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C3 : Et si l’Italie se réveillait un peu ?

Hormis l’Inter, en tête de son groupe, les clubs italiens ne font pas d’étincelles dans cette Europa League. La Lazio est mi-figue mi-raisin, tandis que le Napoli et l’Udinese coulent totalement. Eh, oh, on se réveille ?

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C’est toujours la même rengaine depuis de nombreuses années. Les clubs italiens snobent l’Europa League. Ou du moins, ils ne forcent pas, préférant garder des forces pour les matchs de championnat du week-end. Le bilan, lors des trois premières journées, n’est pas franchement folichon. 5 victoires, 4 nuls, 3 défaites. Bah, ce n’est pas si mal que ça, direz-vous. Faux. Il faut considérer que les cinq victoires ont été obtenues contre des « cadors » comme le Partizan Belgrade, le FK Neftçi, Maribor, AIK et, seul exploit notable, Liverpool (merci l'Udinese). À l’heure actuelle, deux des quatre clubs en lice passeraient même à la trappe, la situation la plus alarmante étant celle du Napoli, qui vient de se prendre deux grosses baffes sur les pelouses du PSV (3-0) et du Dnipro Dnipropetrovsk (3-1). Ce qui inquiète, de l’autre côté des Alpes, c’est la non-implication des clubs italiens dans cette Europa League. Un manque d’implication qui dure depuis des années et qui a, entre autres, contribué à la perte d’une place en Ligue des champions au profit de l’Allemagne. La preuve : depuis l’instauration de l’Europa League en lieu et place de la Coupe UEFA (saison 2009-10), aucun club italien n'est parvenu à dépasser les huitièmes de finale (Juventus éliminée par Fulham en 2010 et Udinese sortie par Alkmaar l’an dernier). La lose totale.

Se concentrer sur le championnat

Pourquoi donc donner si peu d’importance à l’Europa League ? Une vraie question existentielle. Il fut un temps où les clubs italiens avaient fait de la C3 une chaise gardée, notamment dans les années 90, avec les succès de Naples, Parme, de la Juve ou encore de l'Inter. Aujourd’hui, c’est une autre affaire. Les entraîneurs italiens envoient rarement leur équipe type, et profitent des phases de poules de l’Europa League pour donner du temps de jeu à des joueurs qui n’ont pas beaucoup d’espace en championnat. Par exemple, le jeune Livaja, à l’Inter, a été titularisé à chaque rencontre, alors qu’il n’a disputé que 13 minutes en Serie A. Pour le coup, Stramaccioni a été récompensé, puisque son attaquant de 19 ans a planté deux buts. Mais tous ne peuvent pas se vanter d’une même réussite. Walter Mazzarri, a, pour sa part, aligné des équipes-bis sur les pelouses du PSV et du Dnipro Dnipropetrovsk. Résultat : deux défaites retentissantes et une qualification qui devient désormais compliquée. Ce n’est pas le fait de faire tourner son effectif qui est mis en cause. Avec des matchs à disputer tous les trois jours, les entraîneurs sont obligés de « faire tourner » , car les organismes en prennent inévitablement un coup.

Non. Ce qui est remis en cause, c’est de privilégier toute l’année le championnat pour tenter de se qualifier pour l’Europe… pour au final ne pas la jouer à 100% la saison suivante. Illogisme total. Combien de coachs italiens a-t-on entendu dire, lors des dernières saisons : « Nous sommes déçus d’être éliminés de la C3, mais maintenant, nous allons pouvoir nous concentrer sur le championnat » ? D’accord. Mais l’ivresse d’une nuit d’Europe ne vaut-elle sincèrement pas mieux qu’un déplacement à Pescara ou à Bergame ? Stat qui fait mal : on n’a plus vu un club italien dans le dernier carré de la C3 depuis 2008, et l’élimination de la Fiorentina par les Glasgow Rangers. Est-ce vraiment normal, pour une nation qui a soulevé trois Ligue des champions depuis le début des années 2000 ? Non, car c’est bien en C3 que des pays comme le Portugal, l’Ukraine ou la Russie grappillent des points au classement UEFA. Se faire dépasser par l’Allemagne, d’accord, mais par les Pays-Bas, non.

Carton pas plein et tribunes vides


On pourrait se dire que l’analyse est dure, car deux clubs transalpins, l’Inter et la Lazio, sont tout de même en tête de leur groupe. Mais les premières places sont très relatives. L’Inter a d’abord obtenu un nul in extremis contre Kazan (2-2 à la 89e minute) avant de s’imposer au buzzer contre le Partizan (but de Palacio à la 88e après que Handanović avait sauvé la baraque quelques secondes auparavant). La Lazio est également assez vernie. Elle est sortie indemne de White Hart Lane, mais il ne faut pas oublier que Tottenham s’était vu refuser trois buts… Contre le Panathinaikos, elle a scoré grâce à un but contre son camp invraisemblable des Grecs, et a ensuite arrêté de jouer, concédant l’égalisation en fin de match. En gros, on ne peut pas dire que l’une des équipes italiennes domine son groupe, à l’instar d’un Atlético Madrid ou même d’un Dnipro, qui ont tous deux réalisé un carton plein. Et le pire, c’est qu’elles auraient largement le niveau pour se qualifier, face à des équipes qui sont, en majeure partie, plus faibles qu’elles. Problème : ce n’est pas toujours une question de niveau. C’est aussi une question d’envie et de gnaque. Envie dont font preuve les représentants des « petites » nations, pour qui l’Europe est essentielle.

Cependant, les joueurs ne sont pas les seuls coupables. Les supporters ont, eux aussi, leur part de responsabilité dans ce désamour général de la C3. Ils n’étaient que 9.900 au stadio Olimpico pour Lazio-Maribor, 18.000 à San Siro pour Inter-Partizan, et seulement 7.200 pour Udinese-Anzhi. Heureusement que le San Paolo sauve la mise, avec ses 35.000 partisans pour Napoli-AIK. L’horaire de 19h un jeudi soir y est forcément pour quelque chose. Mais il ne faut pas toujours chercher des excuses. Conscient de tout cela, Walter Mazzarri, le coach du Napoli, a lancé un appel aux tifosi. « Cette fois-ci, il n’y aura pas de turn-over massif. Face au Dnipro, nous voulons faire un match de grande qualité. À nos tifosi, je demande d’être derrière nous, comme ils l’ont toujours fait » a-t-il affirmé en conférence de presse. Pas forcément le même son de cloche chez tous. Avec un derby à disputer dimanche, Petković, le coach de la Lazio, a bien l’intention de laisser au repos ses cadres pour le match contre le Pana. Conséquence : le responsable de la billetterie a annoncé que moins de 5 000 billets avaient pour le moment été écoulés. Comme un vulgaire match de tour préliminaire de Coupe d’Italie, en fait.

Eric Maggiori
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