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But fantôme de Muntari, sliding door ou pas ?

Pour certains, ce fait de jeu a grandement influencé le destin de la Juventus et du Milan qui s'affrontent ce samedi. Mieux, il les aurait carrément inversés. Une théorie qui trouve plus d'adeptes qu'on ne le pense, une sacrée porte coulissante en fait, on trouve les mêmes chez Casto’ ?

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Milan-Juventus, 25 février 2012, 20e minute de jeu, 1-0 pour les co-pensionnaires de San Siro, Nocerino ayant ouvert le score sur une frappe déviée par Bonucci. Corner d’Emanuelson, tête de Mexès, Buffon repousse une fois, coup de casque de Muntari, Gigi encore et toujours. Les Milanais exultent, M. Tagliavento se fie à son juge de touche et indique une sortie de but. Replay, le ballon a bien passé la ligne et pas qu’un peu ! Matri égalisera en fin de rencontre. Le passé récent, le présent et le futur des deux clubs s’est-il vraiment joué à 30 centimètres ?

Une sliding door et trois chatières


L’erreur arbitrale sur ce but non accordé au Ghanéen est étrangement grossière diront les plus sarcastiques avec un gros sourire en coin. Encore un match « scudetto » équilibré qui penche du côté des Agnelli, comme face à l’Inter en 1998, comme face à la Roma en 1981 ou en 2014. Et tant pis si ce Milan-Juve a été émaillé d’autres erreurs de jugement, pas moins de trois en faveur du Milan, une droite de Mexès à Borriello, Muntari qui prend Lichtsteiner pour un punching-ball et un premier but injustement refusé à Matri. Trois actions passées complètement au travers médiatiquement, trois erreurs qui, additionnées, valent au moins autant que la première. Trois faits engloutis dans les abysses du Calcio.


Reconstruction factuelle totalement inutile, perte de temps assurée, c’est gravé au silex, ce match a changé le verdict du championnat. Plutôt que de prendre 4 points d’avance, le Milan a été contraint et forcé de maintenir un écart d’une unité avec son adversaire du jour. En fait non, dès la journée suivante, les Bianconeri sont tenus en échec à domicile par le Chievo, tandis que les Rossoneri s’imposent largement à Novara. L’avantage de 4 points, ils l’auront rapidement, puisque la Juve enchaîne les scores de parité. Un tel écart sera même maintenu jusqu’à la 30e journée. L’énergie dépensée en Ligue des champions lors d’un éprouvant quart de finale face au Barça et la cascade de blessures éreintent les Milanais. Pendant ce temps, la Vieille Dame est exemptée de campagne européenne et son effectif pète la forme. Ça, ce sont les vraies raisons de ce titre envolé, mais bon, pas très folklo, moins vendeur, pas assez romancé, donc on oublie.

De +4 à -119


Juventus 1, Milan 2, c’est le classement à la fin de saison. Les positions inversées n’auraient rien changé d'un point de vue économique, puisque garantissant toutes deux un accès direct à la phase de poules de la C1 et sa manne financière. Thiago Silva et Zlatan auraient été également vendus au PSG pour renflouer les caisses, les sénateurs auraient tiré leur révérence et laissé un vide technique et moral impossible à combler. Nous sommes à l’été 2012, le chiffre d’affaires du « Diavolo » est de 267 millions d’€, soit presque cent de plus que le rival blanc et noir. Un avantage conséquent mais qui fond comme neige au soleil devant les entrées d’argent que génère le Juventus Stadium, enceinte moderne et active 365 jours par an. Une porte de saloon qui a dirigé les clubs vers des trajectoires différentes. Le Milan l’admet en se lançant dans l’aventure, le projet est présenté en grande pompe, mais ne se concrétise pas, cette machine arrière lui vaut même une amende de quelques millions d’€ pour avoir retardé la requalification de la « Vecchia Fiera » .


L’un avait anticipé l’avenir et continue de le faire, l’autre agit dans la précipitation et la confusion. Une dichotomie sans fin. L’organigramme fluide et limpide composé d’Agnelli, Nedvěd et Marotta contre l’aigle à deux têtes de Galliani et Barbara Berlusconi voulu par un caïman bientôt octogénaire. La rigueur de Conte et la mesure d’Allegri contre les paris hasardeux Seedorf, Inzaghi, Mihajlović... successeurs d’Allegri. Tévez à 10 millions contre le refus de transférer Pato, fiancé de Barbara, et le remplacer… par Tévez. Les 3,5 millions pour récupérer Rugani contre les 25 pour s’offrir Romagnoli. Llorente, Khedira, Pogba arrivés gratuitement, Ménez, Alex et Kaká aussi. Le retour de Matri en prêt contre le retour de Matri à 11 millions. Buffon capitaine, Montolivo idem. Du +4 en mars 2012 au -119 cumulé quatre ans plus tard. Tout ça pour avoir laissé une porte entrouverte de 30 cm ? Comme on dit, chacun voit midi à sa porte.

Par Valentin Pauluzzi
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