrême sud de l'Espagne. En 2002, à quinze ans, son frère jumeau et lui font le grand saut pour la capitale espagnole, rejoignant ainsi tardivement les équipes de jeunes du Real. Dès 2006, José Maria intègre la Castilla, l'antichambre de l'équipe première, avec qui laquelle il inscrit notamment 21 buts en troisième division lors de la saison 2007-2008. Avant d’être envoyé s'endurcir en prêt à l'Espanyol Barcelone pendant trois saisons, où il s'affirme comme une valeur sûre de la Liga. L'objectif ? Revenir au Real pour enfin y faire ses preuves. Pourtant, quand José Mourinho le contacte en 2011 pour le convaincre de revenir à la maison, Callejón peine à prendre au sérieux l'entraîneur portugais : « Après un match contre le Real, Mourinho s'est approché de moi et il m'a dit qu'il souhaitait me voir revenir à Madrid. Je pensais qu'il se fichait de moi et j'ai commencé à rire. Je n'y croyais pas. Pourtant, un mois plus tard, ils m'ont rappelé au club. »

Le chouchou du Mou


De quoi permettre à Callejón de réaliser son rêve, en évoluant sous le maillot qu'il se figure porter depuis tout gamin. « Je suis madridiste depuis mon enfance. C'est le club de mes rêves, que je regardais à la télévision et dans lequel je m'imaginais jouer. » D'autant plus qu'à Madrid, José Maria est loin d’être un obscur figurant. À l'ombre des premiers rôles, il dispute pas loin de 80 matchs toutes compétitions confondues en l'espace de deux saisons. Devenant ainsi le supersub attitré de José Mourinho, qui loue son implication de tous les instants. Il faut dire qu'avec son goût de l'effort défensif, ses appels incessants dans la profondeur et son pressing furieux sur les défenses adverses, Callejón détonne par son profil, dans un club plutôt habitué à empiler les esthètes devant. Et permet au Mou de « verticaliser » le jeu du Real, en faisant entrer sa fusée espagnole dès qu'il l'estime nécessaire : « J'aime sa flexibilité sur le terrain. C'est un type très humble... Pour certains joueurs, évoluer seulement dix minutes est un problème, mais pas pour lui... C'est vraiment un exemple pour tous ici. »


Un rôle de remplaçant de luxe que Callejón endosse sans broncher pendant deux saisons. Avant de comprendre, lucide, que son sens du sacrifice et du collectif ( « J'en ai sué énormément pour arriver où j'en suis » ) ne suffiront pas pour intégrer le onze type madrilène : « Je suis parti du Real afin d'avoir plus de continuité, de jouer plus et d'adopter un vrai changement dans ma carrière. Ça n'a pas été facile d'abandonner un tel club, mais, à la fin, mon amour du football a été plus fort que mon amour pour le Real. » L'enfant de la Maison-Blanche part donc s'affirmer du côté de Naples, mais sans entretenir de ressentiment pour son ancien club : « Franchement, revenir ici a été important pour moi. Je me suis senti soutenu par mes équipiers et les supporters. Ça a vraiment été deux années très spéciales. »

Heureux qui, comme José, a fait un beau voyage


Naples, où Callejón s'est imposé dès sa première saison comme un élément déterminant de l'effectif des Partenopei, au sein d'une formation appliquée d'emblée à optimiser les points forts de l'hyperactif ailier andalou. Là, il peut exprimer sans restriction ses atouts d'ailier-buteur et ses remarquables qualités de déplacement, qui lui permettent de se défaire avec une facilité confondante du marquage adverse. Et fait rapidement la quasi unanimité de l'autre coté des Alpes. « C'est un joueur absolument crucial pour nous. Il a une intelligence tactique remarquable et a un rapport de facilité avec le but » , se réjouit Maurizio Sarri, qui souligne le bilan statistique irréprochable de son ailier (déjà huit buts et neuf passes décisives en Serie A cette saison).


Le coup de foudre est réciproque. À tel point que, lorsqu'on lui demande s'il envisage de quitter un jour Naples pour retenter l'aventure à Madrid, Callejón botte en touche : « Le Real reste à jamais ma maison, mais franchement, je ne sais pas... Ici, à Naples, tout a été merveilleux pour moi depuis le premier jour. Les fans m'aiment beaucoup, je suis très heureux sur le terrain. Et puis, deux de mes trois filles sont nées en Italie. La première, Paula, et ma femme, Marta, sont très attachées à Naples. Je ne vois pas ce que je pourrais demander de plus. » Peut-être de pouvoir teinter ce soir du bleu napolitain les murs du Bernabéu. Histoire de montrer que son départ de la Maison-Blanche, loin d'avoir engendré un footballeur frustré, a définitivement fait de lui un exilé comblé.

Par Adrien Candau Tous propos issus d'El Mundo, AS, El Pais, ABC Deportes et du Corriere dello Sport.
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