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Cabella, le diable au corps

Enfant d'Ajaccio, Rémy Cabella débarque ce mercredi soir en guest à Mezzavia pour la première fois de sa carrière pro. Ce qui était au départ un rêve d'enfant se réalisera finalement avec le maillot de l'OM, douze ans après avoir quitté la Corse. Comme à la maison.

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C'est un rêve de gosse. Il lui aura fallu attendre vingt-six années, changer de maillot, quitter son île pour y revenir et enfin le réaliser. Enfant, Rémy Cabella considérait la pelouse du stade Ange-Casanova, situé sur la route de Mezzavia, comme un lieu sacré. Lors des tournois, il trouvait son plaisir en touchant la pelouse du bout des doigts. Bien installé en tribune, avec son « petit sandwich au pâté » préparé par sa mère, il se voyait bien à la place de Pagis, Destruhaut, Mansaré, Meslin et Olmeta. Des héros, ses héros. Depuis, une quinzaine d'années s'est écoulée, et le petit Rémy a grandi. Sans le maillot du Gazélec sur le dos. Pour lui, ce sera d'abord celui de Montpellier, de Newcastle ensuite, avant de revenir en France pour celui de l'OM. Avec un retour dressant un parallèle avec l'arrivée du Gaz' en Ligue 1. De quoi cocher une date : le 28 février 2016. À cause des intempéries, ce sera finalement le 9 mars. Peu importe. « J'ai hâte d'y être. Jouer contre le Gazélec en Ligue 1 à Mezzavia, ça va être historique, énorme. L'aller avait déjà été particulier. Mais le retour le sera dix fois plus » , s'impatientait-il il y a quelques jours dans les colonnes de La Provence.

Histoire d'un phénomène


L'histoire des Cabella est mêlée à celle du foot corse et du père, Hector, éducateur à l'AC Ajaccio au début des années 90. Dans la famille, on supporte pourtant le Gazélec. C'est dans le sang. Les frères de Rémy suivent le papa à l'ACA. Rémy, lui, n'a que trois ans. « Un jour, alors que j'emmenais ses frères avec moi à l'entraînement, il a crisé. Du coup, on l'a emmené et on l'a inscrit aussi. Il n'avait que trois ans et demi » , se souvient son père Hector. Deux ans plus tard, les choses rentrent dans l'ordre. Hector retourne travailler pour son club de cœur et emmène avec lui ses fils. À part deux saisons passées à Afa, le club du village où habite la famille, Rémy deviendra un Gazier, un enfant de Mezzavia. « Je suis un diable. C'est mon club. J'habitais à cinq ou dix mètres de la Sposata, le centre d'entraînement. Dès que je le pouvais et lorsque l'école était finie, je regardais tous les entraînements. J'étais sur le terrain, tout seul, à taper contre le mur » , raconte-t-il.


Mais le gamin est un peu plus que ça. Rapidement, son nom circule parmi les pelouses de l'île. Il devient une référence, un gosse pour qui on se déplace, certains parlant d'un « petit Maradona » . « Quand il était plus jeune, beaucoup de monde venait voir nos matchs en poussins, en benjamins ou en U14 juste parce que Rémy était sur le terrain » , explique le père. Ce n'est qu'un embryon de foot, mais le jeune Cabella intéresse partout et fascine. Hector Cabella : « En tant que papa, on le voit comme une fierté, mais on garde les pieds sur terre. » Au point de quitter la Corse à seulement quatorze ans pour Montpellier et grandir loin du Gazélec qui galère à l'époque en amateur. Il a donné de l'amour, et Mezzavia n'oublie pas. Comme en mai 2014 où le club corse sera le premier à le féliciter publiquement pour sa sélection en équipe de France pour le Mondial brésilien. Tout lui est rendu au centuple et lui vit encore au rythme de l'île.

Un diable sur la joue


Chaque retour en Corse est un événement. Deux ans après son départ, Ghislain Printant, alors coach à Montpellier, le convoque en U16 pour un match à Ajaccio, histoire de lui permettre de retrouver sa famille. « À la fin du match, j'ai pu retrouver mes proches, et les larmes sont venues, car on ne se voyait pas souvent » , se remémore le joueur de l'OM. Quelques années plus tard, Rémy a mûri. Fini les chouineries dans les bras de papa et maman, il peut profiter de chacun de ses retours à Aiacciu. « Il y a quelques années, il était revenu voir le club lors d'un derby contre l'ACA. Il s'était même maquillé avec un diable dessiné sur le visage » , se souvient Hector. Car avant d'être un footballeur un peu bling-bling, Rémy Cabella est corse. Quand la sélection corse appelle, il n'hésite pas. Dans les vestiaires, il se fait chambrer parce qu'entre deux sons de Jul, il écoute de la musique corse. La majorité de ses amis sont encore sur l'Île de Beauté, et ses parents lui envoient régulièrement de la charcut' et du fromton made in Corsica. Alors, à Mezzavia, ce mercredi soir, l'atmosphère risque d'être particulière. « Bien sûr, nous serons tous au stade. Et même si on supporte le Gaz', comme je le dis à mes amis, on ne peut pas être contre son fils » , conclut le nouveau supporter marseillais.



Par Kevin Charnay et Maxime Brigand
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