En mai 1998, l'Inter dispute la finale de la Coupe UEFA face à la Lazio. Un match disputé à Paris, qui va être littéralement illuminé par la classe de Ronaldo. Le Brésilien réalise un match dingue, et inscrit l'un des buts les plus marquants de sa carrière. Ou du moins, l'un des buts qui symbolisent le mieux ce qu'il était à l'époque : le meilleur joueur du monde.

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Ronaldo : Inter Milan – Lazio Rome (Coupe de l'UEFA, finale, 6 mai 1998, 3-0)


Saison 1997/98. Un extraterrestre est arrivé en Serie A. Il s'appelle Ronaldo. Pourtant, à l'époque, le championnat d'Italie ne rigole pas. Del Piero, Inzaghi, Batistuta, Bierhoff, Weah, Crespo, Djorkaeff… Mais le Brésilien au visage d'enfant va rapidement se faire une place de choix dans le gratin des stars du Calcio. Tout au long de la saison, il transcende l'Inter, marque but sur but et réalise des gestes que l'on n'avait encore jamais vus jusqu'ici. Les journalistes italiens lui attribuent même le surnom de «  Fenomeno  » après un triplé contre Piacenza. Le 6 mai 1998, Ronaldo est à Paris. Non, on est encore loin du stade de France et de la maudite finale de Coupe du monde face à Barthez. Ce soir-là, Ronaldo dispute la finale de la Coupe UEFA face à un autre club italien, la Lazio. L'attaquant brésilien a, du haut de ses 21 ans, l'occasion de remporter, déjà, une deuxième Coupe d'Europe consécutive, avec deux clubs différents. Autant dire qu'il ne va pas se faire prier.

Marchegiani sur les fesses


En face de lui, Ronaldo trouve une Lazio qui a collé une rouste à son équipe en championnat quelques semaines auparavant (3-0), qui a remporté sept jours plus tôt la Coupe d'Italie et qui vante la meilleure défense de Serie A, avec sa charnière centrale Negro-Nesta. Mais pas de meilleure défense qui tienne. L'Inter score dès la cinquième minute par Zamorano et domine la rencontre. Ronaldo, lui, ne joue pas bien. Non, il danse. Il plane, même, au-dessus de cette confrontation, par sa classe, sa technique, sa vitesse. Quand il n'est pas à droite en train de battre Nesta au sprint, il est de l'autre côté pour mettre une exceptionnelle virgule au pauvre Gottardi. En première période, il claque même une magnifique frappe de l'extérieur du pied qui vient s'écraser sur la barre. Rien ne l'arrête. Tout le monde dans le stade est d'ailleurs bien conscient que, ce soir-là, Ronaldo est trop au-dessus pour ne pas marquer la finale de son empreinte.

71e minute. Moriero avance au milieu du terrain et sert en profondeur son attaquant, qui échappe au marquage de son chien de garde, Nesta. Le Brésilien a le terrain ouvert devant lui, et le gardien de la Lazio, Luca Marchegiani, l'attend, déjà au courant de ce qui va lui arriver. À cet instant précis, le temps s'arrête de s'écouler. Les jambes de Ronaldo sont déconnectées du reste de son corps, déconnectées de son cerveau. Tout va trop vite. Un passement de jambe, un deuxième, un crochet, Marchegiani sur les fesses, Ronaldo qui dépose le ballon dans les buts vides. Il y a tout Ronaldo dans ce but. Du moins tout ce qu'il a été pendant les premières années de sa carrière, et qui en a fait l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football. Et finalement, tant pis si le ralenti nous apprend quelques secondes plus tard qu'il était en position de hors-jeu. Un but comme celui-ci ne peut pas être refusé.

Le genou qui flanche


Avec près de quinze ans de recul, Alessandro Nesta, aujourd'hui en pré-retraite à Montreal, se souvient de ce duel avec le Fenomeno. «  Pour moi, Ronaldo a été l'attaquant le plus fort de tous. Lors de cette finale de Coupe UEFA à Paris, en 1998, je n'ai jamais vu un joueur jouer aussi bien une rencontre de football. Jamais. Selon moi, c'était vraiment le plus fort  » , assure-t-il. Son coach de l'époque, Gigi Simoni, semble sur la même longueur d'onde. «  Je ne peux pas résumer Ronnie en une image. Mais disons que ce but est certainement le plus représentatif de ce qu'il était  » , avance-t-il. L'entraîneur de la Lazio, Sven-Göran Eriksson, avait quant à lui déclaré juste après la rencontre que l'Inter avait «  mérité sa victoire  » , mais que «  de toute façon, avec un Ronaldo à ce niveau-là, la Lazio n'aurait jamais pu gagner  » .

De fait, Ronaldo touche ce soir-là les étoiles. Certainement le plus grand match de sa carrière en matière de niveau et d'intensité. Un monstre, tout simplement, qui ne dispute, à cette époque-là, pas le même sport que les autres. Et surtout, ce but est tout un symbole. Deux ans plus tard, Ronaldo, toujours avec le maillot de l'Inter, retrouve la Lazio pour une autre finale. Celle de la Coupe d'Italie. Blessé depuis plusieurs semaines, le Brésilien fait son grand retour à la 58e minute. Quelques secondes s'écoulent, le joueur est lancé en profondeur et s'en va défier la défense laziale. Ses jambes tentent de reproduire les passements de jambe de cette folle soirée parisienne de mai 1998. Mais le corps ne suit plus. En tentant de réaliser son geste, Ronaldo se brise le genou et s'écroule en hurlant. Des étoiles à l'enfer. Il est emmené sur une civière, en larmes, sous les applaudissements des supporters de la Lazio. Parce que le talent de ce joueur-là allait au-delà des rivalités. Et même au-delà d'un but en finale de Coupe d'Europe.

Retrouvez le top 100 des buts de légende


Pour les fous furieux, un forum spécial est ouvert, ici. Éric Maggiori
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pointu_du_gauche Niveau : DHR
Note : 1
Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas eu le droit à un vrai but de légende.
Johnny Novaque Niveau : District
Combien de fois je l'ai tenté a l'entrainement celui la. Jamais passé, le mec me regardait l'air circonspect et me mettait un stop
Note : 1
Le cauchemar, cette zique.
Note : 1
un sacré artiste notre ami Ronaldo.. Dommage qu'il ai eu cette fin de carrière bien en dessous de ce qu'il mérite.. En tout cas je fais parti de ceux qui pense à lui et pas au mec d'Irina (du moins l'ex d'irina) quand j'entends Ronaldo.
La balayette d'Almeyda (qui lui vaut son expulsion) illustre bigrement bien l'agacement, et l'impuissance des défenseurs Laziali devant Ronaldo ce soir là ...
Note : 1
A ce niveau commande on peut confondre des passements de jambes avec des feintes de corps et un crochet...
Quel joueur il était! Et quel championnat à l'époque cette série A! de loin le plus trippant d'Europe! Une autre époque!

Comble de la lose je valide sur le MUC 72 ...
Nerazzurro Niveau : CFA2
Note : 1
Haaaa, Ronaldo...

C'est clair que ce but est dingue, et c'est marrant je pensais vraiment qu'il faisait des passements de jambes, mais en fait non. Pourtant, c'est clair qu'il en a mis des buts comme ça, en ridiculisant le gardien. Je me souviens d'un but où il passe le gardien sans même toucher le ballon, juste avec des feintes. La putain de classe !

C'est triste de se dire qu'on ne reverra plus de joueurs comme ça, c'était vraiment "Il Fenomeno", le seul mec qui te donne la gaule en jouant au foot !
Le keltois Niveau : DHR
Note : 2
Mais quel joueur aussi tueur devant le but que sympathique. Il jouait avec le sourire, tu sentais qu'il aimait le foot (même je pense qu'il aime bien l'argent et la notoriété qui vont avec), mais je trouve que lui et Ronaldinho, ce sont deux joueurs qui respirent la joie de vivre sur un terrain.
Eh oh Sofoot! Vous m'obligez à poster ici ! Toujours rien sur la pétition qui réclame l'expulsion de Piers Morgan du territoire des Etats-Unis ??! Déjà 60.000 signataires parmi les amoureux des armes à feux ! Si ça se trouve Morgan va venir commenter la PL sur Sky Sports pour le plus grand bonheur de Nasri et consorts :D
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