B.Trémoulinas : « Je suis dans la réflexion »

Benoît Trémoulinas s'est affirmé au sein de la défense bordelaise, au point d'en être devenu un titulaire indiscutable la saison dernière (7 passes décisives, 2 buts en L1), ainsi qu'un sérieux prétendant à la succession des cadres en Équipe de France. Mais à l'entame de la nouvelle édition, le latéral gauche pourrait bien se faire la belle à l'étranger.

0 0
Après la fin de saison difficile des Girondins, qu'as-tu fait ?


Je suis parti en vacances à Barcelone, à La Réunion, puis à Paris ; Barcelone avec des amis pour faire la fête et décompresser, La Réunion avec mon frère pour voir la famille et Paris, pour voir d'autres amis.

As-tu suivi la Coupe du Monde dans ton périple ?


Oui... D'un point de vue général, au niveau des poules, ce n'était pas un très grand spectacle, on n'a pas vu beaucoup de jeu. En huitièmes de finale, cela s'est décanté un peu, avec plus de jeu, de buts et de suspense.



Quel regard portes-tu sur le vainqueur, l'Espagne ?


Logique !



Et sur l'Équipe de France ?


J'étais supporter, donc déçu que cela se passe comme ça. Mais ça peut arriver... Il va falloir rebondir.

Que penses-tu de l'omerta ou des déclarations mitigées de certains joueurs ?


S'ils veulent faire un discours de langue de bois, ils le feront, et s'ils veulent dire des choses, ils le feront aussi ! Il n'y a pas à dicter ce que l'on doit faire... Ils sont assez grands. C'est leur choix. Il faut le respecter, c'est tout.

Justement, dans un avenir proche et notamment en août, face à la Norvège, en amical, tu pourrais rejoindre le groupe...


Le sélectionneur peut me convoquer... On verra. Nous sommes beaucoup de joueurs à espérer être appelés.

En sachant que peu d'autres championnats majeurs auront repris la compétition, Laurent Blanc pourrait faire appel à des éléments évoluant prioritairement en France...


Je ne sais pas comment il va fonctionner, vu qu'il s'est passé beaucoup de choses... Mais cela peut-être une opportunité.

A Bordeaux, l'après Laurent Blanc a déjà commencé. Comment le vis-tu, au sortir d'une semaine intensive de stage à Anglet, sous la houlette de Jean Tigana ?


Je vais très bien, je suis en pleine forme, même si ce stage, c'est vrai, a été costaud physiquement. Après, Jean Tigana, je ne le connais pas du tout... Je n'ai aucune impression, même si j'ai vu quelques images, comme tout le monde. Je sais que c'est un joueur qui a marqué le club (1981-1989), et un entraîneur qui a gagné des titres partout où il est passé. Il va falloir qu'il impose ses ambitions. Laurent Blanc a beaucoup marqué lors de son passage ici, donc, je pense que c'est un challenge pour nous tous de redémarrer ce nouveau cycle, et ce, tant pour l'entraîneur que pour les joueurs.



En termes de discours (Tigana-Pavon), cela ressemble-t-il à ce que tu as connu avec le duo Blanc-Gasset ?


Disons que c'est un peu différent. Jean Tigana prime plus sur la rigueur, tandis que Michel fait le tampon entre les joueurs et le coach. Pour l'instant, il n'y a aucun enseignement à tirer, puisque c'est le début de saison. On verra dès le tournoi de Paris (31 juillet-1er août), lorsque les choses sérieuses vont commencer.

Des joueurs sont partis, mais toi, tu es resté, en dépit d'un intérêt du Bayern Munich notamment...


Je pense que l'on a encore le temps pour prendre connaissance de tout ça... Je crois que le petit problème, ici, c'est qu'on ne dispute pas la Ligue des Champions. Et pour avoir une progression constante, c'est bien de jouer les compétitions européennes. Le groupe et son ossature sont toujours là, mais il va vite falloir savoir quels sont les joueurs qui restent et ceux qui partent. C'est pour cela que pour l'instant, je suis dans la réflexion. On voit très bien que le marché des transferts est calme en raison de la crise économique, mais je pense que lorsqu'un club dégoupillera (sic), tout va se lancer.

Personnellement, as-tu eu des contacts ?


Il y en a toujours, oui. Il faut savoir les ambitions du club (Bordeaux), s'il y a des départs et s'il recrute...

Cela peut-il donc influer sur ton choix de rester ou non ?


Oui, bien sûr. Il faut que l'on affiche nos ambitions, parce que sans compétitions européennes, chose importante pour la progression d'un joueur au plan international, ça peut être déterminant. Si l'on aspire à aller haut, il faut jouer de grandes compétitions, ou le haut du tableau.

Tu es inquiet ?


Ce n'est pas inquiétant, mais il ne faut pas trop tarder. J'ai entendu le président (Jean-Louis Triaud) dire qu'il n'était pas chaud pour recruter un attaquant. Il faut voir...

Quels sont tes objectifs pour la nouvelle saison ?


Jouer le plus de matches possibles et essayer, si mon avenir est à Bordeaux, de se qualifier pour la Ligue des Champions, un objectif important pour le club.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 0