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Cabaye, la vie de Palace

Revenu en Angleterre après un passage raté au PSG, Yohan Cabaye rejoue à son niveau depuis son arrivée à Crystal Palace. Un club où il a retrouvé Alan Pardew qui s'est donné depuis quelques semaines une mission personnelle : que Cabaye soit en France en juin prochain.

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Samedi dernier, dans les couloirs de Selhurst Park, un nom est sur toutes les lèvres. Il revient sans cesse depuis plusieurs semaines. Crystal Palace vient de s'imposer difficilement face à Southampton (1-0) grâce au cinquième but de la saison de sa pieuvre française, Yohan Cabaye. Face à la presse, Alan Pardew, le coach des Eagles, se lâche : « La différence entre les deux équipes est française. Au milieu, Yohan Cabaye a réalisé une masterclass. (…) Si vous voulez venir et voir comment joue un milieu de terrain en Premier League, dans les tacles, de la tête, dans les passes, dans le calme, dans la création, venez voir Cabaye. » La prestation que vient de livrer cet après-midi-là l'international français semble sortir d'une autre dimension pour un joueur qui, il y a encore quelques mois, était descendu derrière Adrien Rabiot dans la hiérarchie du PSG. En Angleterre, Yohan est redevenu Cabaye. Un milieu relayeur qui compte, fait basculer une rencontre par son impact, sa qualité de récupération et de relance. Le tout à seulement six mois d'un Euro français.

Pardew, le facteur X


Il y a quelques mois, au moment d'annoncer l'arrivée de Cabaye à Londres, le co-propriétaire de Crystal Palace, Steve Parish, n'avait pas hésité à affirmer que le club n'avait « plus connu un joueur d'une telle qualité depuis Ian Wright » . Jamais Palace n'avait dépensé autant pour récupérer un joueur : 14 millions d'euros, pour trois ans. C'était le rêve de Pardew, retrouver celui qu'il avait fait exploser au visage de l'Angleterre avec Newcastle et l'associer au milieu à l'autre record du club, James McArthur, acheté un an plus tôt à Wigan pour dix millions d'euros. Car, peut-être mieux que personne, si ce n'est Rudi Garcia, Alan Pardew sait comment gérer et utiliser Yohan Cabaye. À Crystal Palace, Cabaye a été installé dans un rôle de relayeur, plus reculé que celui qui était le sien à Newcastle. L'ancien Lillois marche à la confiance et non à la pression, ce qui a sabordé son passage à Paris.


Dans un entretien à L'Équipe, Cabaye avait expliqué s'être entretenu plusieurs fois avec Laurent Blanc, à Paris, notamment après une victoire contre Lille (6-1, le 25 avril dernier) : « J'ai eu une discussion avec lui. Pour lui, le joueur à ma place est meilleur que moi, voilà ! C'est son opinion, pas de problème. J'ai toujours tout fait pour changer la donne, mais cela n'a pas fonctionné. Et je pense qu'aujourd'hui, ce sera compliqué pour moi de changer la situation. » Tout le complexe Cabaye est résumé dans cette intervention. Son fatalisme est mental. Cabaye n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il n'avait aucune concurrence, comme à Newcastle et comme aujourd'hui à Crystal Palace. Car avant d'arriver, le Français s'est longuement entretenu avec Alan Pardew, qui lui a assuré de lui donner les clés du jeu, une place d'indispensable au cœur du jeu et un rôle de leader.

La base d'une nouvelle ère


En arrivant à Crystal Palace, Yohan Cabaye n'avait pas le choix. Il lui fallait jouer, prouver, à un an de l'Euro 2016, alors que la concurrence à son poste n'a jamais été aussi forte. Il a affirmé à plusieurs reprises ne pas vouloir partir vers l'inconnu. Sous Pardew, Cabaye est donc revenu. Reste que l'importance de son rôle est plus que sportive. Aujourd'hui, par son prix et sa réputation, Yohan Cabaye représente l'avenir d'un Palace qui souhaite désormais se greffer à la course aux places européennes. C'est la suite logique de l'arrivée d'Alan Pardew en janvier dernier, un homme qui souhaite s'inscrire dans un projet à long terme, chez lui. Lors des six premiers mois, Super Al a sauvé le club, lui a donné une liberté totale dans le jeu avec l'expression maximale donnée à Bolasie, Puncheon et Zaha. Aujourd'hui, Crystal Palace est sixième avant d'aborder les fêtes avec un calendrier plutôt favorable, le tout en ayant battu Liverpool et Chelsea, chez eux. Pendant ce temps, Pardew a la tête un peu ailleurs. Dans la presse, il confie souvent avoir une autre mission : envoyer Cabaye en France dans quelques mois. Il lance des appels à Didier Deschamps, lui demande « d'enregistrer la rencontre face à Southampton » , veut faire briller son fils sportif. Cabaye, lui, patiente et brille, en silence.


Par Maxime Brigand
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Dans cet article

Cabaye est un très bon joueur pour un club moyen +...
Au delà il a pas les épaules
Et comme la France est une nation (de football) moyenne, tout va bien
Là où c'est embêtant c'est qu'il croit qu'il y a eu une concurrence déloyale au psg à son égard. Peut-être est-ce arrivé à des joueurs du psg mais il n'en fait pas partie.

Il a eu sa chance au psg mais n'a pas convaincu, ça il ne le dit pas. Et puis franchement le seul de l’entre-jeu qu'il aurait pu espérer sortir c'est matuidi.
Motta et verrati sont d'une toute autre classe que lui.
Message posté par bestclic
Là où c'est embêtant c'est qu'il croit qu'il y a eu une concurrence déloyale au psg à son égard. Peut-être est-ce arrivé à des joueurs du psg mais il n'en fait pas partie.

Il a eu sa chance au psg mais n'a pas convaincu, ça il ne le dit pas. Et puis franchement le seul de l’entre-jeu qu'il aurait pu espérer sortir c'est matuidi.
Motta et verrati sont d'une toute autre classe que lui.


En parlant "d'avoir sa chance", ça serait bien que tu en laisses une à Valbuena.
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