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C'est quoi ce bordel au PSB Foot ?

Poubelles brûlées près du stade. Voitures incinérées aux alentours du centre sportif. Détritus laissés à l'abandon dans l'enceinte. Pelouse brûlée et taguée. Vols dans les vestiaires. Lancers de caillasses sur les supporters pendant un match. Agression d'un joueur visiteur. Coups et insultes envers le gardien du complexe. Et maintenant, incendie du chalet. Mais bordel, qu'est-ce qui se passe au PSB Foot de Besançon ?

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Une histoire sans fin. Depuis février dernier, le club, qui n'a jamais fait de vagues, est assez inexplicablement victime d'un nombre fou d'incidents. Samuel Kennel, son président de 33 ans, semble littéralement blasé par les récents événements et déplore cette situation : « Il y a un vrai climat d'insécurité autour du stade. Et ça impacte directement nos finances. Le gars de l'équipe adverse qui s'est fait agresser a évidemment porté plainte contre nous, on s'est donc pris un match à huis clos. L'incendie du chalet, qui a eu lieu dans la nuit du 8 au 9 juillet, est la goutte qui fait déborder le vase. » Outre la perte du chalet, le club a également perdu les objets qui étaient entreposés à l'intérieur : une pompe à bière, une crêpière, des écharpes et d'autres marchandises. C'est plus de 1000 euros qui sont partis en fumée. Et pour une formation amateur, c'est une belle somme.

Le PSB, victime collatérale


Mais qui peut donc en vouloir à ce petit club amateur, qui évolue en Ligue régionale 2 (l'équivalent de la septième division) ? Comment expliquer ces actes de vandalisme et ces comportements indignes ? « Ce sont des actes gratuits » , rassure Abdel Ghezali, adjoint au maire chargé des sports de Besançon. « Ce n'est pas le club de football en lui-même qui est visé. Seulement, le complexe sportif est placé en cœur du quartier Saint-Claude, un endroit qui bouge, mais qui cristallise les problèmes et les difficultés. » Dans le quartier Sainte-Claude, toutes les classes sociales se mélangent, qu'il s'agisse de familles en difficulté ou non. Forcément, comme dans tous les coins semblables, des gamins de treize à vingt ans un peu paumés tuent le temps à faire quelques conneries.

« On les connaît, on les voit régulièrement » , développe Abdel Ghezali. « Ils viennent du quartier et aiment bien jouer au chat et à la souris avec nous. Excusez-moi l'expression, mais ce sont ce que j'appelle des "petits cons" : ils entrent dans les vestiaires sans autorisation, ils laissent traîner des détritus, ils squattent… Certains sont déscolarisés. Il y en a même un ou deux qui sont passés brièvement par le club. » Du coup, le PSB foot n'est qu'une victime lambda des jeunes adolescents. D'ailleurs, le club n'a rien à se reprocher. Aucune embrouille avec les jeunes de Besançon n'a été recensée, confirment les MJC de la ville contactées.

« Briser la rupture sociale »


Surtout, au-delà du simple club de football, le PSB possède également un pôle associatif et propose de s'occuper quotidiennement des gosses après l'école. Abdel Ghezali, encore : « Le PSB compte 400 licenciés et accueille tout le monde, quels que soient l'origine, l'âge ou la situation sociale. Le pôle sportif fait office de tampon, il est un véritable créateur de lien social et un facteur d'intégration des jeunes. » Évidemment, une enquête a été ouverte après les plaintes du président et de la ville. En attendant que la justice prenne en main le dossier, Samuel Kennel avoue ne pas trop piger ces incidents déplorables.


« Je ne sais pas trop ce qu'il se passe dans cette ville, mais je sais que c'est le club qui morfle. On a demandé à la mairie de renforcer la sécurité aux abords de nos installations, mais bon… » Si le jeune patron du PSB paraît désespéré, il n'en est rien selon l'adjoint au maire : « Je tiens à tirer un coup de chapeau au club, car il pourrait abandonner le projet associatif après tout ça. Mais je sais qu'ils vont redoubler d'efforts pour développer la vie sociale du quartier. Ces actes sont graves, mais on n'est pas non plus dans des violences urbaines, ce n'est pas la guerre civile. Donc continuons à travailler. Le sport et le football sont essentiels pour l'éducation des jeunes et pour briser la rupture sociale. » À la ville de le soutenir un peu plus fermement.

Par Florian Cadu et Lhadi Messaouden
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