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«Le football n’a aucun secret, il faut juste savoir réfléchir» Valeri Lobanovski (footballeur soviétique)

Bundesliga : Satut quo and quo...

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14 mai 2009
Rien de nouveau sous le soleil de Rhénanie. Les quatre mousquetaires ont tous gagné lors du Jour 32. Stuttgart à Schalke et le Hertha à Cologne (2/1 tous les deux) tandis que Wolfsburg et le Bayern s’imposaient à domicile contre Dortmund et Leverkusen respectivement (3/0 tous les deux). Prochaine étape (avant-dernière de l’exercice), samedi, avec échange de bons procédés : le Bayern à Hoffenheim et Wolfsburg à Hanovre pendant que le VFB accueille Cottbus alors que le Hertha reçoit Schalke. Allez, faites vos jeux, rien ne va plus…

Stuttgart n’a pas failli. En s’imposant à Gelsenkirchen contre Schalke 04 (2/1) malgré l’absence de Mario Gomes, son buteur mitraillette, pour cause d’adducteurs siffleurs. En empochant sa septième victoire sur ses huit derniers matchs (plus un nul), le VFB a égalé la performance de la veille de ses trois compagnons d’échappée. Plus on s’approche de la fin, plus le statut quo avantage les deux leaders, qui possèdent en outre un goal-average nettement supérieur.

Avec 63 points et un ratio de (+ 30), le Wolfsburg de Magath est maître de son destin. Hier soir, il n’a fait qu’une bouchée du Borussia Dortmund (3/0 avec des buts des inévitables Grafite (1) et Dzeko (2), 46 unités sur le boulier à eux deux), qui restait pourtant sur une série de sept victoires de rang, un record pour le club de la Ruhr. Ce week-end, le club de Barzagli (au top) et Zaccardo (un flop), les deux champions du monde palermitains, se rendra à Hanovre qui n’a plus rien du tout à jouer, ni à redouter.

Raisonnablement, au sein du triangle-trio Munich-Berlin-Stuttgart, on s’en remet à l’équipe la plus iconoclaste de la Ligue allemande, le Werder Brême, capable de tout cette saison. De battre l’Inter Milan comme d’être infoutu de s’imposer face à la formation chypriote de Famagouste ; d’être reversé miraculeusement en Coupe de l’UEFA et d’être à 90 minutes de la rafler, en ayant ruiné les songes éthérés du Milan, de Saint-Étienne, de l’Udinese, de Hambourg et peut-être –qui sait ?– du Chaktior Donetsk ; de se traîner toute la saison en championnat (10ème avec 11 défaites) en n’oubliant pas de commettre quelques crimes parfaits (la seule défaite de Stuttgart (4/0) de la phase retour, c’est le Werder, la plus grosse défaite du Bayern (2/5 à la maison), c’est encore le Werder, l’adversaire du Bayer Leverkusen en finale de la Coupe d’Allemagne (le 30 mai à Berlin), c’est toujours le Werder.

Hier soir, les musiciens de Brême se contentés d’en coller cinq (au fait, ils possèdent la troisième attaque) à l’Eintracht à Francfort (5/0).-pas encore sauvé et qui jouera sa peau samedi à Bochum. Malgré l’absence de Diego et des deux centraux Naldo et Mertesacker, Frings (deux buts), Almeida et Claudio Pizzaro (un chacun) ont démontré que “Die Werderaner” est définitivement passé de l’autre côté du miroir.

De son côté, le Bayern peut encore spéculer ne pas avoir recours à l’aide supposée des hommes de Thomas Schaaf. A condition de cartonner ce samedi à Hoffenheim (qui vient d’empocher autant de victoires (2) en une semaine qu’en trois mois et demi depuis janvier) et le week-end suivant contre Stuttgart.

Malgré la confiance indéniable que Jupp Heynckes a su lui insuffler, la formation bavaroise s’en est vue pour abattre un Bayer des plus vaillants. Avec une défense remaniée (Butt dans les… cages et Lucio à droite tandis que van Buyten et Demechelis occupaient l’axe), les coéquipiers de Podolski n’ont dû qu’à un arbitre négligent (les supporters de Leverkusen le qualifieraient autrement) de ne pas avoir concédé deux penalties évidents.

Après une première mi-temps anémique, et une soufflante du coach pendant les citrons, le Bayern allait faire payer très cher au Bayer ses errements et sa domination stérile. Une rafale de contres supersoniques et un Lukas Podolski princier (un but, deux assists). Toni (47ème) et Ribéry (59ème) relevaient les compteurs et attisaient les regrets éternels d’Heynckes (« Lukas ne m’a impressionné que par ses buts et ses passes. Il travaille pour l’équipe, il sait tout faire, il défend et bouche les trous. Le kid s’éclate, c’est un vrai joueur de rue ») et du public de l’Arena.

Hélas, “The kid doesn’t stay in the picture”. Depuis le départ de Klinsmann, le futur joueur de Cologne ( !!!) vole littéralement et Uli Hoeness déplore déjà son transfert et « qu’il ait mis autant de temps à atteindre ce niveau-là  ». Son club formateur se réjouit déjà du retour du prodige prodigue. Seule bonne nouvelle rayon renforts, après les défections de Xabi Alonso et de Diego, Louis van Gaal aurait signé en faveur des quadruples champions d’Europe (1).

On en serait presque à oublier le quatrième larron de cette échappée royale, les discrets Berlinois du Hertha qui souffrent de leur style de jeu frileux (8ème attaque, 2ème défense). Les homeboys de Voronine avancent à pas de loup comme s’ils s’apprêtaient à faire sauter la banque. Vainqueur à Cologne (2/1, buts de Cicero et Ebert), le Hertha, qui attend ce titre depuis 78 ans, recevra Schalke 04 avant d’aller visiter la lanterne rouge Karlsruhe. Un nul entre Munich et Stuttgart le dernier jour et un même score de parité de Wolfsburg pendant que le Hertha gagnerait ses deux dernières rencontres pourraient suffire à leur bonheur. Pour l’instant, néanmoins, ce sont les collègues de Marko Pantelic qui ont la plus grosse cote des quatre prétendants. Tout peut cependant encore advenir dans le championnat le plus passionnant du continent.

A l’autre bout du thermomètre, dans le match de la mort, c’est le ‘Gladbach qui a gagné la tombola du jour en s’imposant à Cottbus (1/0) tandis que Bielefeld s’inclinait à domicile contre Hoffenheim (0/2) alors que Bochum faisait de même à Hambourg (1/3). Même si le Borussia (30 pts) a pris une option pour se sauver, Bochum (28), Bielefeld et Cottbus (27) peuvent encore rêver d’éviter le funeste destin de Karlsruhe (quasi condamné avec 23 points à deux journées du terme).

(1) : Hostiles à verser le moindre cent aux dirigeants d’Alkmaar pour le transfert de van Gaal, le board munichois semble s’y être résolu (entre 2 et 5 Md’€). Cette décision laisse peut-être présager qu’ils se sont fait à l’idée de perdre Franck Ribéry et donc d’empocher le pactole de l’été. Tout à coup, le montant dû à Alkmaar deviendrait quelque peu dérisoire.

Samedi 16 mai (15h30) jour 33/34 :

Bayern Munich (2) - Hoffenheim 1899 (7)

Vfl Bochum (15) - Eintracht Francfort (14)

Hertha Berlin (3) - Schalke 04 (8)

Hanovre 96 (11) - Vfl Wolfsburg (1)

Borussia Moenchengladbach (14) -Bayer Leverkusen (9)

Borussia Dortmund (6) - Bielefeld (16)

Vfb Stuttgart (4) - Energie Cottbus (17)

Gerben Karstens




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