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Ça chauffe chez les Niçois

Ce week-end, l'Allianz Riviera a été le théâtre de plusieurs accrochages opposant des supporters niçois de la Populaire Sud aux stadiers du club et aux membres des forces de l'ordre. Retour sur ces événements et sur les suites qu'ils pourraient entraîner.

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Samedi dernier, l'équipe de Nice accueillait le club d'Évian Thonon Gaillard sur sa pelouse. Quelques minutes avant la mi-temps, et alors que les Haut-Savoyards menaient un but à zéro depuis le quart d'heure de jeu grâce à Dany Nounkeu, une certaine agitation s'est emparée des travées de l'Allianz Riviera. Aux abords de la tribune VIP Segurane, plus d'une centaine de supporters issus des Ultras Populaire Sud (Ex-Brigade Sud Nice), actuellement en conflit avec la direction du club, se sont opposés à plusieurs dizaines de stadiers de l'OGC Nice et à des membres de la compagnie départementale d'intervention. Un face-à-face qui a duré plusieurs minutes et qui s'est déroulé dans une ambiance très tendue, puisqu'un policier aurait été légèrement touché à la lèvre après des échanges de coups, selon les forces de l'ordre. Des forces de l'ordre qui, craignant pour leur sécurité, n'ont pas hésité à évacuer Jean-Pierre Rivère, le président du Gym, et Julien Fournier, son directeur général, de la tribune Segurane pendant ces événements. Le tout sous les yeux du sous-préfet des Alpes-Maritimes et de Christian Estrosi, le député-maire de Nice. Il n'en fallait pas plus pour affoler les médias et les réseaux sociaux. Que pouvait-on y lire ? Que des fans niçois s'en étaient violemment pris à la direction du club, suite à la situation sportive délicate des Aiglons, pour lui demander des comptes. Plusieurs d'entre eux n'avaient-ils d'ailleurs pas déjà manifesté leur mécontentement à l'entraînement des joueurs il y a une quinzaine de jours ?

Excès de zèle ?


De son côté, le groupe des Ultras Populaire Sud fournit une tout autre vision des incidents. « À aucun moment, il n'y a eu de volonté d'en "découdre" avec MM. Rivère et Fournier » , assurent les supporters niçois dans deux communiqués publiés sur leur compte Facebook pendant le week-end. Selon eux, tout est parti d'un incident entre un membre historique de la « Pop'Sud » et des stadiers, après que ces derniers ont refusé à ce supporter le droit d'aller saluer des amis à lui situés en tribune Segurane. « Ce supporter pris à parti a alors été rejoint par d'autres, un mouvement de foule a eu lieu et a eu un effet "boule de neige", laissant la place aux interprétations les plus douteuses » , poursuivent les ultras. « Notre responsabilité n'est nullement engagée dans ces incidents, nous les déplorons et ils n'ont aucun lien avec notre opposition à MM. Rivère et Fournier. » Les fans vont même plus loin en affirmant que les événements de samedi soir seraient uniquement dus à une stratégie du directeur général du Gym, Julien Fournier, coupable à leurs yeux d'avoir « mis la pression » sur les stadiers pour empêcher tout mouvement de contestation anti-direction et ainsi discréditer les supporters en créant des incidents.

Une version réfutée par le principal intéressé dans les colonnes de Nice-Matin : « On est dans le délire complet. Comment certains peuvent penser une chose pareille ? Alors qu'il y a un mois de ça, la Ligue nous faisait le procès inverse, lorsque nos joueurs ont porté à Metz un tee-shirt de soutien aux mêmes ultras. Samedi, on était assis dans la tribune à regarder le match quand les autorités sont arrivées pour nous demander de quitter le stade. Nous avons d'abord dit que nous n'en voyions pas l'utilité, mais les mêmes autorités ont été insistantes. Je me refuse à mettre tous les supporters dans le même sac, ni même à imaginer un nouveau plan Leproux. Notre souhait serait plus de voir un mur rouge et noir, à l'image du mur jaune de Dortmund. Mais ce qui s'est passé samedi est déprimant, parce que j'ai l'impression que l'on fait 10 pas en arrière. Dans les coursives, il y a des enfants et des handicapés qui ont assisté au mouvement de foule, qui ont eu peur. C'est une catastrophe. L'inverse de ce que doit être un stade, un lieu de fête, de communion. Quand le public demande ma démission, et celle du président, on peut comprendre, c'est inhérent à nos fonctions. Mais ces débordements-là, non, je ne peux pas les comprendre. »

Quelles suites ?


Reste à savoir comment la situation va évoluer. « Ce résultat, que tout le monde se le dise, n'est pas la faute des leaders du groupe ou des joueurs de l'OGC Nice, mais celui unique des dirigeants de notre club » , expliquent les Ultras Populaire Sud. « On nous a promis "monts et merveilles", mais qu'avons-nous depuis 3 ans ? Aucune grinta, ventes de joueurs, aucun achat en retour, pleins pouvoirs à un entraîneur égocentrique et aucune ambition si ce n'est jouer le maintien comme depuis toujours. Ils (Jean-Pierre Rivère et Julien Fournier, ndlr) ont trahi notre confiance, nous ne leur pardonnerons jamais. Notre position par rapport à la direction du club est ferme et définitive. » « Il ne faut pas avoir la mémoire courte » , rétorque le président Rivère dans Nice-Matin, n'hésitant pas à rappeler les sommes injectées (plusieurs dizaines de millions d'euros) dans le Gym depuis 2011 pour éviter qu'il ne coule... Du côté des autorités en revanche, et quel que soit le conflit sportif entre le club et ses supporters, pas question de laisser passer ces débordements. Le représentant des forces de l'ordre ayant dirigé les opérations de maintien de l'ordre samedi à l'Allianz Riviera a d'ailleurs annoncé qu'un travail d'identification des supporters présents lors des incidents avait commencé et qu'un rapport avait été transmis à la direction nationale de lutte contre le hooliganisme. En attendant d'éventuelles sanctions et interdictions de stade, l'OGC Nice se déplace ce dimanche sur la pelouse d'un Stade de Reims en plein doute et qui vient de se séparer de son entraîneur. Une victoire des Aiglons au stade Auguste-Delaune pourrait peut-être offrir un répit au Gym. Une défaite en revanche…

Par Antoine Aubry et Anthony Cerveaux, avec Laura Kotelnikoff
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