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C’est quoi vraiment la différence entre Bastia et Ajaccio ?

On les connaît tous, ces mecs qui se la jouent et qui crient « Forza Corsica » pour une victoire d’Ajaccio ou Bastia. Plus que des rivaux, les deux clubs sont opposés. A tous les étages.

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Le public

Lors de leurs deux saisons folles en National et en Ligue 2, les joueurs de Bastia ont pris une habitude : celle de rentrer de leurs déplacements en plein milieu de la nuit dans un aéroport en fusion où des centaines de supporters les attendent avec des fumigènes. Lorsque l’AC Ajaccio est monté en Ligue 1 en mai 2011, les joueurs ont eu le privilège de faire un tour de la cité impériale en bus. Si certes, leurs fidèles ont répondu présent, ils ont dû essuyer les regards assassins de ceux qui voulaient faire leur shopping en toute quiétude. Pas de quoi les choquer, jouer dans l’indifférence, ils connaissent : dans les travées de Timizzolu, les enfants s'amusent avec un ballon corner, réalisant à peine qu’il y a un match sur la pelouse d’à côté. On est loin de l’ambiance de Furiani. En même temps, les années collées dans les noms des principaux groupes de supporters veulent tout dire : il y a d’un côté Bastia 1905, de l’autre l’Orsi Ribelli 2002.



La présidence

Lorsque Bastia était en crise, fin 2009, une bande de copains s’est réunie, mettant les économies sur la table. Si depuis Pierre-Marie Geronimi a succédé à Julien Lolli, l’esprit demeure. Ça pue l’entente collégiale, les réunions qui durent des heures, certes, mais où on prend les décisions ensembles. A Ajaccio, il y a un des présidents les plus charismatiques de Ligue 1 : Alain Orsoni. Comme l’ancien du FLNC ne peut pas tout le temps être au club, les autres membres de l’organigramme s’organisent, prennent leurs dispositions et parfois même les décisions importantes. Mais jamais ils ne s’aventurent à dire qu’en fait, c’est eux qui commandent.



Le style de jeu

A Bastia, ce que l’on demande avant tout, c’est des joueurs qui mouillent le maillot. Comme chez l’ennemi marseillais, qui est par ailleurs partenaire de l’ACA, autre disparité. A Ajaccio, depuis deux ans et sous l’impulsion d’Olivier Pantaloni, c’est un jeu fait de passes courtes dans un milieu à cinq qui est mis en avant. Et ce même si Sir Alex Dupont a depuis repris le flambeau. Plus au nord, le public ne rugit jamais autant que lorsque Yannick Cahuzac tacle. S’il y a du jeu aussi avec Frédéric Hantz, il faut reconnaître que c’est plus direct.



La corsitude

C’était le fameux sketch de Tzek et Pido, les deux humoristes insulaires. Un sketch où un supporter de l’ACA et un du Sporting se chambrent à la terrasse d’un café. A un moment, le 2A lance « Pourquoi on dit que Bastia c’est l’équipe de la Corse alors qu’il n’y en a pas un dans l’équipe ? » . Évidemment, c’était le moment du spectacle où les applaudissements furent les plus nourris. Bon, c’était au milieu des années 2000. Depuis, Bastia a su trouver une place pour Cahuzac, a fait revenir Gilles Cioni d’abord sous contrat fédéral en National avant cette année de rapatrier Palmieri, son ancien compère du Paris FC. Toujours moins qu’Ajaccio qui aligne le plus possible Pierazzi, Cavalli, TIbéri et Lippini.



Le rapport à l’histoire

Au bout d’un mois à Bastia, même le joueur de foot le plus dilettante connaît par cœur la composition de l’équipe qui est allée jouer la finale de la coupe UEFA en 1978. Jo Bonavita, la mémoire du club, dépasse son rôle d’intendant pour rappeler à tout le monde l’histoire du maillot bleu. On ne plaisante pas avec les traditions. A Ajaccio, on fait plus dans le pragmatisme. Le joueur phare ? Johan Cavalli. Fils de Jean-Michel, un des plus grands symboles du GFCO Ajaccio, le vrai rival. En attendant, c’est grâce au lutin que le club a réussi à monter en Ligue 1 et à s’y maintenir la saison dernière. Ce qui compte, c’est le présent.



La haine envers l’autre

Alain Orsoni ne s’en cache pas, il était un grand supporter du Sporting dans les années 70, faisant même les déplacements en coupe d’Europe. De quoi décomplexer tout le monde à Ajaccio sur un éventuel rapport de force. A Bastia, on n’a rien contre les Accéistes, mais on se revendique avant tout comme le club de la Corse, celui qui passionne vraiment les gens. Le match de cet après-midi aura donc son importance : il y a ceux qui voudront renverser une bonne fois pour toute l’ordre établi, et montrer qu’au vu des deux dernières saisons, il mérite plus de considérations. Et ceux qui veulent déclarer officiellement qu’ils sont de retour.

Par Romain Canuti
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