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C3 : un tirage abordable pour les Français, vraiment ?

L’AS Saint-Étienne et l’Olympique de Marseille connaissent leur adversaire en huitièmes de finale de Ligue Europa. Bâle et Bilbao tenteront de leur barrer la route. Pour certains, le tirage est abordable. Vraiment ? Et puis, qu’est-ce qu’une équipe abordable ?

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Pour la deuxième fois en seulement trois jours, Gianni Infantino a plongé ses mains dans les boules de l'UEFA à l'occasion des tirages au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions et des seizièmes de la Ligue Europa. Leur irrévocable sentence - coucou Denis - a condamné le Paris Saint-Germain à affronter le Chelsea de Mourinho pour la troisième année consécutive, l'OM à défier l'Athletic Bilbao et Saint-Étienne à jouer contre le FC Bâle. Si les retrouvailles du PSG avec les Blues n'enchantent personne, d'aucuns affirment que les Marseillais et les Stéphanois sont sortis vernis de ce tirage. Il paraîtrait que ce dernier a été abordable pour les équipes françaises en C3. Deux habitués des compétitions européennes, auteurs d'exploits non négligeables lors des premières années de la décennie en cours, seraient en réalité du menu fretin pour deux clubs dont les derniers exploits sur la scène internationale datent, au mieux, du début du siècle en cours. La leçon des barrages de la Ligue des champions 2014-2015 - qui a vu le LOSC se faire maîtriser par Porto - n'a donc pas été retenue. L'humiliation des barrages de la Ligue Europa de la même année non plus. Rien n'empêche le mot « abordable » , aussi lâche que condescendant, de revenir dans la bouche des uns et des autres au vu des noms sortis des boules de Gianni.

Bilbao et Bâle, deux habitués, deux collectifs


Abordable. Adj : se dit de quelque chose ou quelqu'un qui est d'abord facile. Pour qui suit un minimum le football espagnol, la C1 et la C3, il est inconcevable de coller ce mot devant les noms de Bilbao et Bâle. Les premiers participent assidûment aux coupes d'Europe par la voie du plus grand championnat du monde ou de la Copa del Rey, ont disputé la finale de la Ligue Europa en 2012 et disposent d'un effectif ainsi que d'une philosophie de jeu assez stables depuis de longues années. C'est une réelle institution. Alors certes, il n'y a pas de nom ronronnant - encore que, Aduriz domine le classement des buteurs de la C3, Laporte impressionne derrière et Iñaki est en train d'exploser -, mais la dimension collective de la formation basque prévaut sur le reste, et, de ce fait, son niveau est plus difficilement évaluable.

C'est valable pour les Suisses, qu’on a surtout vu en C1 ces derniers temps. Il est apparemment plus facile de ne croire et/ou d'accepter qu'une équipe est forte uniquement quand on en connaît bien le nom et celui des grands joueurs qui la composent. C'est une vision très galactique du football (en référence à l'idéologie de Florentino Pérez) qui met quasiment de côté l'importance de la dimension tactique et collective du football. L'exemple du PSG prouve pourtant que les choses ne sont pas si simples. Entre l'année dernière et aujourd'hui, les têtes sont restées les mêmes, et pourtant, en 2015-2016, Laurent Blanc marche sur la France. La différence ? L’intensité, la coordination du bloc, la cohésion tactique, la maîtrise. Autant de qualités que possèdent Bilbao et Bâle à leur échelle. Autant de domaines dans lesquels, en regardant le début de saison des deux adversaires des Français, ils dominent l’OM et l’ASSE. Sans méconnaissance et mépris de tout ce qui ne touche pas aux clubs à gros budgets, le terme abordable ne sortirait jamais après ce genre de tirages. Et puis que dire de ce que Basques et Bâlois doivent penser d’Olympiens et Stéphanois si ces premiers sont abordables aux yeux des seconds ? Des amateurs ?

Moins forts que Naples ou Tottenham, pas forcément abordables


Cette mentalité envers les opposants dits « plus petits » révèle deux choses. Que beaucoup de suiveurs du football français restent persuadés que la Ligue 1 fait partie de l’élite européenne, qu’ils évaluent la force de frappe des autres équipes au budget, à l’effectif et au palmarès, et que ces derniers paramètres décident forcément de l’issue d’un match ou d’une double confrontation. La Gantoise et Anderlecht ont prouvé le contraire face à Lyon et Monaco. Or, c’est un véritable problème, car l’arrogance envers Bâle et Bilbao se transforme en défaitisme lorsqu’il s’agit de se mesurer au Bayern. Et, dans les deux cas, l’approche est mauvaise. Bien sûr que les Bavarois n’évoluent pas sur une autre planète, mais est-ce une raison pour partir perdant ? Le FC Bâle a bien battu l’ogre allemand à domicile en 2013 (avant d’en prendre sept au retour, certes). Le Dnipro a bien failli soulever le trophée de la C3 l’an passé en venant à bout d’équipes plus fortes sur le papier. Évidemment que tous ces clubs-là sont moins bons que les usines à stars, à entraîneur et staff de renom. Mais le fait d’être moins menaçant qu’un Naples ou Tottenham fait-il forcément des Suisses et des Basques des adversaires abordables ? Rien n’est moins sûr. Surtout quand on a un passé récent européen globalement nul en faisant exception du PSG. Il serait temps de prendre du recul et de faire preuve d’un peu plus de modestie. L’inverse n’a pour le moment que trop peu servi le football hexagonal.

Par William Pereira
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Une équipe abordable pour un club français c'est une équipe qui ne t'a pas sorti de la compétition à l'issu du match aller.
Aucune équipe n'est abordable pour les clubs français, hors PSG.
En tous cas, côté Bilbao, ils ont moyennement appréciés de tomber sur l'OM et ne vont pas les prendre de haut. C'est du 50/50 à mon avis, ils se valent.
Colonel.Moutarde Niveau : CFA2
En ce moment le BUDGET est la cause principal des gens pour expliquer la mauvaise forme du foot français.

Alors je préfère mettre tout de suite les chiffres histoire d'être fixé :

l'OM > 125M€ VS Bilbao > 67M€
Je pense que l'on peut parler d'écart financier assez important entre les clubs, donc ici la cause du budget ne peut pas être évoquée.

St-Étienne > 68M€ VS Fc Bâle > 45M€
Ici même si l'écart est moindre, il est réel. Donc ici aussi les deux équipes sont similaire sur ce point.

Maintenant, après avoir écarté le problème du BUDGET, il ne reste plus qu'à ces deux équipes à se sortir les doigts pour nous proposer du jeu et de l'enjeu!
Je vois pas trop comment on peut qualifier ce tirage d'abordable. Les références des clubs francais en Europe (hormis PSG et l'exploit monégasque l'an passé) sont inexistantes.

Bilbao a un demi d'Europa League (il y a deux ou trois saisons), avec un Aduriz en grande forme et une équipe qui joue très bien au ballon.

Le FC Bâle est un habitué des Coupes d'Europe qui est toujours super emmerdant à jouer (demandez à 'Pool ce qu'ils en pensent des balois.)

Et quand on voit la performance de l'ASSE hier face à Monaco, je suis pas sûr que l'on puisse espérer grand chose... Cela vaut d'ailleurs aussi pour l'OM après son nul face au terrible GAZ'.
Abordable ?

Selon moi, Bilbao et Bâle sont tout simplement favoris.
Xavlemancunien Niveau : CFA
Faut relativiser pour Bâle aussi, ils sont favoris mais loin d'être si bien armés que les dernières saison, la piteuse élimination contre la pire équipe de C1 cette année en atteste. Cet été ils ont perdu leur colonne vertébrale ave Schär-Frei-Gonzalez-Streller qui n'a que partiellement été remplacée. Il faut à tout prix garder El Nenny cet hiver qui a vraiment un niveau monstrueux cette saison. Après faut aussi voir la perspective d'une finale à domicile comme une motivation exemplaire même si ça semble peu probable
Euuuh abordable par définition c'est quelque chose qu'on peut aborder, d'une difficulté modérée, alors à moins que Bâle et Bilbao soient devenus tout récemment des ogres européens invincibles oui c'est un tirage abordable.
Sinon San Mamès vs Vélodrome ça va être un régal ce 16ème niveau ambiance. Dommage que Bielsa ne soit plus là, c'aurait été beau les retrouvailles avec Bilbao.


C'était même une finale (perdue) quand Bielsa était à la tête de l'équipe.

Et je vois pas comment on peut mettre l'OM en favori, incapable de gagner à domicile (en L1 au moins) et particulièrement irrégulier, contre une équipe d'un championnat supérieur...
Bilbao et Bâle ne sont pas des noms ronflants.

Mais l'OM et l'ASSE, encore moins.
Roland Gland Niveau : DHR
L'analyse des capacités financières ne se fait pas uniquement en regardant le budget annuel. Il faut regarder quelle part du budget part dans la partie sportive et dans le reste.

La fiscalité en France fait que sur les 60% du budget d'un club qui part dans les salaires. Tu en as la moitié qui part dans les cotisations salariales et patronales...

Donc un club français ne peut dépenser que 30% de son budget dans le sportif. Les clubs espagnols n'ont pas des prélèvements obligatoires de cette mesure et nombreux ceux qui ne paient tout simplement les charges sociales. Les communautés effacent l'ardoise tous les deux trois ans.

Les clubs ibérique claquent 70 à 80% de leur budget dans les salaires des joueurs. Tu feras une comparaison des deux budgets sportifs "nets" et tu verras que les clubs français ne sont pas forcément bien dotés.

Quand aux cotisations sur les salaires en suisse, je me marre rien qu'en y pensant.

Ah oui, ce que j'ai dit ne prends pas en compte l'effet indirect de l’impôt sur le revenu des joueurs entre la France et d'autres pays.
C'est peut-être la meilleure année pour tomber sur Bâle, qui comme d'habitude, a perdu beaucoup de ses bons joueurs à l'entresaison.

Si leur effectif leur permet de rouler sur le championnat suisse, ça risque d'être léger en Europa.

Cela dit, en tant qu'observateur extérieur, Sainté n'est pas non plus un ogre donc les bâlois peuvent s'en sortir s'ils jouent sérieusement. Ils ont devancé la Fio sans trop de soucis dans leur groupe, quand même.
J'ai halluciné quand j'ai entendu le mec sur Bein dire que Bilbao était un tirage très très jouable prouvant ainsi cette putain d'ignorance qui caractérise si bien la majeure partie du paysage footballistique français. Bilbao est moins en vu que sous Bielsa, mais ils sont très largement au dessus de cet OM collectivement, ça n'a absolument rien à voir et vu la défense marseillaise, si cela ne s'améliore pas, ils risquent de prendre une sacrée branlée.
SavingPrivateSuarez Niveau : DHR
Message posté par kikette38
Abordable ?

Selon moi, Bilbao et Bâle sont tout simplement favoris.


et même assez largement...
SavingPrivateSuarez Niveau : DHR
Message posté par Roland Gland
L'analyse des capacités financières ne se fait pas uniquement en regardant le budget annuel. Il faut regarder quelle part du budget part dans la partie sportive et dans le reste.

La fiscalité en France fait que sur les 60% du budget d'un club qui part dans les salaires. Tu en as la moitié qui part dans les cotisations salariales et patronales...

Donc un club français ne peut dépenser que 30% de son budget dans le sportif. Les clubs espagnols n'ont pas des prélèvements obligatoires de cette mesure et nombreux ceux qui ne paient tout simplement les charges sociales. Les communautés effacent l'ardoise tous les deux trois ans.

Les clubs ibérique claquent 70 à 80% de leur budget dans les salaires des joueurs. Tu feras une comparaison des deux budgets sportifs "nets" et tu verras que les clubs français ne sont pas forcément bien dotés.

Quand aux cotisations sur les salaires en suisse, je me marre rien qu'en y pensant.

Ah oui, ce que j'ai dit ne prends pas en compte l'effet indirect de l’impôt sur le revenu des joueurs entre la France et d'autres pays.


il faut arrêter de toujours se réfugier derrière l'excuse du budget. à part former des joueurs, la france ne sait rien faire sportivement.
les cellules de recrutement ne sont pas performantes
les équipes ne proposent aucun fond de jeun et manquent d'ambition
aucun club frnçais n'a un directeur sportif digne de ce nom qui impose une vision claire et une continuité au sein de son club.
le seul club qui s'est rapproché de ces critères là, c'est le lorient de gourcuff, et quand on voit ce qu'il est devenu...
Nos clubs ont les pire difficultés face à des clubs Azéris, Belges, Roumains ou Tchèques.

Dans ces conditions, parler de "tirage abordable" c'est faire preuve d'un aveuglement coupable.

Si un des deux s'en sort, ça sera déjà l'eldorado. Et vu les tirages des clubs Portugais et surtout Russes, ont risque fort de finir 7ème à l'indice UEFA. Il faut prier que le PSG fasse un grand parcours...
J'adore et admire le Gourcuff entraineur.
Cependant son depart n'a pas eu de consequences significatives sur le sportif.
On oublie que Gourcuff a egalement eu des saisons a flirter avec la relegation.
Ripoll fait du bon boulot et le club continue de tres bien recruter. Waris, Ndong, Moukandjo, tous recrutes sous Ripoll degageront de tres belles plus values.
Y a-t-il des équipes abordables pour le foot français en 2015?
Toon Eastman Niveau : National
Message posté par SavingPrivateSuarez
il faut arrêter de toujours se réfugier derrière l'excuse du budget. à part former des joueurs, la france ne sait rien faire sportivement.
les cellules de recrutement ne sont pas performantes


Les cellules de recrutements c'est un très gros problème ca c'est clair. Quand tu vois que La Gantoise va jouer les 1/8e de la C1 avec comme numéro 9 un mec qui était encore amateur il y a 5 ans.

Pourquoi aucuns clubs francais ne va chercher par la ? Pourquoi personne ne sonde les 2e voir 3e divisions en Allemagne, en Italie ou même chez nous pour trouver ce genre de joueurs. Même en 1ere division en Belgique au Pays Bas ou autre, je serais curieux de savoir quel club français a envoyer des scouts la bas ses derniers temps.

Mais au lieu de se faire prêter des mecs qui ne jouent pas en PL ou en Liga et qui rentre chez eux à la fin de saison en ayant servit à rien.
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