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C’est par où, la sortie de l’Euro ?

La Grèce a remporté l’Euro en 2004. Et depuis, toute l’Europe du ballon rond essaie d’oublier le cauchemar de Lisbonne. C’est terrible à dire, mais si la Grèce est dans l’Euro, comme dans l’UE, c’est surtout parce qu’on ne sait pas comment s’en débarrasser. D’aucuns diront que c’est, en quelque sorte, la preuve d’un certain sens de la continuité historique pour la « mère de notre civilisation occidentale » .

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Commençons par le contexte. Les deux grands malades de l’économie européenne campent aussi les deux extrêmes de cet Euro sur le plan sportif. Alors que l’Espagne part favorite malgré son championnat surendetté et un pays dont la fameuse « note » vient encore de tomber de trois crans (BBB), la Grèce, au bord de l’abîme, est abonnée au rôle, a priori beaucoup moins réconfortant, du petit dernier, dont on se demande ce qu’il fout là, bien qu’il sorte la tête haute et invaincu de son groupe de qualif.

Donc la Grèce sera encore dans l’Euro, tout du moins au mois de juin. Cette simple phrase, autrefois anodine, prend désormais un double sens qui terrorise tous les ministres des Finances qui se réunissent à Bruxelles, l’attaché-case rempli d’anxiolytiques. C’est peu dire que le football grec défend, lors de cette compétition, davantage que sa faible aura et sa réputation, essentiellement défensive et collective, sur le terrain. Il va devoir redorer le blason d’un pays où un député néo-nazi gifle en direct son homologue féminine communiste et dont le bon peuple retarde sciemment le paiement de l’impôt, en attendant le retour de la drachme. À défaut de beau jeu, nos amis hellènes prient au moins pour une revanche sur l’Europe, voire pour faire bouffer la feuille de match à la Mannschaft, tout comme les exigences de Merkel leur ont bouffé la feuille de paye. Voici donc l’équipe la plus politique de cette compétition, à son corps défendant. Et elle aurait sûrement aimé compter sur le soutien du gouvernement, s’il y en avait un, et de la classe politique, si elle ne préparait encore et toujours les prochaines législatives. « Quand il s'agit de se battre pour l'équipe nationale, il n'y a plus de place au doute » , dixit le capitaine grec Giorgios Karagounis. Parce que pour le reste…

Le salaire du sélectionneur augmenté

La Grèce et l’Euro, une belle histoire pour journalistes. La patrie de la démocratie, de la philosophie, de la mythologie, un bon condensé de lieux communs pour lecteur de Géo qui s’effondrent devant l’imbattable réalité capitaliste des déficits publics. Et, dans le foot européen, le vieil ami que l’on s’apprête à virer de la zone Euro pour sauver ce qui peut l’être à l’ouest du Danube, demeure un éternel invité qu’on n'attend pas, toujours regardé comme la plus ennuyeuse formation du tournoi. Surtout cette année, la crise aidant, et le risque approchant d’implosion de la zone euro - cet ancien eldorado économique à la porte duquel frappaient tous les ex-membres du bloc soviétique il n’y a pas si longtemps - sa présence se révèle encore plus incongrue. Des preuves de la faute de goût : un championnat qui se remet à peine d’un scandale de paris et de matchs truqués à faire passer le Calcio pour une jouvencelle, des clubs qui sombrent corps et âmes et ne paient plus leurs joueurs (un tiers, au moins, accumulerait plus d’une demi-saison d’arriérés de salaires), eux-mêmes plombés par leur propre dette contractée auprès d’un État qui loue désormais ses policiers, son AEK Athènes interdit d’Europa League (35 millions d'euros de dettes dont 23 auprès de la puissance publique) et première victime facile du fair-play financier, et ses supporters tellement désespérés qu’ils craquent des fumis dans des piscines. Ce n’est plus 300, avec ses beaux effets spéciaux sur corps huileux néo-païens, mais plutôt Ken Loach, époque My name is Joe et ses costumes achetés à la friperie du coin pour faire vrai.

Certes, la sélection ne risque pas de se serrer la ceinture en Pologne. La fédération avait bien négocié ses partenariats et elle a même osé augmenter le salaire de son entraîneur portugais, Fernando Santos, ce qui fit malgré tout grincer quelques dents. Mais, au moins, cet argent ne sortait pas des caisses vides du pays. Ce dernier va donc tenter de rééditer l’exploit de 2004, avec toujours comme base, essentiellement arrière, des cadres issus d’un championnat dont la plupart des clubs n’ont plus le droit de recruter (dont l'AEK, l'Aris Salonique, le Panionios, le PAS Giannina, Corfu, l'OFI Crète …) et quelques rares stars évoluant en Bundesliga (Kyriakos Papadopoulos à Shalke 04, où il est surnommé affectueusement Babyface), voire à Monaco (Giorgios Tzavellas) ! Alors pourquoi y croire ? D’abord parce que, pour le coup, jamais une sélection nationale n’avait finalement autant porté les espoirs d’un peuple, sans par ailleurs que celui-ci n’attende forcément le moindre exploit. Pas de pression, ni d’illusions, juste du rêve devant la télé (à peine 3000 supporters se déplaceront), voire la foi en une dernière utopie. Car, si la Grèce remporte l’Euro cette fois-ci, ce serait un peu comme si Alexis Tsipras, le Mélenchon du Pirée (en plus aimable avec la presse), devenait le nouveau président de la BCE.

Nicolas Kssis-Martov
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maxlojuventino Niveau : Ligue 1
"jamais une sélection nationale n’avait finalement autant porté les espoirs d’un peuple"

je me souviens de l'Argentine en 2002(je crois) qui était plongée dans une très grosse crise économique et qui avait placé tous ses espoirs dans la sélection nationale...Résultats des comptes: une sortie piteuse au premier tour...
Note : 1
Bel article , j'ai envie de croire en la grece mais c'est... comment dire... : difficile... Mais on a quand meme le droit de rever !!! La grece gagnera l'euro avec seulement un but encaissé !! ( un csc qui plus est ) mais avec la pire attaque ( seulement 3 buts marqué avec un doublé de Samaras lors du dernier match de groupe et une victoire 2-1, le dernier but sera incrit avec un pointu degeulasse a bout portant en finale par papadopoulos ) La grece finira invincue avec 4 matchs nul et 2 victoire.
ET TOC ! prends ça défit public !!
J'espère qu'on va encore vous la mettre, vous et votre arrogance...
Paradis Aleatoire Niveau : District
Le contexte : je suis belge, ma femme grecque ..
Les faits : Si mes petits belges, infiniment talentueux avait le Fighting spirit des grecs, on serait champion d'europe a coup ...

Conclusion : Avant de dire tout et n'importe quoi dans vos petits papier (attention j'adore SF..), remettez vous en question. Car si la gréce a gagner l'euro 2004 avec une equipe nullisime, ca reste bien un exploit a vanter. par contre quand Chelsea et Drogba (que j adore egalement) gagne une ligue des champions avec un effectif de stars et un football tout aussi degueulasse que du vin espagnol acheté chez Casino, la cest "Magnifique", c est "La victoire de l'abnegation a la brittanique" etc etc etc

Et j en passe !!

N'importe quel petit pays de football reverrai de realiser l'exploit grec de 2004...

Et, au fait, eux ils ne sont jamais rester dans un bus avant un entrainement ...

a bon entendeur
Joshua_is_a_tree Niveau : CFA
Ben non, ils n'ont même plus de bus !
L'acharnement de So Foot sur la Grèce est relou. Je n'ai AUCUN lien avec la Grèce mais, l'Euro, ils l'ont gagner. Peu importe comment. Ça ne sert à rien de revenir sur l'Histoire.
Dendecuba Niveau : CFA
Note : -1
Puisqu'on est en période de déclaration fiscale, un big up pour nos amis grecs continuez à frauder massivement, c'est certain que ça va vous sortir de la merde* dans laquelle vous êtes ( nous aussi du coup)
Katapulta Niveau : CFA
je voudrais pas faire de l’humour noir mais,le bus est garé devant les cages…
C’est en 2004 que cette expression était née,grâce a la tactique Grecque…
Moralité de l’histoire:Il ont remporté la compétition…!
Non seulement la Grèce a gagnée l'euro 2004 mais elle l'a gagnée avec la Classe, la vrai. Un des plus beau champion d'europe avec le Danemark en 1992 pour moi. Je me souviendrai toujours du match contre la France, ou on a absolument tous tenté durant les 90mn (on a meme vu lizarazu tenter une retournée acrobatique!!! dingue quand meme) et cette équipe ne tremblait pas, elle restait la, la tête haute devant une des plus belle équipe de France de l'histoire (j'invite tous les gens qui ne se rappel plus de la qualité de jeu produit par l'EdF à cette époque à se rematter les matchs de qualif/prépa/euro de 2004).

Enfin bref, supporters grec vous n'avez pas à vous justifier pour l'euro 2004, et j'espère que vous en surprendrez encore plus d'un ce mois ci.
Paradis Aleatoire Niveau : District
T'inquiete ils se justifient pas, ils en sont un peu trop fier ( Eux ils disent qu'ils ont joué offensif mdrr)
Ca me rappelle mon discours avant/apres les 1/2 et la finale de LDC .
J etais pour le bayern, et je voulais que chelsea venge l affront fait en 2009 par le barca.
Apres le match de Chelsea, je disais a un de mes potes FCB (un vrai, pas un footix de 2009) que l'abgnegation étaient la valeur premiere du football, qui descendait du Rugby anglais de ces origines. Et que le tricotage, les anti jeu et companies ne sont arrivés que quand les latinos ont debarqués.
Bref, quand chelsea a entubé mon petit bayern cherie, j ai failli tomber dans la footixerie et me dire que Chelsea meritait pas et blablabla ...
Mais finalement, celui qui gagne sans tricher, merite, qu importe la maniere !
C est beaucoup moins degeulasse qu'un Australie-Italie ou Italie Corée bien frauduleux..
Bref, toujours cette propension a rejoindre l avis des masses de footix
Paradis Aleatoire Niveau : District
Et desolé pour toutes mes fautes d'orthographe :-)
Un enfilage de clichés sous forme de pseudo géopolitique du foot, avec aucune conclusion claire (et non 'la Grèce championne de l'euro 2012 c'est comme Tspiras président de la BCE', ça n'est pas une conclusion. ça ne veut rien dire du tout.)

Ce serait cool si c'était drôle, mais c'est juste fade et légèrement arrogant. 'suffit pas d'être impertinent pour faire du gonzo, Sofoot.
Sacré hold up quand même, véritable tragédie grecque pour les supporters portugais, battus au match d’ouverture et le pire au match de clôture, ronaldo en pleurs, mais la phalange grecque était solide...
Tzavellas n'a pas été retenu...
@ Paradis

Effectivement, ce n'est pas logique que le Chelsea de cette année soit moins détesté que la Grèce de 2004.

Mais cela s'explique par le fait que la Grèce a "gâché" des belles équipes avec des générations qui n'ont pas eu l'opportunité de se rattraper(Portugal, Rep Tchèque).

Alors que quand tu élimines le Barça ou le Bayern, bah déjà ils ont aussi un championnat national à jouer, et en plus ils peuvent retenter leur chance dès l'année d'après avec les mêmes joueurs. Il y a moins cette sensation de gachis qui te fait détester le vainqueur.

En gros, si un club grec gagne la LDC en jouant à 10 derrière, ça sera sympathique, mais si la sélection grecque gagne l'Euro ou la Coupe du Monde, bah ça fait ch.ier !
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