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C’est quoi ce pataquès avec Alessandrini ?

Freiné dans sa progression depuis quelques mois par une sérieuse blessure, Romain Alessandrini semblait prêt à se relancer avec Rennes, le club qui lui a fait découvrir l’élite, malgré son envie de rejoindre l’OM. Et vlan ! Sans prévenir, le néo-international dégaine par deux fois hier dans les médias pour se plaindre de sa triste condition en Bretagne et de la confiance rompue avec ses dirigeants. Surprenant et pas très malin.

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Le dimanche, chez les Alessandrini, c’est le jour du plan com’ : en simultané hier matin, on pouvait lire dans les colonnes de L'Équipe et mater sur Téléfoot deux interviews du joueur rennais, criant au manque de respect de ses dirigeants, accusés de ne pas tenir leur promesse. Quelle était-elle d’après lui ? Une prolongation de contrat (l’actuel court jusque 2016), assortie d’un salaire revu (largement) à la hausse, de quoi sécher les larmes du néo-international, qui n’a pas rejoint son « club de cœur » l’OM cet été, comme il le prévoyait. « On avait évoqué une prolongation avec revalorisation de salaire. Les dirigeants m’avaient dit que je serais considéré comme un cadre de l’équipe et ce n’est pas le cas, loin de là. Je suis juste écœuré  » , geint-il dans le quotidien sportif. « Je ressens une vraie cassure (…). Au club, ils me prennent vraiment pour un con  » , insiste-t-il, avant de lâcher un hallucinant « Je lui ai dit de ne pas s’étonner s’il me voyait un peu moins joyeux dans les prochains jours » adressé à son entraîneur Philippe Montanier.

Le plan com’ marche pour l’instant moyennement. Si quelques observateurs de la chose footballistique comme Pierre Ménès ont essayé de défendre la sortie du joueur, ses collègues du CFC sur Canal + sont tombés des nues en entendant la réponse du président rennais Frédéric de Saint-Sernin. Pour lui, la sortie médiatique – appelons-la plus clairement plan de communication – de Romain Alessandrini est « disproportionnée et immature  » . Et pour cause, l’ailier gauche, aidé de son agent Yvan Le Mée, souhaitait obtenir « un salaire qui dépassait le plus haut salaire du Stade rennais aujourd’hui » , qui tournerait autour de 120 000 euros mensuel (Sylvain Armand). « Ma proposition, a poursuivi le président, c’était immédiatement 50 % d’augmentation. Après quatre matchs joués, c'est-à-dire quand il retrouve vraiment la compétition, c’était 70 % d’augmentation par rapport à son salaire. Et quand il retrouve son niveau de l’équipe de France, celui de février dernier au moment de sa blessure, ça fait 100 % d’augmentation et il atteint à ce moment-là le salaire le plus élevé. » Alessandrini touchant actuellement un peu plus de 50 000 euros par mois, on obtient effectivement presque le plus gros salaire du club en le doublant.

22 matchs de L1…

En prenant les déclarations du joueur, puis celles de son président, difficile de donner raison au premier. Sur le fond comme sur la forme. Parlons de la forme d’abord : la stratégie médiatique de pousser une gueulante le même jour dans les journaux et à la télé semble avoir été planifiée. Elle avait été précédée quelques jours avant d’un tweet ronchon d’Alessandrini, qui estimait que «  nous vivons dans un monde d’opportunistes, les paroles n’ont plus aucune valeur » , rédigé très certainement juste après l’entretien avec ses dirigeants.


On peut imaginer la chose ainsi : il voulait de suite un salaire mensuel multiplié par deux minimum, il ne l’a pas obtenu et, sans doute vexé de se voir doubler par Thauvin pour le poste offensif manquant à l’OM, il a décidé avec son agent de faire appel aux médias – qui, au passage, se sont empressés de servir de support à son plan com’ – pour faire entendre son indignation. Sauf qu’on est début septembre et que ça semble un peu tard et un peu idiot d’aller ainsi au clash avec son employeur. Qu’a-t-il aujourd’hui à y gagner, alors que le marché des transferts est terminé et alors que débute une saison qui se terminera par la Coupe du monde, qu’il peut viser avec les Bleus ? Pourquoi utiliser des mots aussi durs envers ses dirigeants – « je suis écœuré » , « on m’a pris pour un con » , « manque de respect » , bla, bla – alors que ces derniers lui ont permis de découvrir la Ligue 1 il y a un an, lui ont permis d’accéder à l’équipe de France et l’ont mis dans de bonnes dispositions pour se soigner de sa grave blessure contractée en février dernier (rupture des ligaments croisés) ?

C’est là qu’on en vient au problème de fond de cette sortie médiatique de Romain Alessandrini. Car qui est-il au juste ? Un brillant ailier de 24 ans, révélé en L2 avec Clermont Foot, qui a découvert la L1 seulement l’été dernier, a eu de belles fulgurances, a mis de forts jolis buts, a découvert l’équipe de France avant de se « péter » en février. Son CV est certes très prometteur, mais il reste encore maigre : seulement 22 matchs de L1 dans les jambes (pour 10 buts), 68 matchs de L2 et une poignée dans les coupes nationales. Se sent-il si génial pour estimer qu’après une demi-saison réussie et une autre passée à l’infirmerie, il est en droit de demander un statut de patron assorti d’un salaire doublé, alors même que le Stade rennais l’avait débauché de Ligue 2 seulement l’an dernier en le rémunérant généreusement par rapport à ce qu’il touchait en Auvergne ? La question mérite d’être posée…

Image écornée

Alors oui, en se forçant un peu, on peut admettre qu’Alessandrini soit déçu de ne pas obtenir tout de suite la confiance absolue de son président, avec la rémunération en conséquence. On peut aussi admettre qu’il soit vexé que Thauvin ait pris sa place dans le 11 de son cher OM, qui plus est avec la méthode que l’on sait. On peut aussi admettre que la maladresse est humaine, qu’Alessandrini est encore jeune et tendre dans le milieu et qu’il n’a peut-être pas mesuré la portée de cette sortie médiatique (quoique, là, on en doute, tant le plan com’ semble bien calculé). Mais franchement, pourquoi aller au conflit alors qu’il n’a pas encore repris la compétition ? Pourquoi se mettre une telle pression tout seul ? Ne pouvait-il pas attendre de disputer quelques matchs avant de l’ouvrir, montrer tout le talent qu’il a, prouver qu’il est bien un cadre du Stade rennais et revenir au bon moment avec des « billes » sur la table renégocier son contrat tel qu’il estime le mériter ?

Au final, tout le monde peut y perdre, dans cette affaire : le joueur, qui voit son image écornée et risque la mise à l’écart du groupe pro ou, à tout le moins, une sévère perte de confiance de la part de son entraîneur (comment peut-il en être autrement quand il déclare dans la presse qu’il ira à l’entraînement en tirant la tronche ?), tout ça alors que des places sont à prendre en équipe de France et qu’il est encore convalescent. L’entraîneur Philippe Montanier, qui va peut-être devoir repenser son équipe et l’imaginer sans Alessandrini sur l’aile gauche de son attaque (Pitroipa à la place ? Le jeune Allée ?) ; les dirigeants rennais, qui se retrouvent avec un autre « cas » à gérer, alors que le groupe pro semblait avoir été particulièrement assaini ces derniers mois ; et enfin l’image du foot pro, puisque peu de temps après Thauvin, c’est un autre futur potentiel cadre de l’équipe de France qui préfère jouer le clash et le caprice de petit garçon, ne voyant que ses intérêts persos et son portefeuille, plutôt que de se taire, de penser équipe, de faire preuve d’humilité et de prouver balle au pied qu’il a les moyens de viser plus haut.

Par Régis Delanoë, à Rennes
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