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Cachons ces stades vides que les sponsors ne sauraient voir...

L'image d'un stade vide rend paraît-il le spectacle ennuyeux, et une ambiance de feu rend presque surmontable un nul insipide. Or comment arriver à concilier la tranquillité d'esprit des partenaires commerciaux et le besoin de leur garantir un produit de qualité, unique en son genre ? Entre le public du SC Bastia et les rangées vides de Louis-II, quel est le point d'équilibre ? La LFP d'y apporter un bout de réponse en préconisant de privilégier les caméras. Pas sûr que le bon peuple suive aussi docilement...

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Le football se trouve dans une situation étrange, voire paradoxale. Sport numéro un à travers une bonne partie du monde, il s'avère de plus en plus difficile, c'est-à-dire payant, de regarder les matchs sur petit écran, sans oublier que les stades ont tendance à se vider, du moins dans l'Hexagone (cette inquiétude concerne aussi la future Coupe du monde en Russie). Or, tout comme les dieux anciens ne pouvaient survivre sans la dévotion des hommes, le ballon rond a besoin de communion et de vrais croyants, aussi certes en monnaie sonnante et trébuchante. C'est à cette menace de banalisation et désaffiliation, et donc de ramener le foot au rang des autres disciplines, que la LFP semble désireuse de s'attaquer désormais. Il n'est pas seulement question d'argent. La foi ne s'achète pas. Mais elle a un prix et une valeur... et elle doit aussi bien se montrer qu'être vue. Mais comment amener les fidèles au temple s'ils n'ont pas le droit de prier ?


Pendant que la moitié de la France détournait sur les réseaux sociaux la photo officielle de notre président de la République, et que l'autre pleurait Louis Nicollin, quelques irréductibles supporters et ultras s'amusaient à partager une étrange info. La Ligue, si honnie, désirerait sanctionner les clubs dont les tribunes, du moins celle « face caméras » lors des retransmissions, ne laisseraient contempler qu'un public clairsemé. Le mode de punition serait fort simple : une sanction économique via les droits TV alloués dans le cadre de la licence club. Il ne faut pas voir dans cette idée une simple réaction au titre de Monaco, une équipe qui a l'habitude d'évoluer dans une enceinte aussi magnifique qu'intime. Surtout, on peine encore à deviner quels types de solutions sont suggérés de manière subliminale : baisse des tarifs ? Concentration des abonnements ? Intermittents du spectacle ?

La LFP en pompier pyromane

Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFP, a par sa déclaration en marge de la convention 2017 du football professionnel à Cannes, laissé poindre une inquiétude bien plus sourde et ancienne. Certes, la réaction amusée d'un grand nombre d'associations de supporters, choquées de voir cette belle instance endosser si facilement le costume du pompier pyromane, peut se comprendre. Cet acteur du foot français n'a eu de cesse de jouer la carte de l'assainissement des tribunes et de la mort du mouvement ultra pour mieux vendre, du moins selon elle, son « produit » . Elle se retrouve aujourd'hui contrainte, après des années de guerre froide, de retourner ses foudres sur des clubs qui n'arrivent plus à garnir convenablement leurs gradins. Comme le demande l’association nationale des supporters dans un post en réponse à cette nouvelle ligne : «  Pourquoi ne pas remplir les stades par le dialogue et la compréhension de la culture des supporters ? En choisissant des horaires adaptés aux familles et aux travailleurs ? En arrêtant les sanctions collectives (huis clos, fermetures de parcages) pour punir des comportements individuels ? En construisant des stades ni trop grands, ni inadaptés au supportérisme ? En écoutant les besoins des supporters comme les tribunes debout ? En travaillant sur l'accessibilité des stades par les transports en commun ? En travaillant sur l'accessibilité tarifaire des stades ? »

Le foot est devenu populaire avant que la télé n'apparaisse

Les réponses à cette liste de questions se trouvent dans le simple fait que la position de la LFP, qui peut sembler donc hypocrite voire incohérente, révèle aussi un probable désarroi. Les « gros » du football découvrent petit à petit en France un risque qu'ils n'avaient jamais envisagé : la dépréciation de leurs Ligue 1 et Ligue 2, aux si bon naming si chèrement attribués. Avec pour source de cette perte de foi, et donc du don, un oubli d'un des éléments essentiels qui avait assuré le triomphe populaire du ballon rond. Le foot est devenu populaire avant que la télé n'apparaisse, même en France. Son succès s'est bâti sur une large démocratisation de la pratique et un engouement communautaire, certes plus mesuré et tardif chez nous, qui conduisait nos pieds et nos mains vers le stade. Ce n'est ni la télé ni même Canal+ qui firent les « meilleurs publics » de France, de Marseille à Lens, ou qui ont par exemple fini par remplir le Parc des Princes. Seul problème : à aseptiser les formes d'encouragement, à bloquer les bus de supporters en déplacement, à décaler les horaires en L2, etc., avec la conviction que tout le monde serait toujours prêt à payer plus cher le droit de regarder les moindres 90 minutes estampillées LFP, si possible assis et en silence, le résultat fut d'omettre qu'il s'agissait également d'un bien collectif dans des stades appartenant la plupart du temps aux collectivités, donc aux citoyens-supporters. L'angoisse est d'autant plus vive que les stades de l'Euro, si coûteux pour les poches du contribuable, loin de favoriser la flambée des entrées, ont laissé la L1 s'égayer devant des enceintes un tiers vide. À l'heure des comptes, les discussions avec les mairies se révèlent d'un coup beaucoup moins faciles.


À surestimer l'attractivité de ses têtes de gondole, la Ligue a fini par pécher par arrogance et suffisance. Dans le même temps, un peu partout, d'autres signaux arrivent : rétablissement des places debout, baisse des tarifs, fan projects en Allemagne... Pas d'angélisme évidemment, cela peut conduire comme au PSG aujourd'hui à des convergences d'intérêts, y compris financiers, entre propriétaires soucieux de valoriser leur investissement et « nouveaux ultras » pragmatiques, pour le bonheur de tout le monde, quitte à marcher sur la préfecture de police.

Il n'empêche, la mesure annoncée par la LFP n'est certainement que la première d'une série de contre-feux pour tenter de conjurer un mauvais alignement des astres, une malédiction qu'elle a elle-même en grande partie provoquée, poussant les clubs à se couper de leur public et réduisant l'accès gratuit à ce sport. Car la réalité saute vite aux yeux. Notamment de ceux qui vont devoir sortir leur chéquier pour les droits télé.

Par Nicolas Kssis-Martov
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