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  1. // Coupe du monde 2014
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C'est quoi, un match chiant ?

Une purge. Voilà un mot qualifiant parfaitement l'opposition entre l'Argentine et les Pays-Bas, dont le sort aura été décidé par une séance de tirs au but. Mais au fait, c'est quoi un match chiant ? Focus sur des rencontres qui savent mettre à l'épreuve la passion des plus mordus de football.

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Mercredi 9 juillet. 00h44, heure française. Maxi Rodríguez, spécialiste de l'exercice, prend sa course d'élan et transforme son penalty, envoyant du même coup l'Albiceleste en finale de Coupe du monde, la cinquième de son histoire. Une qualification acquise au terme d'une rencontre qui aura demandé courage et patience aux 60 000 supporters cramponnés à leur siège de l'Arena Corinthians, de même qu'aux 9,3 millions de téléspectateurs en France enfouis dans leur canapé, les yeux fixés sur leur écran. Car il faut bien le dire, en ce soir d'hiver brésilien, le spectacle proposé par les deux équipes avait de quoi refroidir les ardeurs des plus passionnés. Une rencontre où il a fallu attendre la 90e minute et un énième sprint d'Arjen Robben pour croire à une ouverture du score qui n'arrivera finalement jamais. La faute à un retour héroïque de Javier Mascherano, qui aura été jusqu'à s'ouvrir l'anus pour que Messi et consorts entretiennent l'espoir d'une victoire. En outre, une rencontre possédant tous les ingrédients de la purge par excellence, du parfait match chiant.

« Des matchs chiants, j'en ai vécu pas mal »


Mais alors comment, surtout après une première demi-finale de feu, peut-on en arriver à assister à une telle prestation de la part de deux équipes dignes du dernier carré de la compétition la plus prestigieuse du monde ? Régis Brouard, entraîneur baroudeur ayant lancé son échappée depuis Rodez en CFA 2 il y a onze ans, aujourd'hui à la tête des Chamois Niortais, tente de livrer quelques éléments de réponse : « Des matchs chiants, j'en ai vécu pas mal. Le plus frustrant, c'est qu'en tant qu'entraîneur, tu prépares une tactique pour aborder la rencontre d'une certaine manière et tu vois que ça bloque. Un match chiant, c'est un match où les deux équipes vont adopter un style de jeu défensif, sans prises de risque, frustrées par l'enjeu, à la manière des Pays-Bas et de l'Argentine lors de la demi-finale de Coupe du monde » . Pour celui qui a notamment amené l'US Quevilly en finale de Coupe de France face au PSG, il serait avant tout question d'enjeu. Un enjeu qui paralyserait la rencontre, provoquant par conséquent l'ennui des spectateurs. « Quand quelque chose nous intéresse, certaines régions du cerveau comme celles de la mémoire et les régions frontales, situées à l'avant et que l'on pourrait comparer à des ordinateurs, sont activées. La partie frontale du cerveau commande le plaisir ou au contraire la tristesse. Et grâce à elle notamment, on peut, en comparant une situation que l'on a déjà vécue, dire si celle-ci nous intéresse ou non. Donc si on résume, lorsque l'on s'ennuie, ce sont ces parties du cerveau qui sont éteintes » , renseigne Philippe Boulu, neurologue parisien.

Raclées, nausées et fatigue


Un sentiment d'ennui susceptible d'avoir des conséquences sur la santé et l'attitude du joueur lui-même, comme nous l'apprend Jérôme Blin, également neurologue : « Le problème, pour le joueur, c'est que cela peut provoquer nausées et fatigue, nausées parce qu'il n'aura pas envie de rester concentré et fatigue parce qu'il faudra qu'il fasse un effort pour cela. » Et ce n'est pas James Fanchone, qui affiche près de 200 Matchs de Ligue 2 au compteur, qui dira le contraire : « J'ai joué pas mal de matchs galère. Souvent, ça va être dû à la fatigue, le fait qu'en face tu aies un club qui joue le maintien ou un petit. Tout est question de motivation. Pour un joueur, c'est aussi celui où tu vas avoir une occasion, un but tout fait, puis tu la mets pas. Tu gamberges, tu gamberges, et t'en viens même à te dire qu'il faut que tu sortes » . Car oui, il existe bien plusieurs types de matchs chiants. Et celui joué contre une équipe qui bétonne derrière en est un aussi. « Maintenant, le discours de certains clubs, ça va être de se dire qu'en ne prenant pas de but, ils vont prendre 1 point. Du coup, les mecs, ils se mettent tous derrière » , surenchérit James Fanchone, qui se remémore également en avoir chié sur le terrain pour un autre raison: « J'ai le souvenir d'un match contre Lyon, on avait pris 8-1. C'est aussi un match chiant. Dans ces cas-là, t'as qu'une envie, c'est que le match se termine et qu'on puisse enfin rentrer à la maison. »


Dès lors, à quoi le spectateur peut-il bien se raccrocher pour ne pas sombrer dans un sommeil profond ou dans la lassitude ? La réponse tient en un mot : l'espoir. « Pour être animé par un sentiment d'espoir, il faut avoir un but mais pour atteindre ce dernier, il y a des étapes intermédiaires à franchir. Et pour les franchir, il faut que l'individu soit soutenu dans son effort par d'autres individus par exemple ou avec une récompense à la clé » , confirme Jérôme Blin. Ou alors, on peut aussi simplement changer de chaîne.

Par Maxime Nadjarian et Victor van den Woldenberg
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