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C1 : les jeux sont (quasi) faits

Si le duel entre le Spartak Moscou et Fenerbahçe reste indécis avant le match retour dans une semaine, l’affaire est en revanche déjà bien embarquée pour le Celtic, Cluj et Kiev, tous trois vainqueurs en déplacement, respectivement d’Helsingborg, de Bâle et de Mönchengladbach. Le point.

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Spartak Moscou/Fenerbahçe (2-1)
Rien n’est fait entre le Spartak et Fenerbahçe avant le match retour disputé à Istanbul. L’ouverture du score a été inscrite à l’heure de jeu pour les Moscovites d’un joli plat du pied sécurité par Emmanuel Emenike, qui a su parfaitement exploiter un non moins joli centre dans la profondeur de son latéral gauche Dmitri Kombarov. Ironie du sort, l’international nigérian avait été acheté il y a un an par le club turc en provenance de Karabükspor, mais il n’y a pas joué un seul match officiel ; mêlé à la vaste affaire de corruption et de matchs arrangés qui a secoué la Süper Lig à l’été 2011, il avait rapidement déguerpi en RussieFenerbahçe a bien réagi cinq minutes plus tard, égalisant par l’intermédiaire de sa recrue néerlandaise Dirk Kuyt, suite à une excellente remise aérienne de Moussa Sow. Mais ce sont bien les Spartakistes qui ont eu le dernier mot, le passeur du premier but Dmitri Kombarov reprenant instantanément de son pied gauche un corner tiré par l’Irlandais Aiden McGeady. Il reste 90 minutes aux Turcs pour reprendre l’avantage et exploiter ce précieux but marqué en déplacement. Ce ne sera pas facile néanmoins face aux hommes d’Unai Emery, auteurs d’un prometteur début de saison en Premier League russe (deuxième derrière le Zénith).

Helsingborg/Celtic (0-2)
Le football écossais peut respirer. Absent de la C1 la saison dernière, en plein marasme après les gravissimes problèmes rencontrés par des Rangers relégués administrativement en D4 cet été, il devrait au moins pouvoir compter cet automne sur le Celtic comme représentant. Face à une faible formation suédoise, les Vert et Blanc ont fait le plus gros du travail dès ce match aller disputé à l’extérieur, ouvrant très rapidement le score par Kris Commons d’une bien belle reprise de volée, suite à un service de Samaras. Puis, à un quart d’heure de la fin, cette même grande gigue de Georgios Samaras a offert un avantage plus confortable aux siens de la tête sur corner. Avec un avantage de deux buts avant le retour disputé en Écosse, le Celtic peut voir venir.

Bâle/CFR Cluj (1-2)
Granit Xhaka et surtout Xherdan Shaqiri partis à l’intersaison en Bundesliga, ce n’est plus du tout la même limonade pour le FC Bâle. Invité surprise du top 16 européen l’an passé, le champion suisse se trouve en difficulté en ce début de saison et va devoir cravacher pour aller chercher sa qualification lors du match retour. C’est pourtant le vieux capitaine Marco Streller qui avait ouvert le score au St. Jakob Park en toute fin de première période, d’une splendide reprise pied gauche au niveau du point de pénalty, cousin lointain du but en or de Trezeguet en 2000. Mais Cluj va finalement l’emporter en marquant deux buts en seconde période par l’intermédiaire du Sénégalais Modou Sogou. La formation du milieu français Nicolas Godemèche offre ainsi une bien meilleure image du football roumain, entaché récemment par les crasses déclarations du président du Steaua Bucarest Gigi Becali, qui a refusé de recruter Florent Sinama-Pongolle à cause de sa couleur de peau.

Borussia Mönchengladbach/Dynamo Kiev (1-3)
Le Borussia Mönchengladbach a manqué dans les grandes largeurs son grand retour dans les compétitions européennes. Il faut reconnaître que les hommes de Lucien Favre avaient hérité d’un client au tirage au sort, avec, en face, un Dynamo Kiev en forme ascendante ces derniers temps. Si Alexander Ring a ouvert le score pour les locaux dans le premier quart d’heure de la partie dans une ambiance de folie, ce fut ensuite un cavalier seul des Ukrainiens, qui ont marqué par trois fois. D’abord par le défenseur Taras Mykhalyk, puis par ce diable d’Andriy Yamolenko – copyright Christian Jeanpierre – et enfin d’un contre son camp de la malheureuse recrue du Borussia Luuk de Jong. Autant dire que l’affaire est déjà quasiment pliée. L’Allemagne, qui pouvait avoir cette saison quatre représentants en phase de poules de la Ligue des champions, devra très certainement se contenter de Dortmund, du Bayern et de Schalke 04.

A lire : Lille s'incline à Copenhague

Par Régis Delanoë
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Montpellier, aucune victoire européenne au cours des dernières années, qualifié d'office.

Paris, aucun parcours européen significatif depuis 2009, pas champion de son pays, pas vainqueur de coupe, qualifié d'office.

Manchester Utd, sorti par Bâle au premier tour l'an dernier, pas champion de son pays, qualifié d'office.

Bâle justement, champion de son pays, 8ème de finaliste de la C1 malgré un tirage galère de chapeau 3... obligé de passer 2 tours préliminaires et bientôt éliminé par un autre champion.

Mais un jour on nous expliquera en quoi il est juste que les performances des autres équipes de notre championnat déterminent nos chances de participer et de bien figurer en coupe d'europe.
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