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C1-C3, la Ligue 1 a la gueule de bois

Pas bon du tout. Trois défaites indiscutables (Lille, Paris, Bordeaux), un nul courageux mais à l’arrache (Montpellier) et deux victoires seulement contre de la D2 européenne (OM et OL) confirment un automne pluvieux…

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Le sale esprit L1 ?

La lose dans l’attitude, d’abord. Le pur (mauvais) esprit L1 made in France… À en croire joueurs, entraîneurs et observateurs, presque tous les clubs français ont « fait une bonne première mi-temps » . Lille a perdu ? « Non : on a fait jeu égal en première mi-temps » . Lille était pourtant mené 1-0 à la pause (0-2 score final). Pareil avec Bordeaux qui a « fait jeu égal avec Newcastle » (0-2 à la pause, 0-3 à la fin). Idem encore avec le PSG qui « a bien tenu Porto à 0-0 et s’est même créé des occasions nettes » … avant de perdre 1-0 à la fin. Pareil pour Lyon : match indigne de l’OL (victoire 4-3 contre Apoël Kyriat Shmona dans les arrêts de jeu) ? Non : les Lyonnais menaient 3-1 à la pause. Sous-entendu : le boulot était fait… On retiendra surtout qu’en L1, on ne joue pas 90 minutes à fond. La lose dans les mots, ensuite. Lyon, justement, avec Réveillère : « Quand on mène, on ne sait plus trop si on doit attaquer ou défendre, il y a moins de mouvements et c’est la panique » … En face, c’est Shmona, nom de D… ! C’est juste la C3 avec des matchs de poule où il faut vite faire le plein avant l’hiver ! L’OL n’a décidément rien appris de sa C1 de l’an passé : oui, on peut mettre 7 buts à Zagreb et non, on ne doit pas gâcher contre l’Apoel Nicosie. Preuve que Lyon est bien rentré dans le rang en se laissant mazouter par la frilosité d’une L1 qu’elle avait dominée dix années durant…

Et la lose dans les gestes : le doigt d’honneur de René Girard. Contre Huub Stevens, contre l’arbitrage, contre le public de la Veltins ArenA. C’est l’Europe, là, René ! L’UEFA ne rigole pas trop avec ça. La parano mobilisatrice en championnat de France de l’an passée ( « On dérange ! » , repris par Girard à Gelsenkirchen avant-hier), c’est nul en Coupe d’Europe. Le surprenant Bate Borisov s’inspire d’autres ressorts psychologiques que la parano du « seul contre tous » … Autre constante générale : tous les clubs français ont encaissé au moins un but. Plutôt gênant pour une L1 qui se vante d’être un championnat tactique et fermé qui, au moins, sait blinder derrière… L’OM n’échappe pas au triste constat, malgré son 5-1 d’hier soir contre Limassol, mené d’abord 1-0, puis « sauvé » par Mandanda sur une ou deux actions chaudes. Où est passée la défense hyper étanche de Bordeaux, hier soir à Newcastle ?

Paris inquiète, Lille désespère

Voilà, dans la forme, on a eu comme l’impression que la L1 découvrait l’Europe, sitôt sortie de ses frontières et de ses petites habitudes. L’Europe, la vraie ! L’Angleterre (Arsenal et Newcastle ont tapé Montpellier et Bordeaux), l’Espagne (Valence a tapé Lille) et le Portugal (Porto a battu le PSG) ont clairement démontré la marge qui sépare les clubs de L1 de l’élite européenne. On ne peut vraiment pas se satisfaire de battre des clubs tchèque (Sparta Prague), israélien (Shmona), chypriote (Limassol), ukrainien (Dynamo Kiev), belge (Bruges). Mais c’est surtout la défaite de Paris qui fout la gueule de bois : même à 0-0, Porto était supérieur. Au FC Porto, les joueurs passent, puis s’en vont, les coaches changent, mais une certaine identité de jeu reste. Paris n’a toujours pas cette identité, Ancelotti le reconnaît à demi-mot. On sent encore un collectif riche de vraies individualités, mais bâti à la va-vite. Avoir Zlatan et Thiago Silva dans ses rangs ne prémunit pas de la défaite, comme on pouvait le croire en championnat de France.

Détail négatif : le caractère égocentrique d’Ibrahimović nuit au collectif parisien. Ibra n’est toujours pas « parisien » , il se croit trop au-dessus des autres dans l’attitude, même s’il fait le boulot. Il commence déjà à trop stéréotyper le jeu du PSG en vampirisant tout le jeu offensif : on ne cherche que lui, on ne joue que sur lui. Un joueur précieux comme Nene a perdu beaucoup de sa spontanéité, comme s’il devait d’abord se mettre au service de Zlatan pour pouvoir jouer titulaire. Zlatan n’a toujours pas fait son deuil du Milan AC. Il se croit plus grand que le PSG : mauvais signe, deux matchs de C1 plutôt décevants l’ont démontré. Pour clore le tableau gris, un mot sur le recrutement général de nos six participants. Décevant. Girard n’a pas aligné Herrera, censé remplacer Giroud à Schalke. Au LOSC, Roux n’y arrive pas, Kalou non plus (même si absent à Valence) et Payet essaye, mais peine à vraiment s’imposer. Comme prévu, hélas, Van der Wiel souffre du passage de l’Eredivise à la L1 et à la C1 dans un grand club comme le PSG. À gauche, Maxwell interroge toujours… Autant de paris mal engagés en championnat de France confirmés par l’impitoyable C1.


Montpellier, cœurs vaillants

Au rayon satisfactions, quand même : la volonté de jouer, observée un peu partout chez nos six clubs. Même mené 2-0, Bordeaux n’a pas fermé le jeu. À Porto, Ménez, Nene et Chantôme ne se sont pas laissés impressionner en portant le jeu vers l’avant. Lille a raté le coche sur des tentatives de Payet et Balmont, preuve qu’ils ont essayé. L’OM a fait le plein au lieu de se contenter d’un 3-1 à la 76e. La palme à Montpellier qui s’est rapproché de son très bon niveau de jeu de l’an passé en arrachant le nul 2-2 à 10 contre 11 depuis l’heure de jeu. Même si Huntelaar aurait pu le punir en ne ratant pas la balle du 3-1... Au niveau des individualités, bonne prestation du Lyonnais Fofana (un doublé contre Shmona), de Chantôme (PSG), de l’intrépide Cabella, de Jourdren qui revient enfin à son meilleur niveau et du courageux Camara, buteur héroïque à Schalke (Montpellier). Payet a « sauvé l’honneur » lillois à Valence. Les satisfactions sont aussi marseillaises : Barton, intéressant au milieu et sur les coups de pied arrêtés. Barton est « marseillais » comme Ibra n’est pas (encore) « parisien » . Quand l’Anglais sera au top, Marseille pourrait prendre une dimension supérieure. Rémy qui marque un doublé, c’est parfait pour le moral. Tout comme pour Gignac (enchaînement splendide sur son but, plus une frappe magistrale sur le poteau). On attendra encore un peu pour juger Lucas Mendes (un but de la tête hier soir).

Pour conclure, en C3 : Lyon, Marseille et Bordeaux sont encore en course. Pas déshonorant, mais pas extra non plus. En C1, Paris aussi est en course, mais le test Porto l’a un peu remis à sa place dans la hiérarchie continentale. Montpellier se relance carrément avec, à suivre, la double confrontation contre l’Olympiakos, dernier du groupe. Au pire, on peut envisager que les Héraultais jouent la C3 en finissant troisièmes. Pas si mal. Enfin, c’est quasiment plié pour Lille : pas de 8es, voire pas de C3. C’est bien le LOSC qui plombe mathématiquement et moralement le bilan des clubs français en coupes d’Europe. L’an passé, deux clubs français (OL et OM) ont passé le premier tour. On craint un recul pour cette année…

Par Chérif Ghemmour
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Hier à 09:28 Barton : « 50% des joueurs parient sur les matchs » 21
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