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Bye bye Nulito, hola Nolito !

Un an, et puis c'est tout. Malheureux dès sa première saison en Premier League, Nolito s’apprête à quitter Manchester City pour revenir à la terre de ses amours : l’Espagne, où le FC Séville semble être en pole position pour le rapatrier. La Liga en salive d’avance.

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Manchester, ses canaux, ses usines désaffectées, son patrimoine architectural néo-gothique, ses pubs. Le berceau de Danny Boyle, de Liam Gallagher, Oasis, The Smiths, d’un bonbon comme Holly Peers ou d’un timbré comme Tyson Fury. Une ville qui tend à relancer son dynamisme touristique grâce à ses musées, où l’art occupe une place majeure. Et au milieu de ce panel d'activités, un homme au crâne chauve, en perpétuelle remise en question et à la recherche de l’alchimie la plus parfaite sur un rectangle vert. Pep Guardiola, entraîneur de Manchester City, détient dans son cerveau la clé de la réussite des Citizens sur l’échiquier anglais et européen. Cette clé, El Filósofo la cherche depuis un an, dans un effectif où des cracks se bousculent. David Silva, Kevin De Bruyne, Raheem Sterling, Leroy Sané, Sergio Agüero, Gabriel Jesus... et puis Nolito. Un artiste incompris au milieu de ces talents en plein essor. Au-delà de l’aspect sportif, Manuel Agudo Durán est surtout un type qui déprime en Angleterre quand il voit le visage de sa fille. « Sa couleur de peau a changé, confesse-t-il à l’émission El Transistor au début du mois. On aurait dit qu'elle vit dans une cave. Je n'ai pas appris beaucoup d'anglais. C'est très dur. Juste "tomorrow, "good morning", "good afternoon" et c'est tout. J'ai un contrat et c'est à City de décider, mais je voudrais partir. Je n'ai aucun souci avec Pep Guardiola et lui non plus n'a aucun souci avec moi. » Déjà au Barça B lors de la dernière décennie, Guardiola était un entraîneur en apprentissage et Nolito une révélation que l’Espagne et son championnat s’apprêtaient à déguster comme un Mr. Freeze en pleine canicule.

Le retour à l’enfance


Visiblement, l’intérêt que la Liga porte pour Nolito est réciproque. « Le championnat espagnol, c’est le meilleur championnat du monde, considérait le joueur pour sofoot.com en 2016. C’est mon opinion, hein. Nous possédons le vainqueur de la Ligue des champions, le vainqueur de la Ligue Europa... Cela signifie beaucoup. » Auteur de bonnes performances à City en début de saison, l'avant-centre des Sky Blues a vu sa forme décliner au fil des journées. Prémices de sa mise sur le banc de touche mancunien, cette expulsion en fin de match contre Bournemouth, à la suite d’une rencontre pourtant maîtrisée, où Nolito allait enfin boucler un match en tant que titulaire avec City (4-0).


Une altercation où Adam Smith ne récoltera qu’un carton jaune, et où Nolito se sentira logiquement lésé d’une telle décision qui lui coûtera deux matchs de suspension. Suffisant pour laisser aux autres le temps de se montrer au maître Guardiola, et de ne plus être convié pour les gros matchs, qui se solderont à chaque fois par des défaites (Tottenham, Chelsea, Liverpool, Everton). Une saison difficile pour l’ancien leader offensif du Celta de Vigo, qui envisage un retour aux sources, là où ses premiers dribbles ont vu le jour. D’après Marca, un accord avec le FC Séville est tout proche d’être trouvé. On parle d’un prêt avec une option d’achat située entre 6 et 8 millions d’euros. Tout sauf un hasard pour Toto Berizzo, ancien coach du Celta qui vient d’être nommé entraîneur du Nervión, et pousse pour que le dossier aboutisse. « Voir Eduardo Berizzo parler en bien de moi me flatte, je lui suis très reconnaissant, expliquait Nolito la semaine passée. Nous avons travaillé ensemble pendant deux ans, c’est une réalité. Et c’est un atout que je mettrai toujours en avant. »

Andalousie, je me souviens


Face à la haute option d’achat de 25 millions d’euros pour Samir Nasri, le FC Séville devrait laisser le Français faire le chemin inverse et récupérer l’Espagnol dans la foulée. Un esthète s’en va, un autre arrive au pays des toreros. Une tradition sur laquelle le joueur de 30 ans aime se laisser aller : « La technique demande beaucoup de gestuelle, conclut l’international. Les gens aiment l’art, ils sont attirés par cela. C’est comme quand tu regardes une corrida, tu vois ? Les gens aiment les petits ponts, les dribbles, les choses douces. Quand un joueur est pris en sandwich, c’est tout de suite moins glamour. Les gens viennent au stade et paient leur entrée pour voir jouer les beaux joueurs, et non l’impact physique. » Voilà aussi pourquoi Nolito et la Premier League forment une idylle impossible. La Liga ne peut que s'en réjouir.

Par Antoine Donnarieix Propos de Nolito recueillis par AD
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