Buts de légende (5e) - Le coup d'éclat de Rivaldo

En juin 2001, le Barça dispute un match tendu et serré dans une ambiance crispante au Camp Nou face au grand FC Valence, sa bête noire. Une rencontre dans laquelle un seul homme pouvait mettre tout le monde d'accord : l'immense Rivaldo.

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Rivaldo : FC Barcelone - Valence (18 juin 2001)



18 juin 2001. Le Barça est au pied du mur et doit impérativement remporter son dernier match de Liga pour arracher une quatrième place synonyme de qualification pour la Ligue des champions. Les Catalans reçoivent leur bête noire : le FC Valence. Les Che, finalistes malheureux de la Champions League quelques jours plus tôt, possèdent l'une des meilleures défenses d'Europe et sont également dans l'obligation d'arracher au moins un match nul pour ne pas voir leurs adversaires du soir leur passer devant. Les Valenciens veulent surtout prolonger la dépression nerveuse catalane qui s'est installée depuis le départ de Luís Figo au Real et la nomination de Joan Gaspart à la présidence du club. Largué en championnat, éliminé en C1, le Barça n'a rien pour faire rêver. Son jeu est rachitique et sa philosophie de jeu est en berne. Pour ne rien arranger, Florentino Pérez a déjà son projet de Galacticos dans la tête et Zidane en point de mire. Le Barça, lui, a Richard Dutruel, Simão, Emmanuel Petit et Bolo Zenden. Dur.

Le seul rayon de soleil du club s'appelle alors Rivaldo. Paradoxalement, le Brésilien est à la fois la solution et le problème culé. Son individualisme divise autant que ses coups de génie enchantent le Camp Nou. Il est surtout le seul à répondre présent lors des grands rendez-vous. Le mec aux jambes arquées s'est ainsi érigé en sauveur des Blaugrana lors du Clásico, face à Leeds ou encore à San Siro. Il est à lui seul l'arbre qui cache une forêt en plein doute et en fin de cycle. Le match débute sous une pluie fine et, comme prévu, Rivaldo ouvre le score sur un coup franc sur lequel Canizares ne peut rien. Quelques minutes plus tard, Baraja égalise logiquement pour les visiteurs. Comme d'habitude, le Barça a du mal face aux Valenciens, qui gèrent tranquillement. Rivaldo, encore lui, parvient sur une nouvelle action individuelle à redonner l'avantage aux locaux. De retour des vestiaires, Baraja égalise de nouveau d'une tête plongeante. Richard Dutruel est aux fraises. La peur envahit tout un stade. Carles Rexach, l'ancien bras droit de Cruijff appelé en remplacement du vilain Serra Ferrer sur le banc de touche, ne réagit pas. Les pires présages semblent se confirmer. Ce Barça-là n'a pas le niveau des plus grands. Il est à l'image de son président : nerveux.

En tribunes, des mouchoirs blancs commencent à apparaître. Les murmures se transforment en sifflets. Overmars et Kluivert sont particulièrement ciblés. Pep Guardiola, transparent pour son dernier match avec le maillot du Barça, laisse sa place à Emmanuel Petit et sa queue de cheval. Évidemment, ça ne change rien. Valence se contente de contenir en repoussant tranquillement les timides offensives blaugrana. Le Barça est proche du fiasco et ne semble pas en mesure de réagir. À la 88e minute du match, Frank de Boer récupère un ballon anodin en milieu de terrain. Sa passe pour Rivaldo est toute moisie, mais le Brésilien, en dehors de la surface et dos au but, réussit tout de même à contrôler le cuir avec la poitrine, puis enchaîne avec une bicyclette de toute beauté contre laquelle Canizares ne peut rien. Un chef-d'œuvre. Une bouée de sauvetage surtout qui provoque l'hystérie du Camp Nou. En présidentielle, Joan Gaspart casse le protocole et devient fou de joie. Son Barça revient de loin. De très loin. Gaspart ne le sait pas encore, mais ce sera le seul moment d'euphorie de son mandat. Il faudra attendre deux longues années pour revoir une telle liesse au Camp Nou. Là encore, il s'agit d'un autre Brésilien, un certain Ronaldinho. Au contraire de Rivaldo, celui-là ne va pas éteindre les incendies, non. Il va les allumer. Pour le plus grand plaisir des socios. Et d'un Barça en pleine renaissance.


Retrouvez le top 100 des buts de légende



Par Javier Prieto-Santos
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L'epoque ou j'aimais le barca.
L'epoque des grands cocu, overmars, kluivert, de boer, zenden ...
Marek Hamsik Niveau : National
Note : -1
Balotelli met les mêmes à l'entrainement quand il s'ennuie.
Surtout l'époque où le Barça ne gagnait rien...
T'as raison... Maintenant c'est trop mainstream d'aimer le Barça... (ironie).
Si vous voulez cette histoire avec un vrai bel article que ce but mérite ...
http://fautetactique.com/2011/11/30/les … e-valence/

merci Markus ! (l'unique)

Mon idole! Rivaldo, le seul, l'unique.
et encore une passe désespérée de Franck de Boer sur un but de légende (cf. Dennis Bergkamp ...) !
Peppino_Prisco Niveau : DHR
Qu'est ce que j'ai pu l'aimer cette époque ... Je suis un nostalgique de l'époque Ligue des Champions sur TF1 en seconde partie de soirée où on avait droit aux prouesses de Rivaldo, Raùl, Ronaldo, Sheva, Batistuta, Bergkamp, Beckham, Mendieta, Jardel, Vieri, Valeron, Djalminha, Mihajlovic, Veron, Salas, Zamorano, Giggs, Zola, Overmars, Stam, Roberto Carlos ...

Rivaldo est et restera un des joueurs qui m'a le plus fait saliver devant mon écran, une des plus belles pattes gauche de l'histoire.
Oui, l'époque où on évitait de crier son amour pour ce beau club, où on évitait les discussions foot, où tous les potes étaient à genoux devant le Real ...
ray_mulligan Niveau : CFA2
Dutruel, Zenden, Leeds dans un même article : une put*** d'autre époque !
Mehmet Scholl Niveau : CFA
La même que mon ami de Gelsenkirchen, l’époque ou j'ai le plus aimé le Barça ( 2001 ) avec la génération 92 de Stoitchkov, Koeman etc...
J'avais presqué oublié que Petit avait fait sa pige au barça.
Quand j'ai lu que sofoot présentait son top 100.
C'est le premier but qui m'est venu à l'esprit.
Tout y est : grand joueur, suspense et but de folie.
Plaisir de voir ce but qui a marqué toute une génération.
Après ce but, dès que l'occasion se présentait à l'entrainement, c'était controle de la poitrine, et retourné . Juste impossible tellement il faut etre rapide.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Ce but est un mythe tout simplement. On l'oublie trop souvent mais Rivaldo était un très grand et ce but l'illustre tant.

@Peppino_Prisco: J'ai versé une larme en lisant ta liste de joueurs même si tu aurais dû rajouter Van Nistelrooy et Henry. Il y avait plus de grands joueurs que et c'est dans les postes défensifs que l'écart est plus écrasant.

@Faiçal: Le plus marrant est qu'on peut dire sans crainte que la plupart des fans français du Barça était des aficionados du Madrid à cette époque.
pedrolito19 Niveau : CFA2
Planter un triplé dont une retourné à la dernière minute et envoyer ton club en C1. Allé bisous au revoir. Rien que d'y penser ça me fout la demi molle..
Mon idole absolue dans le football, pour moi le plus grand de tous les temps devant maradona et pelé (oui ce n'est pas objectif et je l'assume).
Et ce but, les frissons que j'ai encore aujourd'hui en regardant. Mais pour moi Rivaldo c'était surtout sa frappe croisée du gauche petit filet ou quand il faisait toujours un tour sur lui même avec le ballon. Des trucs tout cons mais qui me donnaient la chair de poule quand lui il le faisait, c'était parfait.
Bon allez j'arrête sinon je vais juter sur mon écran
Quel but.

C'est vrai qu'à l'époque, tout le monde en avait pour le Réal. A l'époque, le terme "footix" n'existait pas par contre.
Et les Mizunos quoi...Bordel* les Mizunos...
Une putin d'epoque que 50% des supp actuels du
barca ignorent. pour eux ca c'est toujours passé comme
c'est le cas depuis 5 ans. Preuve j'ai un pote supp du barca footix de
30 piges qui me sort que depuis qu'il est fan du Barca il n'a jamais
vu un autre que Valdez aux cages. Et j'ai eu honte.


C'etait telement beau de voir autant de joueurs de haut niveau
se tirer la boure. Surtout que yavait de vrai défenseurs pour
les en empecher.
c'est pas entre 1997 et 2001 que tu va mettre 15 buts en CL
Ah pcq vous la trouvez moisie ou désespérée la passe de F. de Boer??

Bon d'accord, elle était surement pour le N°8, mais c'est un amour de petit ballon piqué au dessus de 2 défenseurs que Rivaldo va chercher et contrôle de la poitrine !

Perso, je trouve ça bien fait et bien joué !
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