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« Buffon était un président très discret »

Parti très jeune en Angleterre, Eddy Gnahoré a fréquenté la génération Pogbia/Kondogbia avec les U18 français avant de se perdre en route. Ce jeune milieu de terrain a relancé sa carrière en D3 italienne, à la Carrarese.

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Salut Eddy. Alors, comment t’es-tu retrouvé si jeune à Manchester City ?
Après avoir fréquenté le centre de formation de Paris, j’ai été repéré par Châteauroux à la suite d'une détection, j’y vais alors que je n’ai que 14 ans. Six mois plus tard, me voilà déjà à Manchester City. C’était leur façon de faire pour devancer la concurrence. On m’a mis dans une famille d’accueil en attendant mes 16 ans pour signer un vrai contrat. J’ai su bien après que j’étais dans une situation plus ou moins irrégulière, ça m’étonnerait vraiment qu’ils procèdent encore de cette façon.

Et l’intégration ?
Cette famille ne parlait qu’anglais, d’ailleurs, ce n’est pas comme si les British connaissaient d’autres langues, hein. Mais c’est bien, ça m’a permis de faire de suite de gros progrès, parce que la langue de Shakespeare et moi, ça faisait 50 ! J’ai pris beaucoup de cours privés, et je suis même allé au lycée, dans une section sports, j’en suis sorti avec un genre de diplôme de coach après deux années.

En 2011, tu files à Birmingham City, ils te proposaient quoi de mieux ?
Un contrat de cinq ans, avec possibilité de jouer en équipe première en Premier League. Manchester, c’était très bien, mais j’avais conscience que c’était compliqué de percer avec toutes les stars qu’il y a. Il doit y avoir un joueur qui sort de l'Academy sur cinq générations.

Tu fais tes débuts pros en janvier 2012, c’était prévu ?
Oui, je le sentais venir, j’avais été convoqué plusieurs fois, mais j’étais 21e et finissais en tribunes. En Cup, contre Wolverhampton, j’étais sur le banc, et le tour suivant, contre Sheffield, à 4-0 pour nous, le coach me regarde, et là j’ai compris que c’était la bonne.

C’est à peu près la période où tu fréquentes les U18 français, non ?
Juste un peu avant, c’était la génération championne du monde U20. Le match que j’ai joué, j’étais aligné au milieu de terrain avec Kondogbia et Pogba ! On s’entendait bien, mais on s’est perdu de vue depuis.

Et là, bim, la sale blessure…
Un mois après mes débuts, j’étais crevé, je me fais les croisés sur un changement de direction. À mon retour, tout le staff avait changé. Le nouveau coach, Lee Clark, m’a fait comprendre qu’il ne voulait plus de moi et que je devais trouver autre chose. Je finis tout de même la saison et l’été 2013, je résilie mon contrat sur conseil de mon agent.

Alors qu’il te restait encore trois années ?
Je n’étais pas forcément chaud pour m’en aller, le foot ça va vite, Lee Clarke se fait virer, un nouveau coach et voilà, ça repart. Mais j’ai appris qu’on avait offert de l’argent à mon agent pour qu’il me convainque de résilier mon bail.

On imagine qu’il t’avait proposé quelque chose.
Selon lui, Troyes était prêt à m’embaucher, j’arrive là-bas, personne ne me connaissait ! Heureusement, Claude Robin, le directeur du centre de formation (nouveau coach de l'ESTAC, ndlr) me dit : « Bah, maintenant que t’es là, je vais te voir avec la réserve, mais si tu n’as pas le niveau, tu repars chez toi. » Aucun problème, c’était réglo. Je leur plais tellement que je finis avec les pros, j’ai parlé avec Furlan, ça semblait être fait. Ayant atteint leur quota de contrats pros, ils m’avaient proposé une autre formule d’un an, démarche que je comprenais tout à fait. Je recherchais la stabilité et à bosser, le vrai contrat, je l’aurais eu au mérite. On devait me rappeler dans la semaine, je rentre, les jours passent, après deux semaines on m’a dit de revenir, je reste encore deux semaines. De nouveau de retour chez moi, et là plus rien, l’agent ne répondait plus à mes appels. Ce mec, j’ai bloqué son numéro, c’est terminé.


Tu t’es fait enfler, quoi…
Un autre agent me contacte pour me proposer ses services et me demande pourquoi je n’ai pas accepté ce que Troyes m’avait proposé, à ne plus rien comprendre ! Je pense que l’autre a dû poser problème pour sa commission, voilà tout. C’est là que je regrette de ne pas être resté avec la personne qui me suivait quand j’étais tout jeune, elle aurait su beaucoup mieux m’aiguiller.

2013-14, c’est la saison blanche.
J’ai fait d’autres essais avec les réserves de Saint-Étienne et l’OM, mais pour un 93, c’était difficile, j’avais deux ans de plus que les autres. J’ai aussi reçu une offre de Kansas City, mais je préférais donner la priorité à l’Europe.

Comment atterris-tu en Italie ?
J’étais chez moi, à Savigny, dans le 91, je ne faisais plus grand-chose. En avril 2014, un agent italien me propose de venir chez lui à Pistoia, à côté de Florence, pour me remettre à niveau physiquement et faire des essais ensuite. J’ai accepté de suite, j’ai bossé et repris du poil de la bête. Je suis passé à la Carrarese qui m’a proposé un bail de deux ans. Ce n’est pas le contrat de ma vie, c’est de la D3 italienne, mais le salaire était vraiment secondaire.

Tu n’as pas pensé à arrêter durant ton année de chômage ?
À aucun moment, j’avais toujours gardé espoir !

Gigi Buffon président, ça donne quoi ?
Il était très discret, je l’ai vu une fois en début de la saison passée. De temps en temps, il envoyait des vidéos pour nous souhaiter joyeux Noël ou ce genre de choses. Mais il suivait les matchs sur Internet et donnait des conseils au directeur sportif. C’est un enfant de Carrare, il y tenait beaucoup.


Tenait ?
Oui, il a revendu 70% de ses parts il y a quelques mois, probablement parce qu’il perdait trop d’argent (le nouvel actionnaire majoritaire est en train d’amener le club vers la faillite, ndlr).

Après 18 mois, tu es désormais incollable sur les termes tactiques italiens ?
Incollable, c’est un grand mot, mais ça commence à bien rentrer. C’est totalement différent du foot anglais, mais ça me convient, les joueurs ont une bonne mentalité, ils posent le jeu. En fait, pour avoir le style parfait, il faudrait le sens de la stratégie italien et le brin de folie anglais.

Tu as bien repris là, tu as même planté trois buts.
L’année dernière, c’était ma première saison pro, le coach m’a beaucoup fait confiance, ça a donné une année bien pleine, même si les débuts étaient très compliqués physiquement. À chaque fois que je pensais être à niveau, je me rendais compte que j’étais encore très loin. Cette saison, ça paye enfin.


Un match sur deux, c’est un derby toscan.
Ça n’arrête pas, la quasi-moitié des équipes du groupe B sont de Toscane. Le match contre Pise de Gattuso, c’était chaud, je n’ai jamais vu le stade aussi plein. En plus, les erreurs arbitrales ont rajouté de la tension.

As-tu eu l’occasion d’aller faire un tour dans les carrières de marbre ?
Pas encore, l’an dernier, j’ai refusé, ça me m’intéressait pas trop. En fait, le club organise des sorties deux, trois fois par an. On monte dans une jeep et un spécialiste nous fait faire le tour. La prochaine fois, j’irai !

Tu es également au nord de la Versilia, un coin très VIP.
Oui, vers Forte dei Marmi, un peu plus bas. Je suis allé une fois avec mon agent, mais ça ne me dit trop rien. Je préfère rester à la maison me reposer avec la famille. Je suis marié, j’ai un enfant, j’ai 22 ans, mais j’ai une vie de papa et c'est très bien comme ça.

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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