1. // Ligue des Champions – J1

C1, ce qu'il faut retenir

Si Plzen-Borisov ou Bâle-Oteful Galati n'étaient pas à votre programme européen, vous avez sans doute pu apprécier pour cette ouverture de Champions League des grosses pointes vitesse, des frappes spectacles, des ratés, des suspendus perchés et mêmes des belles trognes. Première journée de gâtés.

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Café crème

Elle n'a pu échapper qu'aux spectateurs à la bourre, qu'aux téléspectateurs qui avaient mal réglé le timer du micro-onde. On parle bien sûr de l'accélération de Pato au bout de 24 secondes de jeu au Camp Nou. Busquets et Mascherano ont pris 10 ans d'un coup, laissant filer le Brésilien du Milan qui conclura la percée par une frappe entre les jambes de Valdes. Seulement, au Camp Nou, on ne fait pas les ingrats. Séance de rattrapage mais en version argentine cette fois. Messi a le bouton R1 enfoncé à bloc, slalome sans ballon entre les défenseurs rossoneri et sert sur un plateau Pedro pour l'égalisation catalane.
Dans un autre registre, un peu plus plantureux, moins en vitesse et plus en puissance, Seydou Doumbia écrit ses véritables premiers moments de gloire. Au physique aussi accueillant qu'une Maria Mutola des grands soirs, le buteur du CSKA s'est arraché par deux fois pour remettre à lui tout seul les Moscovites dans le coup contre le LOSC. Tout aussi puissant, l'homme qui valait 86 millions dans les journaux, dit Hulk, planté de chez planté, a fait preuve de caractère contre Donetsk. Impressionnant de puissance, le Brésilien rate le plus facile, un pénalty laser sur le poteau, avant de remettre le stade dans sa poche d'une très très lourde frappe à 30 mètre sur coup-franc.

Double café-crème

Cette première journée nous aura quand même fourni son lot de belles lucarnes estampillées « Top Buts » . Plusieurs spots. Le Camp Nou encore, pas rassasié des exploits de Messi et Pato. Les candidats se pressent autour du ballon, posé à 25 mètres du but d'Abbiati. David Villa prend ses responsabilités, un plat du pied et va chercher les hauteurs du petit filet milanais. Propre. On monte d'un étage à Dortmund, où le Borussia galère à revenir sur des Gunners opportunistes. Perisic, entré en cours de jeu, sort le jeu de jambes arrière pour déclencher une volée instinctive des 18 mètres droit dans la lucarne gauche de Sczezsny, encore en train de compter le nombre de consonnes dans son nom. Un but qui coûte deux points à Arsenal. Dernier spot à Lisbonne où Sir Alex Ferguson s'offre le luxe d'opérer un petit turnover semi-forcé en C1. Priorité à Chelsea dimanche. Le vétéran Ryan Giggs, « la légende » dixit Patrice Evra, s'offre de nouvelles minutes européennes et décroche son propre record de buteur le plus vieux de la compétition. Compteur arrêté à 37 ans et 289 jours grâce à une frappe peinard en pas loin de l'équerre.

Crème renversée

Mention spéciale à un type pas payé. Adil Rami court déjà les pouces en l'air et les bras écartés, s'amuse aux râteaux ultra-risqués, aux frappes lointaines misant sur un destin incertain. Le défenseur de Valence a ajouté une corde à son arc : le retourné. Il y avait déjà laissé une épaule contre la Croatie avec les Bleus marines. Contre Genk, Rami se lance dans les airs et cisaille le cuir qui s'écrase contre la transversale. Adil retombe mieux, mais n'empêche pas Valence de ne faire mieux qu'un score nul et vierge chez les Belges. On aurait très bien pu parler de la faute de main d'Helton, un gardien de Porto en jogging, ou bien des ratés de l'habituel sniper Diego Milito, ou bien de Nicosie, Trabzonspor (vainqueur braqueur à San Siro contre l'Inter) et Bâle qui peuvent sortir les cadres souvenirs imitation ébène, affichant qu'en ce milieu de mois de septembre, ils pointent en tête de leur groupe. On aurait pu.

Le Trophée Yann-Arthus Bertrand

Ils étaient trois suspendus, sans aucun moyen de communication autorisé, à voir leur match vu du ciel. De là-haut, José Mourinho sort grand vainqueur, alors qu'on avait quand même réussi à lui coller dans les pattes cette histoire de maillot-rouge un peu chat noir au sein de la maison blanche (liquette aux stats d'un nul et une défaite). En même temps, il avait tout intérêt à bien intégrer son rôle à la Sylvain Augier. Son régime hauteur lui est encore prescrit pour trois rencontres. Wenger s'en sort avec une mention assez bien, tranquillement installé dans les sièges en cuir des rangs VIP du Westfallen Stadion, un sacré stade quand même. Son Arsenal a laissé deux points en route sur un exploit personnel de Perisic. Passons. Et puis Rudi Garcia ferme la marche, planqué sur une chaise en bois, non loin de la tribune de presse du stade de Villeneuve d'Ascq. Ça en jette déjà moins, avec en arrière-plan des cloisons en plastiques, scotchs mal décollés apparents. Et vu du ciel, le coach lillois a pu s'apercevoir comment on pouvait se gâcher une rencontre à simplement reculer.

Les BG de la 1ère journée

Deux élus pour cette première journée. Hommage tout d'abord à Vagner Love qui laisse traîner derrière chacune de ses courses quelques poignées d'amour. Mais même en courant de plus en plus à ras du sol, le Brésilien aux perles bleues reste pénible pour son adversaire direct. On n'est pas encore sur du gabarit perlé type Taribo West, mais on n'en est plus très loin. Enfin, accordons ces dernières lignes à Miralem Sulejmani, qui, au-delà d'avoir été le seul petit intérêt d'un Ajax-OL faiblard, compose crampons aux pieds, et dans le civil aussi avec une moquette capillaire jamais vue depuis Lyle Lovett, même si moins classe. Difficile de rivaliser avec un ancien mari de Julia Roberts.

Par Ronan Boscher

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Article en parfait accord avec mon café. Merci.
Ce qui est touchant, c'est la solidarité qui existe au Real. Quand José est dans les tribunes c'est Cristiano qui prend le relais: "je suis sifflé car je suis riche et beau et ça fait des envieux". Là, il faut juste s'incliner...
http://www.marca.com/2011/09/14/futbol/ … 33022.html
Et le prix du onze le plus défensif? pour l'OM! Et qui va encore plus loin après les changements...
Aucune victoire italienne. On commence à s'habituer.

Naples et Milan ont dézingué les pronostics en obtenant des nuls chez deux des épouvantails de l'épreuve.

Mais l'Inter qui perd à domicile face à des turcs, c'est quand même la grosse honte!
c'est bizarre le "grand" man. city, club le + fort au monde (au bout de 4 J de championnat)pour beaucoup qui ne fait que match nul.

Ils sont où les pros city ???
ouais tirons des conclusions après 1 journée de C1 et quelques journées de championnat !
Dans la série cafés crème, y'a aussi la percée de Cannavaro qui traverse la moitié du terrain avec un petit pont sur Yaya Touré et plus... Sinon la percée de Pato est incroyable, comment effacer 4 joueurs avec un grand pont. Et le tacle de Nesta, qui ne salit même pas son short blanc... Aussi on voit Busquets derrière pleurer pour un penalty, vraiment une fouine ce mec, le Inzaghi du milieu de terrain.
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