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Ca sent bon pour Montpellier

Vainqueurs vendredi sur la pelouse de Toulouse (0-1), les Montpelliérains ont assisté tranquillement à la victoire extrêmement importante de Lille face au PSG (2-1). Désormais premier avec cinq points d’avance sur les Parisiens, les hommes de René Girard commencent à voir le titre. En bas, la lutte fait rage, tandis que l’OM n’en finit plus de perdre.

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Montpellier rit, Paris pleure

D’ici quelques jours, Nolan Roux pourrait avoir sa rue à Montpellier. Entré en jeu en cours de deuxième mi-temps à la place de Dimitri Payet, l’ancien brestois a fait basculer le gros match du week-end en quelques minutes. Avec l’aide de Pascal Viléo, d’abord, puis grâce au génie d’Eden Hazard, quelques instants plus tard, l’attaquant nordiste à permis au LOSC de décrocher une victoire cruciale dans sa course à la Ligue des Champions. Avec huit points d’avance sur Rennes, quatrième, et neuf sur Lyon qui compte un match en moins, les hommes de Rudi Garcia peuvent envisager sereinement l’avenir. Un avenir qui s’est considérablement assombri pour des Parisiens dévastés en fin de rencontre, et qui voient le titre s’éloigner au fur et à mesure que les Nordistes eux, se rapprochent au classement. Pour la première fois depuis longtemps, les hommes de la capitale vont regarder derrière eux et voir le LOSC à deux petits points. Une vue certainement plus agréable que celle de devant puisqu’au terme de cette 34ème journée, les Montpelliérains, vainqueurs solides sur la pelouse de Toulouse (1-0), comptent cinq points d’avance sur le PSG. Une avance qui, si elle n’est pas encore décisive, commence à être confortable. Eléments de réponse supplémentaires dès mardi, et la réception d’Evian pour les Héraultais. Alors Loulou, elle avance, cette crête ?

Martins : première manquée

Il est là, Corentin. Coincé dans sa doudoune noir, le regard dans le vide et le teint pâlot du mec qui à son goût, est resté trop longtemps dans l’ombre et dans les bureaux. Remplaçant d’un Alex Dupont que personne (sauf Martins) n’avait vraiment envie de voir partir, l’ancien auxerrois a pris une belle gifle dans la face, chez lui, sur la pelouse de l’Abbé-Deschamps. Un but rapide d’Edouard Cissé, puis une avalanche de pions à laquelle même Roy Contout et Olivier Kapo ont participé. L’absence d’électrochoc était certes prévisible, mais la défaite fait mal. Au classement, d’abord, puisqu’après cette raclée (4-0), les Bretons, 33 points au compteur, restent scotchés dans la zone rouge. Mais également dans les têtes. En effet, le scénario difficile de la rencontre mis à part, les Brestois n’ont jamais semblé avoir envie de se battre pour le maintien, à défaut de se battre pour leur nouveau coach. Interviewé au sortir de la rencontre, Martins a évoqué la possibilité d’un « accident » . Pourquoi pas, mais à quatre journée de la fin, et avec des rencontres face à Lyon et Toulouse au programme, il n’y a plus de place pour les sorties de route. Au moins, Alex Dupont faisait des matchs nuls, lui.

Marseille devient gênant

On pourrait faire semblant de ne plus compter, mais ce serait mentir. Comme un enfant à quelques jours de Noël, comme un fonctionnaire à quelques heures de sa fin de journée, les supporteurs de l’Olympique de Marseille comptent et cochent des petites croix rouges dans leur calendrier. Et cette semaine, ça fait treize. Treize matchs sans la moindre victoire en Ligue 1. Autant dire une éternité. Le pire, dans tout ça, c’est qu’on commence à s’y attendre. En déplacement compliqué sur le synthétique du Moustoir, où même le grand Montpellier à flanché, les Phocéens, privés d’André Ayew blessé, et de beaucoup de talent, se sont une nouvelle fois inclinés (2-1). C’est la treizième défaite des joueurs de Didier Deschamps lors de leurs seize dernières sorties toutes compétitions confondues. Alors certes, il paraît que toutes les séries ont une fin. En l’occurrence, les Phocéens ont quatre occasions de renouer avec le succès d’ici les vacances d’été, à commencer par la réception de Nancy mercredi. Mais la vérité, c’est que personne ne sait à quoi s’attendre. Du coup, plus personne ne regarde. Et ça, c’est triste.


Trois places pour huit

Avec la victoire à trois points, tout est possible. Même pour Jean-Guy Wallemme. En très mauvaise posture dans la course au maintien, les Auxerrois, forts de leur carton face à Brest (4-0), reviennent à trois petits points d’Ajaccio, premier non-relégable. Battus à Rennes (3-1), les Corses font du surplace, comme Sochaux sèchement défait à domicile par Bordeaux (0-3), et Dijon, qui s’est incliné à Saint-Etienne (1-0). Grand vainqueurs de cette 34ème journée, les joueurs de Valenciennes, qui se sont imposés à domicile face à Nice (2-0), ont fait un grand pas vers le maintien. Avec 40 points au compteur, soit sept de plus que Brest, premier relégable, les hommes de Daniel Sanchez sont presque tranquilles. Derrière les Nordistes, c’est une véritable lutte à huit qui va faire rage jusqu’à la fin de la saison. En effet, seulement sept points séparent Lorient 12ème d’Auxerre dernier. Et si les Merlus et l’OGC Nice (38 et 37 points) pourraient, en décrochant une victoire, se rapprocher du maintien, Caennais, Dijonnais et Ajacéens (respectivement 35, 34 et 34 points) seront très certainement concernés jusqu’à la dernière journée. En bas aussi, le suspense fait rage.


Par Swann Borsellino
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